DGSN 2025 : une sécurité en transformation, entre modernisation, proximité et rétablissement de la confiance citoyenne

DGSN 2025 : une sécurité en transformation, entre modernisation, proximité et rétablissement de la confiance citoyenne

À travers ce bilan annuel, la Direction générale de la sûreté nationale entend réaffirmer son engagement en faveur d’une police moderne, professionnelle et citoyenne, au service de la sécurité, de la confiance et du développement du Maroc

1
Partager :

L’année 2025 marque une étape décisive dans la trajectoire de modernisation de la Direction générale de la sûreté nationale. Dans son bilan annuel la DGSN retrace son processus de réforme globale mêlant transition numérique, renforcement des infrastructures, professionnalisation des ressources humaines et ouverture sur la société. Elle veut affirmer ainsi une vision intégrée de la sécurité publique. Une sécurité pensée à la fois comme service de proximité, pilier de la stabilité nationale et levier de confiance entre l’institution policière et les citoyens, tout en préparant les grands défis sécuritaires de demain.

Une vision globale de la sécurité publique

L’année 2025 a été caractérisée par la poursuite d’une nouvelle génération de réformes structurelles visant à consolider la sécurité de la patrie et des citoyens. La DGSN a mis l’accent sur l’intégration des nouvelles technologies dans les services publics de police, la modernisation des infrastructures sécuritaires et l’amélioration des conditions de travail des fonctionnaires de la sûreté nationale. Cette approche globale vise à renforcer l’efficacité opérationnelle des plans sécuritaires tout en répondant aux attentes croissantes des citoyens en matière de sécurité, de proximité et de transparence.

Le rapport annuel revient également sur les principaux projets programmés pour l’année 2026, dans une logique d’anticipation et de continuité, traduisant la volonté de l’institution de s’inscrire dans une dynamique durable et évolutive.

Un nouveau siège central pour accompagner la transformation

Parmi les projets structurants figurant au cœur du bilan 2025, la construction du nouveau siège central de la Direction générale de la sûreté nationale à Rabat occupe une place centrale. Les travaux, entrés dans leur phase finale, devraient aboutir à une inauguration au cours du premier semestre 2026. Ce complexe administratif intégré est conçu pour regrouper l’ensemble des directions et services centraux dans un espace unifié, répondant aux normes techniques et sécuritaires les plus exigeantes.

Les efforts actuels portent sur la mise en place d’un écosystème numérique et matériel de pointe, destiné à accompagner la transformation digitale de l’institution et à optimiser la coordination interne entre les différentes entités de la DGSN.

Ifrane, nouveau pôle de l’excellence sécuritaire

L’année 2025 a également été marquée par l’inauguration, en décembre, de l’Institut supérieur des sciences de la sécurité à Ifrane. Cet établissement académique incarne une vision d’avenir pour la formation policière de haut niveau au Maroc. Il se positionne comme une plateforme scientifique dédiée à l’échange de connaissances, à la recherche appliquée et à la coopération internationale dans les domaines liés à la sécurité.

L’institut ambitionne de renforcer les capacités scientifiques et analytiques des cadres sécuritaires marocains et de leurs partenaires, notamment africains, tout en jouant un rôle d’incubateur de recherche et d’innovation. Son inauguration a été accompagnée par la signature d’un mémorandum de coopération avec l’Université arabe Naif des sciences de la sécurité en Arabie saoudite, ouvrant la voie à des programmes conjoints de formation, de recherche et d’échange d’expertises.

Renforcer la formation policière régionale

Dans la continuité de la stratégie d’investissement dans les ressources humaines, la DGSN a poursuivi le renforcement de ses structures de formation régionales. Une nouvelle école de formation policière a été inaugurée à Marrakech en 2025, tandis qu’un projet similaire est en cours de préparation à Casablanca. Ces établissements visent à rapprocher la formation des bassins régionaux et à adapter les cursus aux réalités locales, tout en maintenant des standards élevés de professionnalisme.

Police de proximité et adaptation à l’expansion urbaine

Face à l’extension rapide des pôles urbains, la Direction générale de la sûreté nationale a engagé une reconfiguration de certaines structures territoriales afin de renforcer la police de proximité. Les commissariats de Tikiouine, Wislane et Aït Melloul ont ainsi été promus au rang de districts provinciaux de sûreté, avec un renforcement notable de leurs effectifs, de leurs moyens logistiques et de leurs capacités opérationnelles.

Dans le même esprit, le nouveau siège du premier arrondissement de police de Khouribga a été inauguré, parallèlement à la création de nouveaux services chargés de la constatation des accidents de la circulation dans plusieurs villes, dont Settat, Taza, Sefrou et Smara.

