Inflation : une hausse modérée de 0,4 % en septembre, selon le HCP

Inflation : une hausse modérée de 0,4 % en septembre, selon le HCP

L’évolution de l’inflation n’est pas uniforme sur le territoire. Les disparités reflètent la diversité des dynamiques locales, particulièrement dans le secteur alimentaire, où les variations dépendent souvent des circuits d’approvisionnement et des conditions climatiques régionales

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié, lundi, les chiffres de l’indice des prix à la consommation (IPC) pour septembre 2025. L’inflation se stabilise à 0,4 % sur un an, traduisant une progression contenue des prix alimentaires et non alimentaires. Cette modération s’explique par la baisse des carburants et la relative stabilité des produits de base, malgré des hausses localisées sur certains produits frais.

Des prix globalement stables mais contrastés selon les secteurs

En septembre 2025, l’IPC a enregistré une hausse de 0,4 % par rapport au même mois de l’année précédente, précise le HCP. L’indice des produits alimentaires a progressé de 0,5 %, tandis que celui des produits non alimentaires s’est accru de 0,4 %. Les variations les plus marquantes concernent la baisse de 2,4 % du poste "Transport" — principalement en raison de la chute des prix des carburants — et la hausse de 2,9 % des prix dans les "Restaurants et hôtels".

D’un mois à l’autre, entre août et septembre 2025, l’inflation a légèrement augmenté de 0,2 %. Cette évolution mensuelle s’explique par la progression des prix des légumes (+2,6 %), des fruits (+0,5 %), des viandes (+0,4 %) ainsi que du pain, des céréales et des produits laitiers (+0,1 %). En revanche, les prix des huiles et graisses (-2,1 %), des poissons et fruits de mer (-0,6 %) et des boissons non alcoolisées (-0,3 %) ont connu un recul.

Des disparités régionales notables

L’évolution de l’inflation n’est pas uniforme sur le territoire. Les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Errachidia (+0,9 %), Laâyoune (+0,6 %), Rabat (+0,5 %) et Casablanca, Dakhla, Guelmim et Béni Mellal (+0,4 %). À l’inverse, certaines villes ont vu les prix baisser, notamment Al-Hoceima (-2,4 %), Meknès (-0,4 %), Fès (-0,3 %), Kénitra et Tanger (-0,2 %).

Ces disparités reflètent la diversité des dynamiques locales, particulièrement dans le secteur alimentaire, où les variations dépendent souvent des circuits d’approvisionnement et des conditions climatiques régionales.

Une inflation sous-jacente stable

L’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils et les tarifs publics, est resté stable par rapport à août 2025 et n’a progressé que de 0,3 % sur un an. Cette stabilité traduit la maîtrise relative de la pression inflationniste et la normalisation progressive des prix après les tensions observées en 2023 et 2024.

Par division de produits, le HCP relève des hausses notables pour les boissons alcoolisées et tabac (+3,4 %), les articles d’habillement (+0,9 %), le logement et l’énergie (+0,6 %) ou encore l’enseignement (+2,1 %). À l’inverse, les prix du transport (-2,4 %) et des loisirs (-0,5 %) continuent de tirer l’indice global vers le bas.

Une inflation maîtrisée, mais fragile

Cette évolution témoigne d’un retour à une inflation modérée, soutenue par des politiques monétaires et budgétaires prudentes. Toutefois, la dépendance de certains secteurs aux fluctuations internationales – notamment les produits énergétiques et alimentaires importés – laisse planer une incertitude sur la stabilité future des prix.

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