Santé
Sécurité sanitaire des aliments : quand la science devient un rempart pour la santé publique
Avec l’arrivée de l’été, la vigilance doit être renforcée. « La chaleur favorise la prolifération des bactéries et agents pathogènes. La rupture de la chaîne du froid ou une mauvaise manipulation des aliments peuvent transformer un repas en source de contamination ,
Quid avec MAP
La Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments, célébrée chaque 7 juin, met cette année la science à l’honneur. De la recherche fondamentale aux pratiques industrielles, en passant par la réglementation et l’information des consommateurs, la salubrité alimentaire repose sur des fondements scientifiques essentiels. Un enjeu crucial, alors que des millions de personnes dans le monde continuent de subir les conséquences d’aliments contaminés. Au Maroc, autorités, experts et associations se mobilisent pour renforcer les dispositifs de prévention. Mais chaque année, selon la FAO, 600 millions de personnes dans le monde contractent des maladies d’origine alimentaire, causant environ 420.000 décès évitables.
La science, colonne vertébrale de la sécurité alimentaire
« La science en action pour une alimentation sûre » : le thème retenu cette année par les Nations unies rappelle combien la recherche scientifique irrigue l’ensemble de la chaîne alimentaire. Depuis l’évaluation des risques jusqu’à l’élaboration des normes de qualité, en passant par la surveillance des contaminants, chaque décision visant à protéger le consommateur repose sur des données rigoureusement établies.
Au Maroc comme ailleurs, cette approche scientifique guide l’action des pouvoirs publics. Les autorités s’appuient sur les avancées de la recherche pour fixer les seuils de tolérance, contrôler les denrées en circulation et évaluer les nouvelles menaces. « Sans une application méticuleuse de la science, il serait impossible de garantir la sécurité des produits alimentaires », rappelle le nutritionniste Mohamed Adahchour.
Les entreprises agroalimentaires intègrent elles aussi ces principes pour maintenir des standards élevés, tandis que les consommateurs peuvent aujourd’hui s’informer via des applications et outils numériques, leur permettant de mieux choisir les produits conformes aux recommandations nutritionnelles.
Mobilisation croisée : autorités, experts et société civile en première ligne
Au Maroc, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et la Fédération nationale des associations du consommateur (FNAC) travaillent de concert pour renforcer la vigilance. « Nous menons des campagnes de sensibilisation et procédons à des signalements formalisés, en cas de viande avariée, de produits périmés ou impropres à la consommation », souligne Ouadihe Madih, président de la FNAC.
Ces actions complètent les contrôles sanitaires opérés tout au long de la chaîne alimentaire. Mais la vigilance reste de mise : chaque année, selon la FAO, 600 millions de personnes dans le monde contractent des maladies d’origine alimentaire, causant environ 420.000 décès évitables — dont une large proportion touche les enfants et les populations vulnérables.
Avec l’arrivée de l’été, la vigilance doit être renforcée. « La chaleur favorise la prolifération des bactéries et agents pathogènes. La rupture de la chaîne du froid ou une mauvaise manipulation des aliments peuvent transformer un repas en source de contamination », prévient Dr. Adahchour. Produits laitiers, viandes, poissons ou plats préparés mal conservés figurent parmi les catégories les plus sensibles.
Une vigilance de tous les instants pour prévenir les crises sanitaires
Sept ans après la proclamation de cette Journée internationale, la sécurité sanitaire des aliments reste une préoccupation majeure. Les autorités doivent lui accorder une attention continue et non conjoncturelle, car la santé publique ne tolère aucun relâchement. Chaque incident lié à des aliments insalubres peut en effet déclencher des crises sanitaires d’ampleur, et parfois même des urgences internationales.
Au quotidien, l’adoption de comportements responsables par tous les acteurs — producteurs, distributeurs et consommateurs — demeure le meilleur rempart. Circuits de distribution fiables, respect strict des règles d’hygiène, information des publics : autant de leviers indispensables pour bâtir une culture de la sécurité alimentaire, au service de la santé de tous.