Commandement intégré et vidéosurveillance

L’année 2025 a vu la mise en service d’un centre de commandement et de coordination à la préfecture de police d’Agadir. Dotée de technologies avancées, cette infrastructure vise à améliorer la gestion des appels d’urgence et à renforcer la coordination entre les différents services de sécurité. À Marrakech, une salle de contrôle dédiée à la police touristique est venue compléter le dispositif existant, contribuant à l’extension du réseau national des salles de commandement interconnectées.

Ce réseau comprend désormais plusieurs salles régionales, un centre principal à Casablanca et plus d’une centaine de salles de trafic réparties sur l’ensemble du territoire national, toutes reliées par un système intégré de télécommunications.

Renforcement des unités de terrain

Dans le cadre du renforcement des capacités d’intervention rapide, une brigade mobile motocycliste a été créée à Taza pour appuyer les unités de police de secours, tandis qu’une brigade de police touristique a été mise en place à Salé afin de sécuriser les sites historiques et les zones à vocation touristique.

Sécurisation des grands événements sportifs

La préparation des grandes manifestations sportives internationales, notamment la Coupe d’Afrique des Nations de football 2025, a constitué un axe prioritaire de l’action de la DGSN. En partenariat avec plusieurs départements ministériels et la Fédération Royale Marocaine de Football, le Centre de coopération policière africaine 2026 a été créé afin de coordonner les efforts sécuritaires à l’échelle continentale.

Les dispositifs de sécurité aux frontières ont été renforcés, notamment par l’élévation du commissariat de l’aéroport Rabat-Salé au rang de district de sûreté intégré, une démarche également appliquée à d’autres points de passage stratégiques comme Casablanca, Marrakech et Tanger Med.

Effectifs, technologies et équipements

Les villes hôtes de la CAN ont bénéficié du renforcement des unités de sécurité sportive, avec l’affectation de plus de 3 300 policiers pour assurer la sécurisation des matchs. Parallèlement, la DGSN a déployé un vaste dispositif de vidéosurveillance intelligente dans plusieurs grandes villes, complété par l’utilisation de milliers de caméras mobiles couvrant les axes stratégiques et les sites sensibles.

Tous les stades accueillant des compétitions ont été dotés de commissariats et de salles de commandement afin de garantir une gestion immédiate des incidents et l’application stricte de la loi.

Modernisation logistique et multilinguisme

L’année 2025 a également été marquée par une opération de modernisation de la flotte de véhicules de police, avec la mise en service de plus d’un millier de véhicules et motos équipés de technologies avancées. Dans une démarche symbolique et inclusive, la langue amazighe a été intégrée à l’identité visuelle d’une première série de véhicules, une initiative appelée à être généralisée.

Par ailleurs, les services de la DGSN ont été dotés de nouveaux équipements d’intervention, dont des pistolets à impulsion électrique de type TASER-7, destinés à neutraliser les situations de violence tout en préservant la sécurité des personnes et des agents.

Une institution en mouvement

À travers ce premier volet de son bilan 2025, la Direction générale de la sûreté nationale met en lumière une institution en pleine mutation, engagée dans une modernisation profonde de ses structures, de ses outils et de ses modes d’action. Entre transition numérique, renforcement de la proximité et anticipation des défis sécuritaires majeurs, la DGSN affirme sa volonté de consolider un modèle sécuritaire moderne, efficace et résolument tourné vers le citoyen.

La transition numérique au service du citoyen

L’année 2025 a confirmé l’ancrage du numérique comme pilier central de la réforme des services policiers. Les équipes techniques de la DGSN ont poursuivi le développement de la plateforme e-Police, conçue comme un guichet numérique facilitant l’accès des citoyens aux prestations administratives sécuritaires.

Parmi les avancées majeures figure la généralisation du service de demande en ligne du casier judiciaire pour les citoyens résidant au Maroc, avec plus de 34 000 demandes traitées à distance. Ce dispositif sera prochainement étendu aux Marocains résidant à l’étranger, avec réception du document dans les pays de résidence, réduisant significativement les délais et les contraintes administratives.

La DGSN a également intensifié les tests techniques liés à l’intégration du paiement électronique des droits de timbre pour l’établissement et le renouvellement de la carte nationale d’identité électronique. Ces tests s’inscrivent dans une logique de simplification des démarches et de sécurisation des procédures grâce à l’identité numérique et aux mécanismes de tiers de confiance développés par l’institution.

