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Maroc-Canada : des Lions de l’Atlas abordent le troisième huitième de finale de leur histoire
Le milieu de terrain marocain n° 11, Ismael Saibari, après avoir marqué son penalty lors de la séance de tirs au but du match des 32èmes de finale de la Coupe du monde 2026 opposant les Pays-Bas au Maroc, au stade de Monterrey à Guadalupe, le 29 juin 2026. (Photo Alfredo Estrella / AFP)
Quid avec MAP
À la veille de leur huitième de finale de la Coupe du monde 2026 contre le Canada, les Lions de l’Atlas poursuivent leur préparation à Houston dans une atmosphère sereine et studieuse. Fort d’un collectif en pleine confiance et d’une identité de jeu désormais affirmée, le Maroc retrouve un adversaire qu’il avait battu lors du Mondial 2022, avec l’ambition de poursuivre son parcours et de confirmer les progrès affichés depuis le début du tournoi. Mais le Canada n’est aujourd’hui pas très loin de chez lui. Et les Lions de l’Atlas abordent les troisièmes huitièmes de finale de leur histoire. La première a été face à l’Allemagne en 1986, la deuxième face à l’Espagne au Qatar en 2022 et la dernière en date lundi dernier face aux Pays Bas.

Les Lions de l’Atlas à l’entrainement (Photo MAP)
Un groupe au complet et concentré
La sélection marocaine a effectué jeudi sa deuxième séance d’entraînement collective à Houston avant le rendez-vous de samedi au Houston Stadium. Tous les joueurs ont participé à cette séance, à l’exception de Chadi Riad, qui a suivi un programme spécifique de renforcement musculaire.
Au menu figuraient des exercices physiques, des ateliers technico-tactiques et des oppositions à haute intensité. L’implication de l’ensemble du groupe a confirmé l’excellent état d’esprit qui règne au sein de l’effectif.
À l’approche d’un match décisif, le staff technique peut compter sur un groupe concerné, où la confiance acquise depuis le début de la compétition s’accompagne d’une forte cohésion.
Le souvenir de 2022, mais un contexte différent
Le Maroc retrouve un adversaire qui lui rappelle forcément de bons souvenirs. Lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, les Lions de l’Atlas avaient dominé le Canada (2-1) grâce à des réalisations de Hakim Ziyech et Youssef En-Nesyri, une victoire qui leur avait permis de terminer en tête de leur groupe avant leur historique parcours jusqu’aux demi-finales.
Quatre ans plus tard, l’affiche prend une dimension nouvelle. Il ne s’agit plus d’un match de groupe mais d’un huitième de finale à élimination directe, où la moindre erreur peut être fatale.
Depuis cette victoire, la sélection marocaine a considérablement évolué. Sous la conduite de Mohamed Ouahbi, elle affiche un visage plus ambitieux, privilégiant la maîtrise du ballon, la construction du jeu et les initiatives offensives, tout en conservant une solide organisation défensive.
Face au Brésil, à l’Écosse, à Haïti puis aux Pays-Bas, les Lions de l’Atlas ont démontré leur capacité à contrôler les rencontres et à imposer leur rythme.
Une possession devenue une véritable identité
L’une des principales évolutions du Maroc depuis le début du tournoi réside dans sa capacité à maîtriser le ballon. L’équipe ne cherche plus uniquement à bien défendre et à exploiter les transitions. Elle veut désormais dicter le tempo des rencontres.
Les statistiques illustrent cette transformation. Face au Brésil, le Maroc a rivalisé avec la Seleção en affichant 49 % de possession contre 51 % pour son adversaire. Ce pourcentage est ensuite monté à 59 % contre l’Écosse, puis à 69 % face à Haïti.
La démonstration la plus marquante est intervenue contre les Pays-Bas. Les Marocains ont terminé la rencontre avec 70 % de possession, réussi 879 passes contre 371 à leurs adversaires et tenté 11 tirs contre 6. Leur domination s'est encore accentuée après la pause, avec 79 % de possession en seconde période et jusqu’à 83 % durant les prolongations.
Ces chiffres traduisent une philosophie de jeu désormais pleinement assumée. Les Lions privilégient les circuits de passes courts et intermédiaires, cherchent à attirer le pressing adverse avant de trouver les espaces, et contrôlent les zones clés du terrain afin d'empêcher leurs adversaires d'imposer leur rythme.
Cette maîtrise collective constitue aujourd’hui l’une des signatures de la sélection nationale.
Un collectif plus fort que les individualités
Si Ismaël Saibari s’impose comme l’un des joueurs les plus influents depuis le début de la compétition, la force principale du Maroc réside dans son collectif.
Chaque rencontre confirme la richesse de l’effectif. Les remplaçants apportent systématiquement énergie et solutions nouvelles, permettant au staff d’adapter son animation sans modifier l’équilibre général de l’équipe.
Cette profondeur de banc offre plusieurs options tactiques selon le scénario du match, un atout précieux à mesure que la compétition avance.
Le Canada fidèle à son style
Le Canada abordera cette rencontre avec une identité bien définie. L’équipe dirigée par Jesse Marsch mise sur un pressing intense, des transitions rapides et une projection immédiate vers l’avant.
Son capitaine Alphonso Davies demeure l’arme principale sur le côté gauche. Grâce à sa vitesse et à sa capacité de percussion, le latéral du Bayern Munich peut déséquilibrer n’importe quelle défense.
En attaque, Jonathan David reste la principale menace offensive des Canadiens, toujours redoutable dans les espaces.
Cette opposition devrait ainsi offrir un contraste de styles entre un Maroc désireux de contrôler le jeu grâce à la possession et un Canada privilégiant la verticalité et les attaques rapides.
Une nouvelle étape à franchir
Au-delà du souvenir du succès de 2022, les Lions de l’Atlas abordent ce rendez-vous avec une ambition différente. Ils ne cherchent plus seulement à créer la surprise, mais à confirmer leur nouveau statut parmi les équipes capables de rivaliser avec les meilleures nations.
Le parcours réalisé jusqu’ici, la qualité du jeu proposé et la confiance affichée par le groupe nourrissent les ambitions marocaines avant ce duel face au Canada.
Samedi, à Houston, les Lions auront l'occasion de transformer les promesses entrevues depuis le début du Mondial en une nouvelle qualification historique.