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Breakdance : Bilal Mellakh et Fatima El Mamouny défendront les couleurs du Maroc à Tokyo
La Cathédrale du Sacré-Cœur de Casablanca a vibré samedi soir au rythme des figures acrobatiques et des enchaînements millimétrés des meilleurs b-boys et b-girls du royaume
Qualifiés lors d’éliminatoires nationales riches en émotion à Casablanca, les danseurs Bilal Mellakh et Fatima El Mamouny représenteront le Maroc au prestigieux Championnat du monde de breakdance, prévu le 9 novembre à Tokyo. Une reconnaissance pour deux talents confirmés, porteurs de l’identité urbaine marocaine sur la scène mondiale.
Deux talents, une même ambition : hisser le drapeau marocain au sommet
La Cathédrale du Sacré-Cœur de Casablanca a vibré samedi soir au rythme des figures acrobatiques et des enchaînements millimétrés des meilleurs b-boys et b-girls du royaume. Parmi eux, Bilal Mellakh s’est illustré avec une prestation époustouflante, alliant puissance, maîtrise technique et créativité. Il décroche ainsi sa place pour Tokyo après une rude compétition entre les 16 finalistes masculins issus des phases régionales de Marrakech et Casablanca.
Chez les femmes, Fatima El Mamouny s’est hissée à la première place d’une compétition relevée. Sa victoire est aussi un appel à une présence féminine accrue dans le monde du breakdance marocain. Déjà présente aux Jeux olympiques de Paris 2024, Fatima ne cache pas son désir de voir cette discipline se structurer davantage au Maroc pour offrir de vraies perspectives aux jeunes danseuses.
Un tremplin pour les cultures urbaines marocaines
La manifestation, organisée sous l’égide de la Fédération Royale Marocaine des Sports Aérobics, Fitness, Hip Hop et Disciplines Assimilées, en partenariat avec la Commune de Casablanca et Casa Events et Animation, est devenue un rendez-vous incontournable pour les passionnés de breakdance. Le jury, composé de figures internationales comme B-Boy Lil Zoo, B-Boy Marlon et B-Girl Roxy, a salué le niveau technique élevé des compétiteurs.
Mais au-delà de la compétition, c’est toute une culture urbaine qui s’exprime et se structure. Ces éliminatoires visent à faire émerger de nouveaux talents marocains, à créer des espaces d’expression artistique, et à relier les jeunes danseurs du pays aux scènes internationales. La dynamique amorcée, avec l’entrée du breakdance aux JO de Paris 2024, crée une vague d’engouement que les institutions sportives et culturelles s’emploient désormais à accompagner.