Carte nationale d’identité : proximité et équité territoriale

La généralisation de l’accès à la carte nationale d’identité électronique a constitué un autre axe structurant de l’action de la DGSN. En 2025, 80 unités mobiles supplémentaires ont été déployées dans les zones montagneuses et enclavées, permettant à plus de 85 000 citoyens de bénéficier de documents d’identité sans avoir à se déplacer vers les centres urbains.

Pour la communauté marocaine à l’étranger, le programme d’enregistrement électronique des données biométriques a été étendu à 71 centres consulaires et diplomatiques, réduisant de manière notable les délais de délivrance. Au total, plus de 303 000 cartes nationales d’identité ont été émises au profit des Marocains résidant hors du territoire national.

À l’échelle nationale, près de 3,7 millions de cartes d’identité de nouvelle génération ont été produites, accompagnées de centaines de milliers de documents connexes, dont des fiches anthropométriques, des titres de séjour, des visas et des permis exceptionnels. Ces chiffres traduisent une montée en charge maîtrisée d’un système administratif désormais largement numérisé.

Systèmes d’information et efficacité opérationnelle

La modernisation numérique a également concerné le cœur du travail policier. Le système informatique Qadaya, destiné à la mise en réseau des services de police et au traitement en temps réel des affaires pénales, couvre désormais 16 commandements de sûreté sur 22, avec une généralisation prévue à court terme.

Dans le domaine de la sécurité routière, la numérisation intégrale des procès-verbaux d’accidents a été achevée, permettant une gestion plus rapide des dossiers et une exploitation fine des données statistiques pour orienter les politiques de prévention.

Criminalité : stabilité globale et recul des violences

Sur le plan sécuritaire, l’année 2025 se caractérise par une stabilité globale du volume des affaires pénales, avec près de 779 000 dossiers enregistrés. Cette constance masque toutefois une évolution qualitative notable, marquée par une baisse significative des crimes violents, en recul de 10 %.

Les vols aggravés ont connu des diminutions marquées, notamment les vols sous la menace et avec effraction. Le taux d’élucidation des affaires a atteint un niveau record de 95 %, confirmant une tendance haussière continue observée depuis près d’une décennie.

Les services de la DGSN ont mis l’accent sur le démantèlement des réseaux criminels structurés. Plus de 1 100 réseaux ont été neutralisés, avec l’arrestation de près de 1 800 individus et la saisie de véhicules utilisés dans des activités délictueuses.

Lutte antidrogue et criminalité transnationale

La lutte contre le trafic de stupéfiants demeure un front prioritaire. En 2025, plus de 106 000 affaires ont été traitées, conduisant à l’arrestation de plus de 134 000 personnes. Les quantités saisies atteignent des niveaux importants, notamment en résine de cannabis et en cocaïne.

La coopération internationale, notamment avec l’Espagne, a permis la conduite d’opérations conjointes de livraison surveillée, débouchant sur la saisie de dizaines de tonnes de drogues. Dans le même temps, une baisse sensible des affaires liées à certaines drogues de synthèse a été enregistrée, résultat du renforcement des contrôles aux frontières et des opérations ciblées.

Cybercriminalité et extorsion numérique

Les infractions liées aux nouvelles technologies constituent un défi croissant. Plus de 13 600 affaires ont été traitées en 2025, couvrant le chantage en ligne, l’usurpation d’identité et l’extorsion sexuelle. Les services spécialisés ont multiplié les mandats internationaux et les interpellations, tandis que la plateforme E-blagh s’impose progressivement comme un outil citoyen de signalement des abus numériques.

Criminalité financière, corruption et blanchiment

La DGSN a poursuivi le renforcement de ses capacités d’investigation en matière de criminalité économique et financière. Les brigades spécialisées ont traité plusieurs centaines d’affaires de blanchiment d’argent, avec des saisies financières dépassant 660 millions de dirhams.

Les infractions liées à la corruption ont enregistré un recul notable, tout comme certaines formes de criminalité financière, bien que les affaires liées aux chèques et aux fraudes monétiques demeurent élevées. Les enquêtes ont mis en évidence l’utilisation croissante de techniques de phishing et de vishing, causant des pertes financières significatives.

Police scientifique et sécurité routière

La police scientifique a poursuivi sa modernisation, avec l’obtention par le laboratoire national de Casablanca d’une certification internationale en traçabilité ADN. Les expertises réalisées couvrent un large spectre, allant des faux documents aux analyses balistiques et numériques.

En matière de sécurité routière, les accidents corporels ont légèrement augmenté en milieu urbain, entraînant un bilan humain préoccupant. Les services de police ont intensifié les contrôles et les opérations contre les conduites dangereuses, avec la saisie de dizaines de milliers de véhicules et la poursuite judiciaire de milliers de contrevenants.

