Dépression chez les jeunes en France: un quart des 15-29 ans concernés selon un sondage

Dépression chez les jeunes en France: un quart des 15-29 ans concernés selon un sondage

La dépression toucherait plus particulièrement les 22-25 ans, avec une prévalence plus élevée chez les jeunes femmes (27 %) que chez les jeunes hommes (22 %).

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Un sondage mené auprès de plus de 5 600 jeunes révèle qu’un quart d’entre eux se déclarent atteints de dépression. Les résultats mettent en lumière une génération fragilisée, particulièrement les jeunes femmes et ceux en difficulté économique.

Une jeunesse marquée par le mal-être

La santé mentale est devenue un sujet central en France, élevée en 2025 au rang de grande cause nationale. Les jeunes, dont l’entrée dans l’âge adulte s’est heurtée à la crise sanitaire, en représentent l’un des principaux enjeux. L’enquête réalisée par l’Institut Montaigne, la Mutualité française et l’Institut Terram auprès de 5 633 jeunes de 15 à 29 ans confirme un malaise déjà souligné par plusieurs études.

Les résultats sont édifiants : 25 % des jeunes interrogés présentent des symptômes dépressifs selon leur propre évaluation. Plus de 80 % déclarent avoir ressenti une fatigue persistante au cours des deux dernières semaines, près de 75 % des troubles du sommeil et plus de 60 % un sentiment de tristesse ou de déprime. Un chiffre particulièrement préoccupant ressort : 31 % affirment avoir déjà eu des pensées suicidaires.

La dépression toucherait plus particulièrement les 22-25 ans, avec une prévalence plus élevée chez les jeunes femmes (27 %) que chez les jeunes hommes (22 %). Les écarts régionaux sont notables : de 19 % en Bourgogne-Franche-Comté à 28 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec des taux beaucoup plus alarmants en outre-mer, atteignant 52 % en Guyane

Inégalités sociales et géographiques

Les difficultés économiques et sociales jouent un rôle déterminant. Les jeunes en situation précaire sont surreprésentés parmi ceux qui déclarent aller mal. Toutefois, l’opposition entre urbains et ruraux surprend : les jeunes des zones rurales semblent mieux protégés (11 % se disent en mauvaise santé mentale, contre 17 % dans les métropoles)..

Le rapport souligne aussi l’impact des inégalités spatiales : les métropoles, en particulier pour les étudiants, concentrent davantage de vulnérabilités économiques et sociales. Le mal-être s’enracine donc à la fois dans des réalités sociales et dans des environnements de vie spécifiques.

 Réseaux sociaux : miroir et catalyseur du mal-être

L’usage intensif des réseaux sociaux apparaît comme un facteur aggravant. Plus le temps passé en ligne est élevé, plus les jeunes déclarent un bien-être psychique fragile. Près de la moitié des sondés y passent entre une et trois heures par jour, et un tiers jusqu’à cinq heures..

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