La Chine accélère sa puissance de calcul pour dominer l’ère de l’IA

La Chine accélère sa puissance de calcul pour dominer l’ère de l’IA

Déjà classée deuxième puissance mondiale en termes de puissance de calcul totale, la Chine vise désormais à réduire l’écart avec les États-Unis et à imposer son modèle technologique.

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La Chine prévoit une hausse de plus de 40 % de sa puissance de calcul d’ici 2025. Un pari stratégique qui s’inscrit dans sa volonté de renforcer son leadership en intelligence artificielle et de soutenir sa transition numérique.

Une progression fulgurante

Lors de la Conférence nationale sur la puissance de calcul, clôturée dimanche à Datong, les autorités chinoises ont dévoilé des chiffres impressionnants. En juin 2025, la puissance de calcul intelligente du pays atteignait déjà 788 EFLOPS, contre seulement 90 EFLOPS fin 2024. Cette croissance vertigineuse traduit l’accélération de l’adoption de l’IA dans des domaines variés : santé, éducation, agriculture ou encore industrie manufacturière. L’objectif fixé est clair : consolider une infrastructure numérique robuste pour accompagner l’essor technologique et la compétitivité mondiale du pays.

Des investissements colossaux

Cette montée en puissance s’appuie sur une stratégie d’investissements massifs. Selon le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information, les opérateurs domestiques enregistreront une croissance annuelle supérieure à 20 %. Les géants de l’Internet prévoient, quant à eux, plus de 500 milliards de yuans – soit 69 milliards de dollars – sur trois ans pour renforcer leurs capacités. Ces fonds seront dirigés vers le développement de puces de nouvelle génération, la mise en place de plateformes interconnectées et l’optimisation des ressources de calcul réparties sur l’ensemble du territoire.

Un objectif de leadership mondial

Déjà classée deuxième puissance mondiale en termes de puissance de calcul totale, la Chine vise désormais à réduire l’écart avec les États-Unis et à imposer son modèle technologique. En misant sur l’IA et l’infrastructure numérique, Pékin entend transformer ce levier en moteur de souveraineté et d’innovation. La prochaine étape : faire de la puissance de calcul non seulement un atout scientifique, mais un pilier central de la croissance économique et de la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle.

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