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Troisième rendez-vous des Lions de l’Atlas avec de l’histoire du CHAN
Pour atteindre cette finale, les hommes de Tarik Sektioui ont d’abord montré leur solidité en phases de groupes, avant d’écarter tour à tour des adversaires redoutables
Samedi à Nairobi, le stade international Moi de Kasarani vibrera au rythme d’une finale inédite entre le Maroc et Madagascar. Les Lions de l’Atlas, doubles champions d’Afrique des nations en 2018 et 2020, lorgnent une troisième étoile continentale, symbole de suprématie et de régularité. Portés par un parcours convaincant et une attaque redoutable, ils s’apprêtent à écrire une nouvelle page de leur histoire.
Un parcours digne des favoris
Pour atteindre cette finale, les hommes de Tarik Sektioui ont d’abord montré leur solidité en phases de groupes, avant d’écarter tour à tour des adversaires redoutables. Leur demi-finale face au Sénégal, tenant du titre, s’est conclue aux tirs au but (5-3) après un nul accroché (1-1) à Kampala. Cette victoire a démontré la force mentale et la discipline tactique d’un collectif soudé. Avec dix buts inscrits, meilleure attaque du tournoi, et Oussama Lamlioui, meilleur buteur avec quatre réalisations, le Maroc affiche une confiance légitime. L’entraîneur, artisan de la médaille de bronze olympique à Paris, voit dans cette finale l’occasion d’asseoir définitivement l’autorité marocaine sur le CHAN.
Madagascar, l’invité surprise
Face au Maroc, Madagascar fait figure de révélation. Les « Barea » ont écarté le Soudan en demi-finale (1-0) et s’offrent une première finale majeure sous l’égide de la CAF. Leur parcours courageux reflète une progression rapide du football malgache, soutenu par une ferveur populaire impressionnante. Pour cette équipe insulaire, le rêve est immense : devenir le premier pays de son rang à inscrire son nom au palmarès du CHAN.
Les clés du succès selon Sektioui
En conférence de presse, Tarik Sektioui a insisté sur « la confiance et la détermination » comme ingrédients essentiels pour remporter le trophée. « Chaque match a son scénario, mais nous avons les moyens de réussir », a-t-il déclaré. Reconnaissant la valeur de Madagascar, il a rappelé qu’« aucune équipe n’atteint une finale par hasard ». Le sélectionneur souligne également l’endurance de son groupe, seul à avoir traversé les trois pays hôtes de cette édition, preuve d’une force mentale forgée par l’adversité.
Une responsabilité partagée par les joueurs
Du côté des Lions, la conscience de l’enjeu est palpable. Salaheddine Rahouli confie : « Nous sommes venus pour jouer la finale et ramener le trophée au Maroc. Décrocher ce titre pour la troisième fois est une fierté et une responsabilité envers nos supporters. » Cet état d’esprit, mélange de détermination et de patriotisme, illustre la volonté d’une génération de marquer durablement l’histoire du football marocain.
Une finale pour confirmer
En cas de victoire, le Maroc dévancerait la RD Congo, également double lauréate, et s’installerait au sommet de la hiérarchie du CHAN. Cette troisième étoile consacrerait non seulement la constance et la profondeur du vivier marocain, mais aussi la capacité du football national à rayonner dans toutes les compétitions africaines.
Une rencontre sous haute tension
Prévue samedi à 16h (GMT+1), la finale promet intensité et émotion. Entre un Maroc en quête de confirmation et un Madagascar désireux d’écrire l’histoire, le duel s’annonce haletant. Quoi qu’il advienne, cette 8e édition du CHAN restera marquée par la qualité du spectacle et par la démonstration que le football africain continue de se réinventer à travers la passion de ses équipes et de ses supporters.