Le sacre des Lionceaux dans la presse mondiale : Du Chili à Johannesburg, de New Delhi à Madrid, la planète football célèbre le Maroc

Le sacre des Lionceaux dans la presse mondiale : Du Chili à Johannesburg, de New Delhi à Madrid, la planète football célèbre le Maroc

« Le Maroc n’a pas seulement gagné une Coupe du monde ; il a rappelé au monde que la réussite ne se décrète pas, elle se construit. » (Le New York Times)

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De Santiago à Rabat, la nuit du 19 octobre 2025 restera gravée dans les mémoires. Mais au-delà des drapeaux rouges et verts, c’est tout le globe qui s’est enflammé pour les Lionceaux de l’Atlas. Du Cap à Pékin, de Paris à Buenos Aires, de Dakar à Madrid, les unes des journaux ont salué un « exploit historique » : celui du Maroc, champion du monde des moins de 20 ans. En battant l’Argentine (2-0) lors d’une finale magistrale au Chili, les jeunes Marocains ont offert à leur pays son premier titre mondial toutes catégories confondues — et redessiné la carte symbolique du football.

Le choc d’un triomphe africain salué sur cinq continents

La fête à la place de la gare de Raba-ville tôt le matin du 20 octobre 2025, après la victoire du Maroc contre l'Argentine lors de la finale de la Coupe du monde de football U-20 de la FIFA disputée à Santiago. (Photo par Abdel Majid BZIOUAT / AFP)

À Johannesburg, le magazine sud-africain Kick Off n’a pas attendu l’aube pour consacrer sa une : « Le Maroc entre dans l’histoire ». L’édito s’ouvre sur une phrase simple : « Les Lionceaux de l’Atlas ont fait ce que peu croyaient possible. » Le média souligne le doublé éclatant de Yassir Zabiri en trente minutes, rappelant que « le Maroc devient la deuxième nation africaine à remporter la Coupe du Monde U-20 après le Ghana en 2009 ».

Pour la presse du continent, cette victoire n’est pas seulement marocaine : elle est africaine. Kick Off insiste sur la portée collective du triomphe : « La performance marocaine est d’autant plus remarquable que les quatre autres nations africaines engagées ont été éliminées prématurément. » L’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Égypte : tous battus avant les quarts. Le Maroc, lui, a résisté, a dominé, a gagné.

Le magazine rappelle aussi la cohérence d’un parcours impeccable : victoire contre l’Espagne, remontée contre le Brésil, exploit contre la France, puis domination tactique face à l’Argentine. Pour ses lecteurs sud-africains, l’équipe de Mohamed Ouahbi a « redonné au football du continent sa dignité et son ambition ».

« C’est un tournant, » écrit Kick Off. « Le Maroc montre que la compétence et la discipline peuvent transformer le rêve africain en réalité mondiale. »

De New Delhi à Accra, l’Asie et l’Afrique saluent une épopée

L’écho n’a pas tardé à franchir l’océan Indien. À New Delhi, l’agence Asian News International ouvre sa couverture sportive sur la « victoire historique du Maroc ». L’article de The Economic Times décortique la finale avec précision : un bloc compact, des transitions tranchantes, une défense disciplinée. Le quotidien économique parle d’une « maîtrise tactique totale », fruit « d’une génération formée à la rigueur et à l’intelligence du jeu ».

L’analyse indienne rejoint celle de TechnoSports India, qui voit dans cette victoire « la preuve que la formation marocaine a atteint un niveau d’excellence mondiale ». Le site salue « un triomphe bâti sur la science et la patience », avant de conclure : « Le Maroc n’a pas seulement gagné un match ; il a redéfini la place du football africain dans l’ordre global. »

Dans le sud du pays, le Malayalam Samayam adopte un ton plus poétique : « Les Lionceaux ont écrit une page nouvelle du football, celle d’un royaume où la jeunesse joue avec le cœur et la tête. »

Sur la côte ouest de l’Afrique, à Dakar, Le Soleil titre : « Le Maroc, miroir du renouveau africain. » Le journal sénégalais souligne la continuité entre la demi-finale du Maroc au Qatar 2022 et ce sacre U-20 : « En trois ans, le Royaume a franchi le dernier palier de la maturité footballistique. »

Onze d’Afrik va plus loin : il dresse le portrait d’un système complet, d’une chaîne de formation « où chaque catégorie nourrit la suivante ». Othmane Maamma, élu meilleur joueur du tournoi, et Zabiri, récompensé du Silver Ball, sont cités comme symboles d’un football marocain « lucide, moderne et confiant ».

Et à Accra, les médias ghanéens, loin de toute rivalité, célèbrent eux aussi la victoire marocaine. GBC Ghana Online écrit : « Après 2009, le Ghana a un héritier. Le Maroc a hissé l’Afrique à nouveau au sommet. »

MyJoyOnline parle d’une « étape importante dans l’histoire du football africain », voyant dans ce sacre « le début d’une nouvelle ère où les nations du Sud imposent leur savoir-faire au monde ».

L’Europe admirative : de Madrid à Paris, le Maroc comme modèle

En Europe, la victoire marocaine a déclenché l’admiration. À Madrid, AS barre sa une d’un titre sans ambiguïté : « Le Maroc entre dans la légende. » Le quotidien sportif salue une « partition parfaite » et un « chef-d’œuvre tactique ». Son concurrent La Razón évoque une « génération dorée » qui incarne « le travail de fond mené depuis plus d’une décennie ».

