Sport
Maroc-Niger : un choc des qualifications du Mondial-2026 à guichets fermés
La rencontre ne sera pas simple : « Le Niger sait bien défendre, il est difficile de marquer contre lui », a averti Regragui, Mais le coach reste optimiste : « Nous sommes la première nation africaine au classement de la CAF. Nous avons les moyens de gagner. »
Rabat – Le match opposant les Lions de l’Atlas au Niger, prévu le 5 septembre au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, se jouera à guichets fermés après l’écoulement rapide de tous les billets. En dépit du marché noir et de ses auteurs la ferveur qui entoure les Lions de l’Atlas ne se dément pas.
Des billets écoulés en un temps record
Le comité d’organisation, relayé par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), a annoncé mercredi que la totalité des billets avait été vendue. Aucun ticket supplémentaire ne sera mis en vente, confirmant l’attente exceptionnelle qui entoure cette rencontre décisive des qualifications africaines pour la Coupe du monde 2026. La FRMF a tenu à remercier les supporters pour leur réactivité et leur soutien indéfectible, véritable moteur de l’équipe nationale.
Une équipe ambitieuse et soutenue
Les Lions de l’Atlas visent une troisième qualification consécutive au Mondial, la septième de leur histoire. Leur parcours actuel renforce cet objectif : avec cinq victoires en cinq matchs, le Maroc domine le groupe E avec 15 points, loin devant la Tanzanie (9 pts) et la Zambie (6 pts). Le Niger, adversaire du jour, occupe la quatrième place avec également 6 unités. Le rendez-vous de Rabat s’annonce donc capital dans la course vers la Coupe du monde, avec neuf places africaines directes déjà attribuées et une place supplémentaire à décrocher via le tournoi de barrage de la FIFA.
Walid Regragui veut gagner avec la manière
En amont de cette rencontre, Walid Regragui a livré, jeudi au Complexe Mohammed VI de football, une conférence de presse dense et passionnée. Entre prudence tactique, confiance en ses joueurs et ambition continentale, le sélectionneur a esquissé les contours d’une rencontre à enjeux multiples.
Pour Regragui, la rencontre ne sera pas simple : « Le Niger sait bien défendre, il est difficile de marquer contre lui », a-t-il averti, en rappelant la victoire étriquée à l’aller (2-1). Mais le coach reste optimiste : « Nous sommes la première nation africaine au classement de la CAF. Nous avons les moyens de gagner. »
Le duel aura une dimension symbolique, puisque le banc adverse sera occupé par Badou Zaki, ancienne légende du football marocain et ancien mentor de Regragui. « C’est un honneur d’être face à Badou », a-t-il confié, tout en saluant les ouvriers et entreprises qui ont participé à la rénovation du stade.
Des objectifs au-delà du Niger
Regragui n’a pas manqué de situer ce rendez-vous dans une perspective plus large : « Je suis rassuré quant à notre capacité à remporter la CAN 2025. Le public sera fier de voir son équipe soulever le trophée à domicile. » Il a aussi félicité les autres sélections nationales, et exprimé son soutien aux Lions locaux, finalistes du CHAN 2024 contre Madagascar. « La porte est ouverte pour qu’ils intègrent l’équipe A », a-t-il affirmé.
Cette ambition s’inscrit dans une vision collective : « Nous sommes une seule famille. Nous devons compter sur l’appui du public pour réussir. »
Une sélection entre stabilité et ouverture
Revenant sur la liste des joueurs convoqués, forte de 27 noms, Regragui a insisté sur la continuité : « On ne change pas une ossature qui fonctionne. Mais la porte reste ouverte à tous ceux qui méritent. » Les cadres du Mondial 2022 sont maintenus, tandis que de nouveaux profils s’invitent, comme Neil El Ainaoui, sociétaire de l’AS Rome, salué pour sa polyvalence et présenté comme le digne héritier sportif de son père, Youness El Ainaoui.
En revanche, plusieurs absents notables sont à signaler : Noussair Mazraoui, Sofiane Rahimi, Abdessamad Ezzalzouli et Abdelkebir Abqar, tous blessés. Concernant Hakim Ziyech, le sélectionneur espère un retour rapide à son meilleur niveau, une fois qu’il aura retrouvé un club. Quant à Azzedine Ounahi, « il reste une valeur sûre au milieu de terrain », même en pleine réflexion sur son avenir.
Une défense encore en chantier
Si Regragui s’est montré confiant dans l’ensemble, il a admis que la défense centrale restait une préoccupation : « Nous n’avons pas encore trouvé la charnière idéale pour accompagner Nayef Aguerd. C’est notre seule certitude, mais la porte est ouverte. » Une remarque qui traduit le souci du staff technique de consolider l’arrière-garde avant la CAN.
Le Maroc domine actuellement le groupe E avec 15 points en cinq matchs, loin devant la Tanzanie (9 pts), la Zambie (6 pts) et le Niger (6 pts). Une victoire le 5 septembre confirmerait la suprématie des Lions et rapprocherait un peu plus le Royaume d’une troisième qualification consécutive à la Coupe du monde.
Un test grandeur nature pour le Maroc organisateur
Au-delà du terrain, ce match constitue aussi une répétition générale pour l’organisation des futures compétitions majeures que le Maroc accueillera, au premier rang desquelles la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et la Coupe du monde 2030 coorganisée avec l’Espagne et le Portugal. Le comité d’organisation appelle ainsi les supporters à suivre scrupuleusement les consignes afin de garantir la réussite logistique et sécuritaire de l’événement.
Avec un stade plein et une équipe en pleine confiance, le Maroc abordera ce choc contre le Niger avec l’ambition de confirmer son leadership continentale et de poursuivre sa route vers le Mondial-2026.