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CAN Maroc-2025 : le Nigeria s’offre le bronze et laisse l’Egypte au pied du podium
L’attaquant nigérian n° 22 Akor Adams célèbre le premier but de son équipe, mais celui-ci est annulé par une décision VAR lors du match pour la troisième place de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) entre l'Égypte et le Nigeria au stade Mohammed V de Casablanca, le 17 janvier 2026. (ABDEL MAJID BZIOUAT / AFP)
La Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025 a continué de livrer son lot de suspense jusqu’à son avant-dernier acte. À Casablanca, le Nigeria a décroché la troisième place aux dépens de l’Égypte à l’issue d’une séance de tirs au but haletante, concluant un parcours marqué par un football séduisant et une solidité mentale remarquable. Cette « petite finale » a aussi servi de prélude émotionnel à la grande finale entre le Maroc et le Sénégal, symbole d’une édition intense et riche en rebondissements.
Un duel équilibré dans un Complexe Mohammed V en effervescence
Disputé au Complexe sportif Mohammed V, le match de classement a opposé deux équipes du football africain parmi les favoris au départ de la CAN, désireux de terminer le tournoi sur une note positive. Les sélectionneurs Eric Chelle et Hossam Hassan ont opté pour une rotation partielle de leurs effectifs, laissant au repos plusieurs cadres après les efforts fournis en demi-finales. Malgré ces ajustements, l’intensité est restée élevée dès les premières minutes.
La première période a été marquée par une phase d’observation où chaque équipe cherchait à imposer sa domination au milieu du terrain. Les Super Eagles ont tenté de presser haut, tandis que les Pharaons privilégiaient la possession et la construction progressive. Le Nigeria a cru ouvrir le score à la 36e minute grâce à Akor Adams, mais l’intervention de la VAR a annulé le but pour une faute préalable jugée litigieuse. Cette décision a accentué la tension dans les tribunes et sur la pelouse.
Des occasions sans réussite et un suspense intact
Au retour des vestiaires, le rythme s’est intensifié. Les Nigérians ont de nouveau trouvé le chemin des filets dès l’entame de la seconde période, cette fois par Ademola Lookman entré en jeu, mais l’action a été invalidée pour une position de hors-jeu d’Adams. Malgré une succession d’attaques rapides, de centres dangereux et de tentatives lointaines, aucune des deux équipes n’est parvenue à faire la différence.
L’Égypte a multiplié les offensives, cherchant à exploiter les ailes et à créer des décalages, tandis que le Nigeria misait sur des transitions rapides et la vivacité de ses attaquants. La fatigue accumulée au fil du tournoi s’est fait sentir, mais l’engagement est resté total jusqu’au coup de sifflet final. Le score nul et vierge a logiquement conduit à une séance de tirs au but, sans prolongations.
Nwabali, le héros de la séance décisive
Lors de l’épreuve de vérité, le gardien nigérian Stanley Nwabali s’est illustré de manière spectaculaire. Auteur de deux arrêts décisifs, il a permis aux Super Eagles de s’imposer 4 tirs au but à 2. Du côté égyptien, les échecs de Mohamed Salah et d’Omar Marmoush ont pesé lourd dans la balance, offrant au Nigeria une neuvième victoire en match de classement, un record dans l’histoire de la compétition.
Élu homme du match, Nwabali a souligné l’importance du collectif dans cette performance, insistant sur la force mentale et la solidarité du groupe. Son sang-froid et sa lecture des intentions adverses ont été déterminants dans un contexte de forte pression.
La fierté du sélectionneur nigérian
En conférence de presse, le sélectionneur Eric Chelle s’est dit fier du parcours de son équipe. Il a salué la combativité de ses joueurs et leur capacité à terminer la compétition sur une note positive après la déception de la demi-finale face au Maroc. Selon lui, la seconde période a montré une amélioration notable dans la maîtrise du ballon et la projection offensive, traduisant la progression collective du groupe.
Chelle a également mis en avant le rôle du staff technique et l’état d’esprit du vestiaire, estimant que cette médaille de bronze constitue une récompense méritée pour un tournoi marqué par un football offensif et attractif.
Une Égypte combative malgré la déception
De son côté, le sélectionneur égyptien Hossam Hassan, qui a terminé comme il a commencé, en demi-teinte, s’est montré malgré tout satisfait de la prestation globale de ses joueurs. Il a insisté sur la nécessité de capitaliser sur les enseignements de cette CAN, de corriger les erreurs observées et de poursuivre le travail en vue des prochaines échéances continentales. Pour les Pharaons, cette quatrième place constitue une étape intermédiaire dans un processus de reconstruction et de renouvellement générationnel.
Un tournoi relevé et une transition vers la grande finale
Cette rencontre de classement a également servi de transition vers l’apothéose de la compétition : la finale entre le Maroc et le Sénégal au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat. Le niveau affiché par le Nigeria et l’Égypte a confirmé la densité de cette CAN Maroc-2025, où plusieurs sélections ont livré des performances de haut niveau.
Le parcours du Maroc, marqué par une solidité défensive et une gestion maîtrisée des moments clés, a placé les Lions de l’Atlas dans une position idéale pour viser le sacre continental. Face à eux, le Sénégal, champion en titre, ambitionnait de confirmer sa domination régionale. Cette affiche de prestige a symbolisé l’équilibre des forces et l’évolution du football africain.
Une CAN riche en enseignements pour le continent
Au-delà des résultats, la CAN Maroc-2025 aura été une vitrine du football africain moderne, combinant intensité physique, discipline tactique et émergence de nouveaux talents. Le succès organisationnel du Royaume, salué par les instances continentales, a offert un cadre optimal pour l’expression du jeu et la valorisation des équipes participantes.
Le bronze décroché par le Nigeria, la résistance de l’Égypte et le parcours remarquable du Maroc illustrent la diversité des styles et la compétitivité croissante du continent. Cette édition a également rappelé l’importance de la formation, de la préparation mentale et de la gestion des effectifs dans les grands tournois.
Une fin de tournoi sous le signe de l’émotion
À Casablanca, les applaudissements du public ont salué l’engagement des deux équipes, confirmant que même un match de classement peut offrir un spectacle intense et chargé d’émotion. Le Nigeria repart avec une médaille de bronze qui récompense son audace et sa constance, tandis que l’Égypte se projette déjà vers l’avenir.
À l’échelle du tournoi, cette « petite finale » a incarné l’esprit de la CAN : rivalité, passion, suspense et respect, avant de laisser place à la grande finale et à l’ultime moment de communion entre le football et les supporters africains.