Sahara, coopération et espace : les États-Unis réaffirment leur position et élargissent leur partenariat avec le Maroc

Sahara, coopération et espace : les États-Unis réaffirment leur position et élargissent leur partenariat avec le Maroc

Le secrétaire d’État adjoint a rappelé que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur ce territoire. Il a également confirmé le soutien de son pays à la proposition marocaine d’autonomie, qualifiée de solution sérieuse, crédible et réaliste.

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Les États-Unis ont réaffirmé à Rabat leur reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara et leur soutien à l’initiative d’autonomie comme base unique de règlement du différend. Cette position a été exprimée lors de la visite du secrétaire d’État adjoint Christopher Landau, marquée par des entretiens avec Nasser Bourita et Aziz Akhannouch, ainsi que par la signature des Accords d’Artemis par le Maroc. Les échanges ont également porté sur le renforcement du partenariat stratégique, notamment dans les domaines économique, sécuritaire et spatial.

Une position américaine réitérée sur le Sahara

La visite à Rabat du responsable américain Christopher Landau a été l’occasion pour Washington de réaffirmer sa position sur la question du Sahara. Lors d’un point de presse à l’issue de ses entretiens avec Nasser Bourita, le secrétaire d’État adjoint a rappelé que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur ce territoire. Il a également confirmé le soutien de son pays à la proposition marocaine d’autonomie, qualifiée de solution sérieuse, crédible et réaliste.

Cette initiative est présentée par les autorités américaines comme l’unique base d’une solution juste et durable au différend. Les discussions entre les deux parties ont ainsi permis de réaffirmer une convergence de vues sur les paramètres de règlement, dans un cadre aligné sur les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment la résolution 2797.

Le responsable américain a également insisté sur la nécessité de parvenir à une solution politique dans des délais raisonnables, estimant que la situation ne peut se prolonger indéfiniment. Dans ce contexte, les États-Unis ont réitéré leur engagement à œuvrer avec les Nations unies et les différentes parties concernées pour faire avancer le processus.

Par ailleurs, Christopher Landau a évoqué le soutien de Washington aux entreprises américaines souhaitant investir dans les provinces du sud du Maroc. Cette orientation s’inscrit dans une logique d’accompagnement du développement économique local et de renforcement des échanges bilatéraux.

Des relations bilatérales consolidées au plus haut niveau

La visite du responsable américain s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation des relations entre Rabat et Washington. Reçu par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, Christopher Landau a participé à des échanges axés sur le renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays.

Les discussions ont porté sur les moyens de développer davantage la coopération économique, commerciale et d’investissement. Les deux parties ont notamment mis en avant les opportunités existantes dans plusieurs secteurs, tels que les énergies renouvelables, l’agriculture, le tourisme et l’hydrogène vert.

Le Maroc a également été présenté comme une plateforme potentielle pour les investissements américains en Afrique, en raison de sa position géographique et de ses accords économiques. Cette dimension africaine du partenariat a été soulignée comme un axe de développement commun.

Les mécanismes de coopération existants, notamment à travers la Millenium Challenge Corporation et l’International Development Finance Corporation, ont été évoqués comme des instruments structurants du partenariat. Les échanges ont également abordé les initiatives dans le domaine social, en particulier dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Au-delà des aspects économiques, les responsables ont rappelé la profondeur historique des relations entre les deux pays, remontant au traité de paix et d’amitié signé en 1787. Cette continuité est présentée comme un facteur de stabilité dans les relations bilatérales.

Une coopération sécuritaire et économique élargie

Lors de ses déclarations, Nasser Bourita a souligné que les États-Unis constituent un allié politique et un partenaire stratégique pour le Maroc dans de nombreux domaines. Il a mis en avant la diversité de la coopération bilatérale, qui couvre aussi bien les questions politiques que sécuritaires et économiques.

Les deux pays maintiennent un dialogue régulier à différents niveaux, avec une concertation sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux. Cette coordination s’inscrit dans une volonté commune de contribuer à la stabilité régionale.

Sur le plan sécuritaire, le ministre a évoqué la tenue de la 28e édition des exercices militaires African Lion, considérés comme les plus importants du continent africain. Ces manœuvres illustrent la coopération opérationnelle entre les deux pays et leur engagement en matière de sécurité.

Au niveau économique, les échanges commerciaux entre le Maroc et les États-Unis ont connu une croissance significative depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange. Le Maroc demeure à ce jour le seul pays africain lié à Washington par un tel accord, ce qui lui confère une position particulière dans les relations économiques transatlantiques.

Par ailleurs, le Maroc a annoncé son adhésion à l’initiative Trade Over Aid, lancée par les États-Unis, qui vise à privilégier les échanges commerciaux comme levier de développement. Cette orientation est présentée comme compatible avec les priorités du Royaume en matière de coopération internationale.

Une alliance qui s’étend au domaine spatial

La visite de Christopher Landau a également été marquée par un élargissement du partenariat bilatéral au secteur spatial. Le Maroc a en effet signé les Accords d’Artemis, rejoignant ainsi un cadre international dédié à l’exploration spatiale civile.

Ces accords, initiés par les États-Unis en 2020, définissent un ensemble de principes visant à encadrer les activités spatiales de manière pacifique et collaborative. Ils reposent notamment sur la transparence, le partage des données scientifiques, l’assistance mutuelle et le respect du droit international.

En devenant le 64e signataire de ces accords, le Maroc s’engage à participer à une coopération internationale en matière d’exploration spatiale durable. Cette adhésion a été saluée par le Département d’État américain, qui y voit un indicateur de la solidité de l’alliance entre les deux pays.

Christopher Landau a déclaré que les États-Unis se réjouissent de voir leur partenariat avec le Maroc s’étendre à l’espace. Cette évolution est présentée comme une nouvelle étape dans les relations bilatérales, traduisant une diversification des domaines de coopération.

La signature des Accords d’Artemis ouvre ainsi la voie à de nouvelles perspectives, notamment dans les domaines scientifiques et technologiques. Elle illustre également l’intégration du Maroc dans des initiatives internationales liées aux enjeux émergents de l’exploration spatiale.

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