Lions de l’Atlas : un pas décisif vers le Mondial-2026

Lions de l’Atlas : un pas décisif vers le Mondial-2026

Les Lions de l’Atlas ont arraché une victoire précieuse face au Niger (2-1) en mars dernier à l’issue d’un match intense au stade d’Oujda

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Les Lions de l’Atlas affrontent, ce vendredi soir à Rabat, le Niger pour la 7e journée des qualifications africaines au Mondial-2026. En tête de leur groupe avec un parcours sans faute, les hommes de Walid Regragui sont à portée de qualification et espèrent sceller leur billet pour une troisième Coupe du monde consécutive.

Maintenir le cap vers la qualification

Le Maroc arrive à ce rendez-vous dans une position idéale : cinq victoires en autant de rencontres, 15 points au compteur et une domination nette du groupe E. À Rabat, dans un stade Prince Moulay Abdellah flambant neuf, la sélection nationale veut prolonger cette dynamique face au Niger. Un succès placerait les Lions dans une situation quasi définitive : la qualification serait acquise si la Tanzanie, deuxième avec neuf points, concède un nul ou une défaite contre le Congo.

En cas de victoire contre le Niger et de quatre points obtenus sur les deux prochaines rencontres (Niger et Zambie), le billet pour le Mondial-2026 sera validé. De quoi offrir aux supporters marocains l’espoir de vivre une nouvelle aventure planétaire, la septième de l’histoire du Royaume, après les épopées de 1970, 1986, 1994, 1998, 2018 et 2022.

La rencontre, attendue à guichets fermés, promet d’être une fête populaire. Le nouveau stade principal du complexe sportif Prince Moulay Abdellah accueillera ses premiers grands frissons, avec un public acquis à la cause des coéquipiers d’Achraf Hakimi.

Une sélection entre continuité et ajustements

Pour cette double confrontation, Walid Regragui a retenu 27 joueurs, misant sur la stabilité tout en introduisant quelques nouveautés. Les cadres de l’épopée qatarie sont bien présents, à l’image de Bono, Aguerd, Hakimi, Mazraoui, Amrabat ou En-Nesyri. Mais de nouveaux visages émergent, tel Neil El Ainaoui, sociétaire de l’AS Rome, présenté par le sélectionneur comme « un joueur polyvalent, capable d’apporter un profil inédit au milieu de terrain ».

« Les cadres du Mondial-2022 sont là. La concurrence existe, mais la forme du moment et l’expérience restent déterminantes », a expliqué Regragui lors de sa conférence de presse d’avant-match à Salé. Pour le coach, il n’est pas question de bouleverser une ossature qui a prouvé sa valeur : « Les cartes peuvent toujours être redistribuées, mais la stabilité reste essentielle. Si nous validons la qualification face au Niger, nous pourrons tenter d’autres options contre la Zambie. »

Face au Niger, le sélectionneur s’attend à un duel accroché, similaire à celui de l’aller remporté 2-1. « C’est une équipe difficile à manœuvrer, mais le Maroc est la première nation africaine au classement FIFA et nous avons les moyens de confirmer notre statut », a-t-il souligné.

 Défense en chantier et horizon CAN-2025

Derrière l’objectif immédiat de qualification au Mondial, un autre défi se profile : bâtir une équipe équilibrée en vue de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc. Regragui n’a pas caché ses inquiétudes concernant l’axe défensif. « Nayef Aguerd est une certitude, mais personne ne s’est encore imposé à ses côtés. La porte reste ouverte, mais nous devons stabiliser cette charnière avant la CAN », a-t-il admis.

Pour l’heure, le sélectionneur insiste sur l’effort collectif : « Toute l’équipe doit contribuer au travail défensif. » L’équilibre entre rigueur défensive et créativité offensive demeure le principal chantier. Le Maroc, auréolé de son parcours historique en demi-finale du Mondial-2022, cherche à franchir un nouveau cap en consolidant sa régularité et en se dotant d’un socle solide dans toutes les lignes.

Une fête populaire dans un stade rénové

Au-delà de l’enjeu sportif, ce Maroc–Niger prend des allures de célébration. Le stade principal du complexe sportif Prince Moulay Abdellah, rénové et modernisé, se prépare à vibrer sous les chants des supporters. L’engouement est tel que les billets se sont écoulés rapidement, garantissant une atmosphère électrique.

Dans ce groupe E, la hiérarchie est déjà bien dessinée : le Maroc mène avec 15 points, suivi de la Tanzanie (9 pts), puis de la Zambie et du Niger (6 pts chacun). Le Congo ferme la marche avec zéro point. Une victoire contre le Niger rapprocherait les Lions de l’Atlas d’un nouvel accomplissement, confirmant leur statut de locomotive du football africain.

Le match de ce vendredi, au-delà de la qualification, doit également servir de répétition générale pour l’avenir. Une équipe qui aspire à briller à la fois au Mondial-2026 et à la CAN-2025 ne peut se contenter de résultats : elle doit construire un projet collectif durable, équilibré et crédible face aux plus grandes nations. C’est tout l’enjeu de cette soirée où performance sportive et ferveur populaire se rejoindront dans une même ambition.

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