Premier numéro des « Carnets des photographes marocains » consacré à Jaâfar Akil

Premier numéro des « Carnets des photographes marocains » consacré à Jaâfar Akil

De Meknès à Assilah, de Figuig à Rabat, mais aussi de Paris à Arles, le photographe compose une géographie personnelle faite de traces, de détails et de fragments

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Les « Carnets des photographes marocains » consacrent leur premier numéro à Jaâfar Akil, figure de la photographie marocaine contemporaine. Publié par l’Association Marocaine d’Art Photographique, l’ouvrage rassemble 36 images réalisées entre 2010 et 2026 et retrace un parcours marqué par l’exploration de la mémoire, de l’espace et de l’absence.

 

Né en 1966 à Meknès, Jaâfar Akil conjugue création artistique et transmission. Il enseigne le photojournalisme et l’analyse de l’image à l’Institut supérieur de l’information et de la communication de Rabat.

Un voyage entre lumière, mémoire et fragments

Après un numéro introductif dédié au pionnier Mohamed Cherradi, disparu en 2018, la nouvelle série éditoriale entre pleinement dans le vif du sujet avec Jaâfar Akil. Ce petit ouvrage, publié dans le prolongement de l’exposition « Débris », présentée en mai dernier à Marrakech, donne à voir une œuvre patiemment construite au fil des déplacements, des rencontres et des expérimentations.

De Meknès à Assilah, de Figuig à Rabat, mais aussi de Paris à Arles, le photographe compose une géographie personnelle faite de traces, de détails et de fragments. Loin de rechercher le spectaculaire ou le panorama, il préfère saisir ce qui trouble le regard : une lumière, une matière, une absence, une empreinte laissée dans l’espace urbain ou naturel.

Une photographie habitée par l’absence

Pour le critique d’art Abdelkrim Chiguer, le carnet révèle la richesse thématique d’un photographe voyageur, toujours à la recherche de ce qui subsiste après le passage du temps. Cette démarche apparaît notamment dans « Casa-Paris : Déambulations », réalisé en 2014 en hommage à son père disparu.

Vestiges, souvenirs et fragments d’archives y dialoguent dans une tension permanente entre présence et effacement. La photographie devient alors un territoire où se croisent mémoire et oubli, réalité et réminiscence. Les images ne se contentent pas de documenter : elles interrogent ce qui demeure lorsqu’un lieu, un visage ou un instant s’éloigne.

Un regard transmis aux nouvelles générations

Né en 1966 à Meknès, Jaâfar Akil conjugue création artistique et transmission. Il enseigne le photojournalisme et l’analyse de l’image à l’Institut supérieur de l’information et de la communication de Rabat.

Titulaire d’un doctorat consacré à la sémiologie de l’image et au processus communicationnel dans la publicité télévisée au Maroc, il développe depuis plusieurs décennies une réflexion où pratique photographique et lecture critique de l’image se nourrissent mutuellement.

Avec ce premier numéro, les « Carnets des photographes marocains » inaugurent ainsi une collection qui entend mettre en lumière les écritures, les sensibilités et les parcours qui façonnent la photographie marocaine contemporaine.

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