Grenade : les séismes d’août laissent des traces ponctuelles à l’Alhambra

Grenade : les séismes d’août laissent des traces ponctuelles à l’Alhambra

Les spécialistes procèdent désormais à des relevés détaillés afin de repérer fissures, lézardes ou autres altérations. Les données recueillies alimenteront les modèles numériques de l’Alhambra pour mieux comprendre le comportement des bâtiments lors de futurs séismes.

1
Partager :

Les secousses enregistrées en août dans la province de Grenade ont provoqué des dommages localisés sur certains éléments de l’Alhambra, sans affecter de manière significative ses structures historiques. Les responsables du monument ont renforcé les inspections, notamment dans l’Alcazaba, toujours fermée au public

Des anomalies sur deux tours

Les équipes techniques du Patronato de la Alhambra et du Generalife ont relevé des « anomalies ponctuelles » sur plusieurs créneaux de la Tour de l’Hommage et de la Tour Quebrada. Les éléments concernés, issus d’interventions réalisées au début du XXe siècle, ont été sécurisés et stabilisés afin d’éviter tout risque de chute.

Les premières constatations ne font apparaître aucun dommage structurel significatif. La Tour de l’Hommage remonte vraisemblablement au règne de Muhammad Ier, au XIIIe siècle. La Tour Quebrada, reconstruite au XIVe siècle sous Yusuf Ier sur une tour zirí antérieure, doit son nom à une fissure apparue après un effondrement au XIXe siècle.

Une série sismique sous surveillance

Grenade a connu plusieurs secousses importantes en août. Un tremblement de terre de magnitude 5, dont l’épicentre se situait près d’Alhendín, a frappé la région le 15 août. Trois jours plus tard, quatre autres séismes de magnitude 4 ou davantage ont été enregistrés. À l’Alhambra, quelques éléments décoratifs non structurels, notamment des pièces de plâtre dans la Salle du Trône, avaient également été endommagés.

Le monument a depuis rouvert en grande partie. Les Palais nasrides ont retrouvé leur itinéraire habituel, à l’exception de l’accès à la Tour de Comares, tandis que l’Alcazaba reste fermée.

Le jumeau numérique mobilisé

Les spécialistes procèdent désormais à des relevés détaillés afin de repérer fissures, lézardes ou autres altérations. Les données recueillies alimenteront les modèles numériques de l’Alhambra pour mieux comprendre le comportement des bâtiments lors de futurs séismes.

Ce travail s’inscrit dans le projet « Alhambra Living Lab », fondé sur un jumeau numérique du monument pour améliorer sa conservation, anticiper les risques et simuler des scénarios. Les inspections doivent se poursuivre parallèlement aux protocoles habituels de surveillance.

lire aussi