Sécurité nationale, innovation, sport et proximité, ce que le JPO de la DGSN donnent à voir – Par Hassan Zakariaa

Sécurité nationale, innovation, sport et proximité, ce que le JPO de la DGSN donnent à voir – Par Hassan Zakariaa

Grande vedette de cette édition : AMANE, la première patrouille intelligente développée par la DGSN. Fruit du travail de l’équipe de Youness Kerbid , l -e véhicule est présenté comme un concentré de technologie et d’intelligence artificielle, elle est capable de lire les plaques d’immatriculation en temps réel, de reconnaître les visages, de surveiller une zone à 360 degrés grâce à des caméras embarquées et un drone intégré.

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À El Jadida, la 6e édition des Journées Portes Ouvertes de la DGSN est une vitrine d’une sûreté nationale qui se veut résolument tournée vers l’avenir. Entre les défis de la cybersécurité, les exigences d’une sécurité sportive des grans-ds rendez-vous internationaux, les innovations technologiques comme la patrouille intelligente AMANE, ou encore la proximité avec les citoyens par la police montée, la DGSN offre l’image d’un engagement total pour la sécurité d’un Maroc et des Marocains. Hassan Zakariaa raconte sa journée JPO.

Une police face aux rendez-vous sportifs mondiaux

En ligne de mire : la CAN 2025 et la Coupe du Monde 2030. Pour Hassan Bouzidi, chef de la division de la Sécurité sportive, les enjeux sont clairs : sécuriser des événements de masse tout en prévenant les risques modernes. À l’occasion d’une conférence organisée durant les JPO, il a affirmé que le Maroc dispose de toutes les capacités pour affronter cybermenaces et troubles à l’ordre public lors des compétitions internationales.

Pour cela, drones, caméras intelligentes, centres de commandement interconnectés et gestion segmentée des flux de supporters (équipes, VIP, journalistes, personnes à mobilité réduite) forment le socle de cette stratégie. Le Maroc n’avance pas seul : l'organisation du Mondial aux côtés de l’Espagne et du Portugal impose une coordination sécuritaire transfrontalière.

Du côté de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), Mouad Hajji, coordinateur général, a réaffirmé la volonté de la Fédération de garantir des stades sûrs et adaptés aux standards internationaux : billetterie électronique, numérotation des places, modernisation des infrastructures, surveillance renforcée. Le message est limpide : sans sécurité, pas de spectacle, et encore moins de légitimité internationale.

 Cybercriminalité : un engagement total

À quelques mètres de là, un autre champ de bataille se dessine : celui du numérique. Le stand dédié à la lutte contre la cybercriminalité attire un public nombreux. Leïla Zouine, cheffe du service de la criminalistique numérique, y explique les défis : extorsion sexuelle, vols de données, fake news, propagande extrémiste. La plateforforme, lancée en 2024, permet déjà aux citoyens de signaler tout contenu criminel en ligne. Résultat : 17 000 signalements traités.

Des ateliers interactifs permettent aux visiteurs de tester leurs réflexes en cybersécurité. L’objectif est clair : forger une culture numérique responsable et prévenir les abus qui prolifèrent dans un monde de plus en plus connecté.

AMANE, la patrouille du futur

Grande vedette de cette édition : AMANE, la première patrouille intelligente développée par la DGSN. Présentée comme un concentré de technologie et d’intelligence artificielle, elle est capable de lire les plaques d’immatriculation en temps réel, de reconnaître les visages, de surveiller une zone à 360 degrés grâce à des caméras embarquées et un drone intégré.

Fruit du travail de l’équipe de Youness Kerbid, ce véhicule marque une étape décisive dans la modernisation des services de police. Il sera bientôt déployé lors de grands événements sportifs, avant une généralisation progressive dans les zones urbaines. C’est aussi la preuve que la souveraineté technologique peut se construire en interne, à partir d’un vivier national de compétences.

Les chiens policiers à la rescousse

Plus discrets mais tout aussi efficaces, les chiens policiers sont aussi mis à l’honneur. La race *aint-Hubert, originaire de Belgique, a été introduite dans les unités cynotechniques pour la recherche de personnes disparues. Dotée d’un flair hors du commun, cette race est déjà en phase d’entraînement au centre de Rabat. Objectif : renforcer les opérations de sauvetage, mais aussi la sécurité lors de manifestations publiques.

Les visiteurs découvrent également le rôle essentiel des chiens dans la détection de drogues, de faux billets, d’armes, ou encore d’explosifs. Une arme invisible mais précieuse dans le dispositif global de sûreté.

La police montée : entre tradition et modernité

La DGSN ne mise pas uniquement sur la technologie. Elle valorise aussi la proximité et la présence sur le terrain. C’est le cas de la police montée, très visible lors des événements culturels, dans les forêts urbaines ou sur les plages. Le chef de la division équestre, Mohammed Bouhallouch, insiste : le cheval reste un allié fiable, agile, respectueux de l’environnement et parfaitement adapté à des zones difficiles d’accès.

L’école de cavalerie de la DGSN forme ces binômes homme-cheval. Elle enseigne autant la maîtrise technique que l’attention au bien-être animal. Ferrage, soins vétérinaires, alimentation, dressage : rien n’est laissé au hasard.

Une institution au service de la Nation

Le message central des JPO 2025 que le DGSN veut adresser est celui d’une police connectée à ses citoyens. Le slogan « Fiers de servir une Nation millénaire et un Trône glorieux » n’est pas qu’un mot d’ordre : c’est une ligne de conduite. À travers des stands pédagogiques, des démonstrations tactiques, des ateliers numériques, la DGSN s’expose, s’explique, et partage.

Les visiteurs – enfants, familles, chercheurs, journalistes – découvrent non seulement les outils de la sécurité, mais aussi les femmes et les hommes qui l’incarnent. Une démarche d’ouverture essentielle à l’heure où la confiance entre institutions et citoyens devient un enjeu démocratique majeur.

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