Interpol à Marrakech : consécration internationale

L’accueil à Marrakech de la 93e Assemblée générale d’Interpol constitue l’un des faits marquants de l’année 2025. Cet événement mondial a consacré la crédibilité du modèle sécuritaire marocain et renforcé la visibilité internationale des institutions de sécurité du Royaume.

En marge de cette assemblée, de nombreuses réunions bilatérales ont été tenues avec des partenaires européens, africains, asiatiques et latino-américains, débouchant sur des accords de coopération et des échanges d’expertise.

Diplomatie sécuritaire et reconnaissance internationale

L’année 2025 a également été marquée par plusieurs distinctions internationales attribuées au Directeur général du pôle DGSN-DGST, en reconnaissance de son rôle dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale. Ces décorations symbolisent la confiance accordée au Maroc par ses partenaires stratégiques.

La coopération internationale s’est traduite par des milliers de dossiers traités, des mandats internationaux exécutés, des extraditions menées et des programmes de formation bénéficiant à plus de 1 800 policiers marocains.

Un modèle sécuritaire en consolidation

À travers ce bilan, la Direction générale de la sûreté nationale confirme sa trajectoire de modernisation et de professionnalisation. Numérisation des services, efficacité opérationnelle, respect des droits humains et ouverture internationale dessinent les contours d’une institution sécuritaire en phase avec les enjeux contemporains.

En 2025, la DGSN ne s’est pas contentée de gérer l’existant. Elle a posé les bases d’une sécurité anticipative, intégrée et citoyenne, appelée à se renforcer dans les années à venir au service de la stabilité, de la confiance et du développement du Maroc.

Une politique de recrutement et de formation orientée compétences

L’année 2025 a marqué une étape importante dans la mise en œuvre de la nouvelle Charte de recrutement et de formation policière. La Direction générale de la sûreté nationale a accéléré l’intégration de nouvelles recrues afin d’adapter ses ressources humaines aux défis sécuritaires contemporains. Au total, 4.693 nouvelles policières et nouveaux policiers, issus de différents grades, ont été admis et orientés vers une formation de base dispensée à l’Institut royal de police et dans ses écoles affiliées.

Ces cycles de formation, étalés sur des périodes allant de six mois à deux ans selon les profils, visent à doter les recrues de compétences opérationnelles, juridiques et éthiques solides. En parallèle, six concours externes ont été organisés pour le recrutement de 6.733 fonctionnaires, couvrant l’ensemble de la pyramide hiérarchique, des commissaires principaux aux gardiens de la paix. Le recours à un portail électronique public pour le dépôt des candidatures et la large diffusion des annonces ont contribué à garantir la transparence et l’égalité des chances.

La formation continue, levier de professionnalisation

Au-delà des nouvelles recrues, la formation continue a occupé une place centrale dans la politique de gestion des carrières. En 2025, 10.249 fonctionnaires ont bénéficié de programmes de formation professionnelle. Près de 69 % ont suivi des formations de base, 18 % des formations continues et environ 13 % des formations spécialisées.

Cette approche vise à maintenir un haut niveau de compétence au sein des effectifs, tout en accompagnant l’évolution des métiers de la police. Dans ce cadre, 6.450 fonctionnaires de nouvelle génération ont été affectés aux services centraux et territoriaux de la DGSN, dont près de 4.000 en uniforme et 2.480 en tenue civile, renforçant ainsi la présence policière sur le terrain et dans les structures spécialisées.

Motivation et discipline : piliers de la gouvernance policière

La DGSN a poursuivi en 2025 une politique volontariste de motivation professionnelle, fondée sur une vision intégrée plaçant le policier au centre de l’action publique. Cette approche repose sur la reconnaissance du mérite, la promotion régulière et l’amélioration de l’environnement de travail.

La promotion annuelle au titre de l’exercice budgétaire 2024 a bénéficié à 10.393 fonctionnaires, dont 466 femmes. Le taux de promotion a atteint près de 68 % des candidats éligibles, traduisant un effort soutenu en faveur de l’équité professionnelle. La régularité des commissions de promotion a été maintenue, avec l’examen de plus de 14.000 dossiers pour l’année 2025, dont les résultats sont attendus selon le calendrier habituel.

Reconnaissance, mobilité et protection juridique

Dans un souci de reconnaissance humaine et institutionnelle, huit fonctionnaires ont bénéficié de promotions exceptionnelles, en hommage à leur sens du sacrifice et à leur engagement exemplaire. Par ailleurs, 353 policiers et policières ont été décorés de Wissams royaux, lors d’une cérémonie organisée à l’Institut royal de police de Kénitra, marquant un moment fort de reconnaissance officielle.

