Un policier marocain porte plainte contre Jaboroot pour de fausses accusations en ligne

Un policier marocain porte plainte contre Jaboroot pour de fausses accusations en ligne

Le directeur général di pôle DGSN/DGST, Abdellatif Hammouchi

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Rabat – Pris pour cible par de fausses accusations relayées sur les réseaux sociaux, un fonctionnaire de police a saisi la justice afin de défendre son honneur et sa réputation indique dans un communiqué de la DGSN-DGST qui assure son accompagnement juridique et rappelle le principe de protection de l’État garanti à ses agents.

Une plainte déposée auprès du Procureur général

Le fonctionnaire de police (A.N.) a déposé une plainte auprès du Procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca. Cette démarche fait suite à des allégations mensongères diffusées par un compte sur les réseaux sociaux intitulé « Jabaroot ». Selon un communiqué du Pôle DGSN-DGST, ce compte aurait attribué au plaignant des crimes fictifs, allant jusqu’à usurper ses données personnelles, dont son numéro de téléphone.

La plainte met en avant plusieurs infractions prévues et punies par la loi : dénonciation de crimes inexistants, diffamation, injures et propagation de fausses informations. Des accusations graves qui, selon le plaignant, ont visé à porter atteinte à son image, à son intégrité et à celle de sa famille.

Le principe de protection de l’État appliqué

Le Pôle DGSN-DGST a annoncé sa décision d’assurer au fonctionnaire concerné un accompagnement judiciaire complet. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du principe de « protection de l’État » inscrit dans le statut des fonctionnaires de la Sûreté Nationale. Elle garantit aux agents la couverture légale et institutionnelle lorsque ceux-ci sont la cible d’actes criminels en lien avec leurs fonctions.

Il est précisé que le fonctionnaire mis en cause est chargé de missions administratives et n’a jamais exercé de responsabilités opérationnelles ou de terrain. Il a donc été particulièrement surpris de voir son nom associé à des faits inventés de toutes pièces et relayés sur la base de faux documents.

Une enquête judiciaire attendue

Dans sa plainte, le policier a sollicité du Procureur général du Roi l’ouverture d’une enquête judiciaire. Objectif : identifier les personnes ou groupes à l’origine de l’usurpation de son identité et de la diffusion des accusations fallacieuses. Il demande également que soient poursuivies toutes les personnes ayant participé, sciemment, à cette campagne de dénigrement.

Cette affaire illustre les dérives possibles de l’utilisation des réseaux sociaux, lorsque ceux-ci deviennent des instruments de diffamation et de manipulation. Elle pose aussi la question de la protection renforcée des citoyens exposés à des attaques numériques ciblées.

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