Solution à deux États en Palestine : Rabat met garde contre le délitement des référentiels internationaux

Solution à deux États en Palestine : Rabat met garde contre le délitement des référentiels internationaux

Le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser Bourita a rappelé que l’engagement du Maroc pour la Palestine est à la fois diplomatique et concret. En tête de cet engagement : le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al Qods, dont l’action articule soutien sur le terrain – via l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif – et leadership politique en faveur d’une solution durable.

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Rabat a accueilli la 5e réunion de l’Alliance globale pour la mise en œuvre de la solution à deux États, dans un contexte dramatique de guerre à Gaza. Un rendez-vous décisif, coorganisé avec les Pays-Bas, qui confirme le rôle moteur du Maroc et ravive l’espoir d’une paix durable au Moyen-Orient.

Un consensus international réaffirmé à Rabat

Sous le thème « Maintenir la dynamique du processus de paix : leçons tirées, réussites et perspectives », la 5e réunion de l’Alliance globale pour la solution à deux États a réuni mardi à Rabat une cinquantaine de pays et organisations internationales. Objectif : redonner souffle à une solution politique, en relâche depuis des années, et faire face à l’escalade des violences en Palestine.

Pour la ministre palestinienne Varsen Aghabekian Shahin, cette rencontre incarne un moment d’unité internationale et une volonté de briser l’inertie face à l’impasse actuelle. Coorganisée avec les Pays-Bas, après Riyad, Bruxelles, Oslo et Le Caire, cette cinquième étape de l’Alliance globale symbolise une coalition renouvelée autour d’un projet : deux États, un avenir commun.

L’engagement du Maroc pour la Palestine

Le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser Bourita a rappelé que l’engagement du Maroc pour la Palestine est à la fois diplomatique et concret. En tête de cet engagement : le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al Qods, dont l’action articule soutien sur le terrain – via l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif – et leadership politique en faveur d’une solution durable.

  1. Bourita a mis en garde contre le délitement des référentiels internationaux et appelé à leur consolidation, des accords d’Oslo à la conférence de Madrid, en passant par les résolutions de l’ONU. Le ministre a aussi rappelé le soutien constant du Maroc à l’Autorité palestinienne, considérée comme interlocuteur légitime et pivot de la paix.

Une alliance élargie et engagée

Le soutien au processus ne se limite pas à la sphère arabe. Jean-Noël Barrot (France), Tanja Fajon (Slovénie), José Manuel Albares (Espagne), Espen Barth Eide (Norvège) et Christiaan Rebergen (Pays-Bas) ont appelé à une mobilisation collective urgente.

Tous ont souligné le besoin d'un cessez-le-feu durable, de l’acheminement d’aide humanitaire et du soutien aux institutions palestiniennes. La construction d’une économie robuste, le financement de l’UNRWA et l’unité de gouvernance palestinienne figurent parmi les priorités.

La Ligue arabe, par la voix de Hossam Zaki, a rappelé que la solution à deux États est le socle de l’Initiative de paix arabe. Le ministre bahreïni Al Zayani a ajouté que ce processus est à la fois obligation morale, politique et humanitaire.

Rendez-vous à New York

Cette rencontre de Rabat se veut tremplin vers la conférence de haut niveau qui se tiendra en juin 2025 aux Nations unies, coprésidée par la France et l’Arabie Saoudite. Les recommandations politiques adoptées seront intégrées à cette prochaine phase.

Les partenaires ambitionnent de structurer une plateforme de projets tangibles et de mesures programmées. Le tout inscrit dans une vision unifiée et fondée sur des référentiels clairs, loin des slogans abstraits.

L’Alliance globale a permis à la diplomatie marocaine à montrer son efficacité et à gagner en crédibilité pour sa capacité à parler aux deux camps. Rabat est l’un des rares acteurs à pouvoir accueillir une telle rencontre, et à même de faire le lien entre monde arabe, Afrique, Europe et puissances occidentales.

Comme l’a souligné Christiaan Rebergen, la coprésidence maroco-néerlandaise incarne un pont symbolique et diplomatique entre les continents. Cette posture transversale est essentielle à la résolution d’un conflit qui ne pourra être dénoué sans convergence globale.

 

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