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De la cheville au rein, l’entorse qui peut tuer – Par Dr Anwar Cherkaoui
L’entorse c’est douloureux, et potentiellement pire
Une entorse immobilisée peut sembler un accident banal. Pourtant, derrière le plâtre et les béquilles se cache parfois, explique Dr Anwar Cherkaoui, une menace bien plus grave : l’infection urinaire, discrète, insidieuse, mais potentiellement mortelle…

Par Dr Anwar Cherkaoui
Un traumatisme qui complique les gestes simples
Après une entorse, l’immobilisation et la douleur rendent les déplacements difficiles, y compris pour se rendre aux toilettes. Par confort ou par lassitude, certaines personnes choisissent de se retenir, provoquant une stagnation de l’urine dans la vessie. Ce phénomène, appelé stase urinaire, offre un terrain idéal à la prolifération bactérienne. Le problème, c’est que l’infection peut se développer en silence, sans brûlures ni gêne à la miction.
Des signes trompeurs mais alarmants
Dans ce contexte, les symptômes sont parfois discrets : fièvre persistante, frissons vespéraux, migraines. Autant de signaux à ne pas négliger, même en l’absence de « porte d’entrée » apparente. Une infection urinaire peut remonter aux reins et se propager dans le sang, déclenchant un sepsis. Ce dernier, en quelques heures, peut provoquer un choc septique et une défaillance multiviscérale, mettant en jeu le pronostic vital. C’est ce que l’on appelle un septicémie.
Prévenir pour éviter le pire
Face à ce risque, la vigilance est essentielle. Toute personne immobilisée après un traumatisme doit surveiller sa température, boire suffisamment et ne pas céder à la tentation de se retenir. En cas de fièvre persistante, frissons, douleurs lombaires ou altération de l’état général, il est impératif de consulter rapidement. Un diagnostic précoce et un traitement adapté permettent d’éviter que cette complication silencieuse ne se transforme en urgence médicale grave.