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Peines alternatives : la DGAPR réfute toute improvisation
Le Délégué général à l'Administration pénitentiaire et à la réinsertion, Mohamed Saleh Tamek.
Face à des ’’informations erronées’’ relayées par des sites électroniques, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a apporté, lundi à Rabat, des clarifications sur la mise en œuvre de la loi 43.22 relative aux peines alternatives.
Une loi mal comprise par certains médias
Depuis l’entrée en vigueur de la loi 43.22 sur les peines alternatives, plusieurs supports électroniques ont diffusé des informations jugées inexactes ou incomplètes. La DGAPR a tenu à rectifier : il ne s’agit pas d’une application improvisée ou inaboutie, mais d’un processus encadré par des mesures concrètes. En tant qu’institution légalement investie de la mission de suivi de ces peines, la Délégation, affirme la DGAPR, a mobilisé ses moyens humains et logistiques, tout en installant des services spécialisés pour accompagner cette réforme.
La mise en place d’outils concrets
Parmi les dispositifs déjà opérationnels figure, selon la Délégation générale, une plateforme nationale de surveillance électronique, accompagnée de bracelets prêts à l’emploi pour le suivi des condamnés concernés. Ces mesures visent à garantir le sérieux et l’efficacité de l’exécution des peines alternatives. La DGAPR souligne que ce déploiement ne se limite pas à la surveillance électronique : d’autres formes de peines, nécessitant une coordination intersectorielle, sont également à l’étude et en cours de mise en œuvre progressive.
Une coordination encore en phase d’ajustement
La Délégation générale précise toutefois que le calendrier a été influencé par la coïncidence de l’entrée en vigueur de la loi avec la période estivale. Les vacances d’été dans plusieurs départements concernés ont retardé l’élaboration des conventions et cadres de coopération nécessaires. Malgré ces contraintes, des réunions successives ont eu lieu avec la majorité des partenaires institutionnels pour définir les modalités pratiques de mise en œuvre.
La DGAPR affirme qu’elle œuvrera dans les prochains jours à accélérer la coordination avec l’ensemble des secteurs concernés afin d’aboutir à une application effective et complète des peines alternatives. L’objectif est clair : garantir un dispositif équilibré, transparent et conforme aux ambitions de la réforme pénale.