La Chine décrète un allègement de la pression scolaire et des devoirs en dehors de l’école

La Chine décrète un allègement de la pression scolaire et des devoirs en dehors de l’école

Déjà en 2018, Pékin avait décidé d’encadrer strictement la charge scolaire en limitant les devoirs selon les niveaux en fixant des durées maximales. Interdits au cours préparatoire et au CE1, ils ne doivent pas dépasser une heure par jour les quatre années suivantes et 90 minutes au collège. Des seuils de sommeil sont également recommandés.

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Face à une pression académique jugée excessive et à ses effets sur la santé des élèves, la Chine engage une nouvelle réforme de son système éducatif. En limitant les devoirs, en encadrant les examens et en protégeant les temps de repos, les autorités entendent réduire une surcharge scolaire devenue préoccupante, tout en favorisant un développement plus équilibré des jeunes générations.

Une réforme pour desserrer l’étau académique

Le ministère chinois de l’Éducation a annoncé de nouvelles directives visant à alléger la charge de travail imposée aux élèves. Désormais, les établissements scolaires ne pourront plus imposer de devoirs excessifs ni multiplier les évaluations. Cette décision répond à des critiques récurrentes sur l’intensité du système éducatif, souvent accusé de privilégier la performance au détriment du bien-être.

Les autorités souhaitent instaurer un environnement scolaire plus équilibré, où l’apprentissage ne se traduit plus par une accumulation de tâches à accomplir en dehors des heures de classe. L’objectif est de replacer l’élève au centre du système, en tenant compte de ses besoins physiques et psychologiques.

Les effets préoccupants de la surcharge scolaire

La surcharge en devoirs est aujourd’hui identifiée comme un facteur majeur de stress chez les élèves. En Chine, comme dans d’autres systèmes éducatifs très compétitifs, les journées se prolongent bien au-delà des heures de classe, laissant peu de place au repos et aux activités personnelles.

Ce rythme intensif entraîne un manque chronique de sommeil, particulièrement chez les adolescents, avec des conséquences directes sur la concentration, la mémoire et la santé mentale. Les autorités ont également relevé une augmentation des troubles anxieux, voire dépressifs, liés à la pression des résultats et à la peur de l’échec.

Au-delà des impacts psychologiques, cette surcharge limite le développement global des enfants. Privés de temps libre, les élèves disposent de moins d’occasions pour pratiquer des activités sportives, développer leur créativité ou simplement se socialiser. À long terme, cette situation peut freiner l’épanouissement personnel et accentuer les inégalités entre ceux qui peuvent bénéficier d’un accompagnement et les autres.

Des mesures concrètes pour rééquilibrer le temps scolaire

Pour répondre à ces dérives, les nouvelles règles imposent un encadrement strict du volume de devoirs et interdisent toute atteinte aux temps de pause. Les écoles ne pourront plus restreindre la liberté de mouvement des élèves entre les cours, ni empiéter sur leurs moments de repos.

Les autorités exigent également la garantie d’au moins deux heures d’activité physique quotidienne pour les élèves, afin de favoriser un meilleur équilibre entre effort intellectuel et bien-être corporel.

Par ailleurs, les examens ne pourront plus être utilisés comme principal outil de sélection. Cette mesure vise à réduire la pression liée aux performances académiques et à encourager des méthodes d’évaluation plus diversifiées.

Un changement de paradigme éducatif

Ces ajustements s’inscrivent dans une stratégie plus large de réforme du système éducatif chinois. Pékin a récemment introduit de nouveaux congés saisonniers, au printemps et en automne, afin de mieux répartir les périodes de repos.

À travers ces mesures, les autorités amorcent un changement de paradigme, cherchant à passer d’un modèle fondé sur la compétition à un système plus attentif au bien-être des élèves. Une évolution qui pourrait inspirer d’autres pays confrontés aux mêmes défis.