Actu
Démantèlement à Nador et Guercif d’un réseau impliqué dans la traite d’êtres humains et les faux dossiers de visa
Les mis en cause seraient impliqués dans la constitution de dossiers frauduleux utilisés pour faciliter l’immigration irrégulière
Neuf individus ont été interpellés, mercredi, à Nador et Guercif par les services de la police judiciaire, en coordination avec la DGST, pour leur implication présumée dans la constitution de faux dossiers de visa Schengen, l’organisation d’opérations d’immigration irrégulière et des actes de traite des êtres humains. Une enquête est en cours pour démanteler l’ensemble du réseau.
Un réseau criminel structuré ciblé par les forces de sécurité
L’étau se resserre autour des réseaux criminels exploitant les filières de l’immigration irrégulière. À Nador et Guercif, une opération conjointe des éléments de la police judiciaire et de la DGST a permis l’arrestation de neuf individus soupçonnés d’appartenir à un réseau spécialisé dans la falsification de documents administratifs destinés à obtenir des visas pour des pays européens.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les mis en cause seraient impliqués dans la constitution de dossiers frauduleux utilisés pour faciliter l’immigration irrégulière, tout en participant à des activités de traite des êtres humains.
Au total, huit arrestations ont été réalisées à Nador, et une neuvième à Guercif, grâce aux investigations minutieuses menées par les forces de l’ordre.
Faux documents, passeports, argent liquide : les preuves s’accumulent
Les perquisitions menées dans les deux villes ont permis de saisir un important lot de matériel compromettant. Outre plusieurs documents administratifs falsifiés, les enquêteurs ont découvert des ordinateurs, un véhicule léger servant au transport des victimes, ainsi que des photographies, des documents d’identité, des passeports au nom de tiers, et des reçus d’ordres de virement.
Les autorités ont également mis la main sur une somme d’argent estimée à environ 35 millions de centimes, soupçonnée de provenir directement de cette activité criminelle.
Les neuf suspects ont été placés en garde à vue, sous la supervision du parquet compétent, afin de poursuivre les investigations. Les enquêteurs cherchent désormais à identifier d’éventuelles ramifications du réseau et à interpeller d’autres complices.
Cette opération illustre une nouvelle fois la mobilisation des forces de sécurité marocaines contre les réseaux de traite des êtres humains et de falsification de documents, qui exploitent les espoirs de nombreux candidats à l’émigration en quête d’une vie meilleure