La politique de rapprochement social et familial s’est traduite par le traitement favorable de 6.601 demandes de mutation, dont près de 3.000 en procédure d’urgence. La DGSN a également renforcé le droit à la défense des fonctionnaires, avec 2.661 bénéficiaires du dispositif de protection de l’État face aux agressions subies dans l’exercice des fonctions.

Discipline, éthique et reddition des comptes

La moralisation de l’action policière s’est poursuivie à travers un dispositif disciplinaire rigoureux. En 2025, 7.270 dossiers administratifs ont été traités, donnant lieu à 1.019 sanctions disciplinaires. Les commissions d’inspection ont mené 450 enquêtes administratives, concernant 1.747 fonctionnaires, un chiffre en baisse par rapport à l’année précédente, signe d’une amélioration des comportements professionnels.

Certaines enquêtes ont révélé des infractions pénales, transmises aux autorités judiciaires compétentes. Cette approche illustre la volonté de la DGSN de consolider les principes de responsabilité et d’exemplarité au sein de l’institution.

Protection sociale et sanitaire : une approche globale

L’année 2025 a été marquée par une montée en puissance de l’action sociale, désormais structurée à l’échelle régionale sous l’égide de la Fondation Mohammed VI pour les œuvres sociales du personnel de la sûreté nationale. Cette organisation vise à rapprocher les services sociaux des bénéficiaires et à assurer une couverture équitable sur l’ensemble du territoire.

Des aides directes ont été accordées à plus de 1.600 fonctionnaires victimes de blessures graves ou atteints de maladies lourdes. Un soutien financier a également bénéficié à plus de 4.200 veuves et à plusieurs centaines de retraités à faibles pensions.

Santé, solidarité et accompagnement des familles

La réforme de la couverture médicale complémentaire a constitué un tournant majeur, en étendant les prestations aux retraités, aux veuves et aux orphelins, auparavant exclus de certains dispositifs. Cette couverture a été élargie à de nouvelles spécialités médicales et traitements.

La DGSN a également soutenu financièrement 409 bénéficiaires confrontés à des maladies graves, pris en charge les frais de pèlerinage pour 286 membres de la famille de la sûreté nationale et organisé des colonies de vacances au profit de plus de 4.000 enfants et orphelins.

Excellence académique et reconnaissance culturelle

La culture de l’excellence s’est traduite par l’attribution de bourses d’études à 25 étudiants brillants, ainsi que par un soutien exceptionnel à 68 élèves méritants. Des partenariats universitaires ont été élargis pour faciliter l’accès à des formations d’excellence aux enfants des fonctionnaires.

Des hommages ont également été rendus aux retraités âgés de plus de 80 ans, tandis que des initiatives culturelles et artistiques ont permis de valoriser les talents au sein de la famille policière.

Communication sécuritaire et police de proximité

En 2025, la communication est devenue un levier stratégique pour renforcer la police de proximité et le sentiment de sécurité. La sixième édition des Journées portes ouvertes à El Jadida a attiré un record de 2,4 millions de visiteurs, témoignant de l’intérêt croissant des citoyens pour l’institution sécuritaire.

La couverture médiatique a été exceptionnelle, avec plus de 1.200 contenus produits et une audience numérique dépassant les 29 millions de vues. Cette dynamique s’est poursuivie lors de la 93e Assemblée générale d’Interpol à Marrakech, largement couverte par les médias nationaux et internationaux.

Une interaction numérique renforcée

Les services de communication de la DGSN ont réalisé plus de 6.800 activités médiatiques en 2025, contribuant à une baisse notable des fausses informations liées à la sécurité. Les citoyens jouent un rôle actif à travers les plateformes de signalement, renforçant la confiance mutuelle.

La présence numérique de la DGSN s’est consolidée, avec plus de 1,26 million d’abonnés sur les réseaux sociaux, et une production régulière de contenus informatifs et pédagogiques.

Perspectives 2026 : consolidation et innovation

Pour 2026, la DGSN ambitionne de consolider ses acquis, de moderniser ses infrastructures et de renforcer la coopération sécuritaire internationale. Des projets structurants sont en phase finale, tandis que des formations spécialisées intégreront les enjeux de l’intelligence artificielle, de la cybercriminalité et du cyberterrorisme.

À travers ce bilan, la Direction générale de la sûreté nationale réaffirme son engagement en faveur d’une police moderne, professionnelle et citoyenne, au service de la sécurité, de la confiance et du développement du Maroc.