L’agence EFE parle, elle, de la « naissance d’un nouveau champion du monde » et rappelle que le Maroc est désormais le 13ᵉ pays à inscrire son nom au palmarès.

En France, l’unanimité est frappante. L’Équipe titre : « L’Académie Mohammed VI, moteur du triomphe. » Dans ses colonnes, un long papier détaille la stratégie qui a permis cette consécration : formation, infrastructures, vision royale.

« Depuis quelques années, le Maroc se montre dans toutes les catégories de jeunes, » écrit le quotidien, qui classe l’Académie Mohammed VI parmi « les meilleures au monde ».

Le Figaro insiste sur la dimension politique et symbolique : « Le sacre des U-20 consacre la cohérence d’un modèle. Le Maroc est passé de l’espoir à la certitude. »

RMC Sport parle d’un « parcours héroïque », France 24 d’un « nouveau souffle pour le football africain ».

Même La Croix, journal peu habitué aux exaltations sportives, y voit « le fruit d’un projet structuré et d’un accompagnement institutionnel durable ».

Dans Ouest-France, la chronique nocturne venue du Maghreb se résume ainsi : « À quatre heures du matin, les drapeaux flottaient encore à Casablanca, les klaxons résonnaient à Rabat, et tout un peuple chantait à l’unisson. »

De Pékin à Buenos Aires, la planète s’incline

À Pékin, les grands portails sportifs ont consacré leurs unes au triomphe marocain. Sina Sports titre : « Le Maroc stupéfie la planète football ». Le site écrit : « Un pays de 36 millions d’habitants met fin à 65 ans d’attente pour devenir champion du monde. »

Le quotidien China Press parle d’un « moment historique pour le football africain ». Le journal souligne l’intelligence tactique du Maroc, « calme, collectif, précis », et rappelle que le Royaume est « devenu en quinze ans un modèle de développement sportif ».

La presse chinoise fait aussi le lien entre le football et la politique de formation : *Sohu Sports retrace le parcours marocain depuis la Coupe du Monde 2022 au Qatar, les Jeux olympiques de Paris 2024 et la qualification anticipée pour le Mondial 2026.

Pour ces médias, la victoire des Lionceaux « scelle l’entrée du Maroc dans la cour des grandes nations structurées du sport mondial ».

À l’autre bout de la planète, l’Argentine rend les armes. À Buenos Aires, la presse est unanime : « Le Maroc, une tornade africaine », titre Clarin.

Le quotidien décrit la première mi-temps comme « un ouragan rouge », Zabiri en figure de proue, et salue « une équipe organisée, rapide et méthodique ».

La Nacion, dans un ton plus introspectif, parle d’une « défaite pleine d’enseignements » et reconnaît que « le Maroc a frappé tôt et juste ».

Le journal Pagina 12 s’attarde sur Othmane Maamma, « véritable flèche rouge sur la route de l’Argentine ». L’éditorialiste Juan José Panno écrit : « Les Marocains ont gagné avec style et avec cerveau. »

Enfin, le quotidien sportif Ol  pourtant nationaliste, résume avec élégance : « Ce trophée en vaut la peine. Le Maroc a prouvé que la constance vaut mieux que la nostalgie. »

Une vision, un modèle, un message : le Maroc au cœur du renouveau du football mondial

Derrière l’éclat du trophée, le monde a perçu autre chose : une cohérence, une vision, un modèle.

À Madrid, AS et El País consacrent des tribunes entières à l’Académie Mohammed VI, la qualifiant de « laboratoire du football moderne ». Depuis son inauguration en 2009, ce centre de formation a produit plusieurs des talents qui ont brillé à Santiago : Zabiri, Maamma, Essadak, Khalifi.

Le journal souligne « l’articulation entre l’excellence sportive et l’encadrement éducatif » qui fait du Maroc « un cas d’école pour les nations émergentes ».

Pour The Athletic, aux États-Unis, ce succès confirme que le Maroc « a rejoint la cour des grands ». Le magazine sportif américain établit un parallèle entre la victoire des U-20 et la performance historique des A au Qatar.

ESPN, de son côté, analyse « une victoire d’école » : « Le Maroc a bâti un bloc compact, a absorbé la pression et a frappé avec précision. C’est la marque d’une nation qui maîtrise désormais les codes du football de haut niveau. »

Cette reconnaissance mondiale consacre aussi une diplomatie du sport à la marocaine. En Afrique, en Europe, en Asie comme dans les Amériques, les articles évoquent la constance de la stratégie royale, la planification de long terme et l’investissement massif dans les infrastructures.

« Le Maroc récolte les fruits d’une politique de persévérance, » écrit TV5 Monde. « L’Académie Mohammed VI n’est pas un projet isolé : elle s’inscrit dans une vision globale de développement humain et de rayonnement culturel. »

De fait, le sacre des Lionceaux est lu partout comme la preuve que le football marocain n’est plus une exception, mais un système. « Une vision structurée, une génération disciplinée, un rêve partagé », résume Le Parisien.

À Rabat, l’écho de ces louanges planétaires nourrit un sentiment d’orgueil collectif. Les rues de Casablanca, d’Agadir et de Tanger vibraient encore au petit matin. Les journaux étrangers, eux, s’accordent : ce n’est pas un miracle. C’est la conséquence d’un long travail, d’une foi tranquille dans la jeunesse et d’un engagement constant au sommet de l’État.

Le New York Times, dans une brève publiée le lendemain, conclut avec justesse :

« Le Maroc n’a pas seulement gagné une Coupe du monde ; il a rappelé au monde que la réussite ne se décrète pas, elle se construit. »

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