L’essentiel sur la CAN féminine 2024, une révolution sportive te sociétale

L’essentiel sur la CAN féminine 2024, une révolution sportive te sociétale

"Le football féminin africain connaît une véritable révolution. Sur le plan technique, tactique, physique, tout progresse rapidement" (Lamia Boumehdi, coach marocaine du TP Mazembe et championne d’Afrique en titre avec le club congolais)

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La Coupe d’Afrique des Nations féminine, qui se déroulera du 5 au 26 juillet au Maroc, s’annonce déjà comme un tournant symbolique pour le football africain. Nouveau trophée, infrastructures rénovées, passion populaire et reconnaissance internationale : le Royaume place les joueuses africaines au cœur de son élan sportif continental.

 Un trophée comme métaphore de la renaissance du football féminin

Casablanca a été le théâtre d’un moment hautement symbolique : la Confédération africaine de football (CAF) y a dévoilé le nouveau trophée de la CAN féminine 2024. Plus qu’un simple objet de victoire, il incarne la fierté et l’ambition du continent pour un football féminin en pleine éclosion.

Composé d’argent étincelant et d’or mat, le trophée présente des pétales en spirale, représentant les nations participantes, s’ouvrant autour d’une sphère ornée d’une carte d’Afrique. Il s’agit d’une œuvre d’art au sens fort, ancrée dans l’idée d’unité, d’égalité et d’excellence.

La base en marbre blanc, gravée en lettres d’or, ancre cette coupe dans le temps. Elle sera désormais convoitée chaque deux ans par les meilleures équipes du continent.

 Lamia Boumehdi : "Une révolution en marche"

La présentation du trophée a été saluée par Lamia Boumehdi, coach marocaine du TP Mazembe et championne d’Afrique en titre avec le club congolais. Elle voit dans cette évolution un tournant décisif.

"Le football féminin africain connaît une véritable révolution. Sur le plan technique, tactique, physique, tout progresse rapidement", affirme-t-elle. Boumehdi voit en cette CAN 2024 une compétition au sommet, portée par l’organisation exemplaire du Maroc et par l’engouement populaire croissant.

Une compétition à la mesure des ambitions africaines

Douze équipes sont engagées dans cette édition, réparties en trois groupes :

Groupe A : Maroc, Zambie, Sénégal, RD Congo

Groupe B : Nigeria, Tunisie, Algérie, Botswana

Groupe C : Afrique du Sud, Ghana, Mali, Tanzanie

La phase de groupes s’annonce relevée, et les regards seront braqués sur les Lionnes de l’Atlas, finalistes de la dernière édition.

Six stades pour une fête continentale

Le Maroc met à disposition six stades répartis dans quatre villes :

Rabat (Stade Olympique) : 21.000 places, pelouse naturelle, technologie avancée. Accueillera l’ouverture, la finale et tous les matchs du Maroc.

Casablanca (Larbi Zaouli & Père Jégo) : Deux enceintes chargées d’histoire et d’émotion populaire. Le Larbi Zaouli (30.000 places) accueillera six matchs, tandis que le stade Père Jégo (10.000 places) offrira une ambiance intimiste.

Mohammedia (El Bachir) : 15.000 places. Stade déjà habitué aux grands rendez-vous continentaux.

Berkane et Oujda : Ces deux villes de l’Est marocain offriront chacune un accueil digne. Le Stade municipal de Berkane (15.000 places) et le Stade d’honneur d’Oujda (19.800 places) seront au cœur des matchs à enjeu.

Ces infrastructures illustrent la capacité du Maroc à organiser des événements de rang mondial

Une stratégie nationale fondée sur le sport

L’accent mis sur le football féminin s’inscrit dans une politique publique plus large. Comme le rappelle le journal français L’Équipe, le Maroc a placé le sport au cœur de sa stratégie de développement, engageant des investissements colossaux.

Le joyau de cette politique reste le Complexe Mohammed VI de football à Salé, inauguré en 2019. Avec ses 35 hectares, ses hôtels, sa mosquée, ses onze terrains, son centre médical dernier cri, il abrite toutes les équipes nationales. Un outil moderne, géré comme une société anonyme, qui attire même les départements de la FIFA.

-Autre chantier emblématique : le Stade Ibn Batouta de Tanger. Passé de 45.000 à 62.544 places, il est rénové pour répondre aux normes de la Coupe du Monde 2030. La charpente métallique de 55.000 m², la plus grande du continent, témoigne de l’ambition marocaine.

Avec ses loges panoramiques, ses couloirs démesurés et sa vue sur la Méditerranée, l’enceinte de Tanger symbolise la mue du pays vers un futur où le sport réunit, transforme et inspire.

 

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