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Trésor : le besoin de financement recule de 27,5% à fin juillet
Sur les sept premiers mois de 2026, le besoin de financement du Trésor a sensiblement reculé par rapport à la même période de 2025
Le besoin de financement du Trésor s’est établi à 54,2 milliards de dirhams à fin juillet 2026, contre 74,8 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 20,6 milliards ou 27,5%. Les données du ministère de l’Économie et des Finances montrent parallèlement un recours plus important au financement extérieur qu’au marché domestique.
Un besoin en nette diminution
Sur les sept premiers mois de 2026, le besoin de financement du Trésor a sensiblement reculé par rapport à la même période de 2025. Cette évolution traduit une amélioration de l’équilibre entre ressources et charges budgétaires, même si le niveau du besoin demeure conséquent.
Selon la Situation des charges et ressources du Trésor (SCRT), les mobilisations nettes sur le marché intérieur se sont établies à 14,9 milliards de dirhams. Elles correspondent à 77,6 milliards de souscriptions, contre 62,7 milliards de remboursements en principal.
Le marché domestique reste ainsi un pilier du financement de l’État, mais avec un flux net relativement contenu au regard des montants bruts levés.
L’extérieur prend davantage de poids
Les emprunts extérieurs nets ont atteint près de 27,1 milliards de dirhams. Le Trésor a effectué 40,2 milliards de tirages, contre 13,1 milliards d’amortissements.
Sur les montants mobilisés à l’étranger, 23,7 milliards de dirhams proviennent du marché financier international, soit près de 59% des tirages extérieurs. Ce poids souligne l’importance prise par les ressources internationales dans le financement du Trésor sur la période.
Au total, les flux nets d’endettement intérieur et extérieur atteignent 42 milliards de dirhams. Ils ne couvrent toutefois pas à eux seuls l’ensemble du besoin de financement, d’autres mécanismes de trésorerie pouvant également intervenir.
Une lecture économique des finances publiques
La SCRT suit l’exécution de la Loi de finances selon une approche en flux conforme aux standards internationaux. Elle retrace notamment les recettes et dépenses ordinaires, l’investissement, le déficit budgétaire, le besoin de financement et les ressources mobilisées.
À la différence des données de la Trésorerie Générale du Royaume, à dominante comptable, la SCRT offre ainsi une lecture plus économique de l’évolution des finances publiques.