La majorité gouvernementale fait bloc, salue les succès diplomatiques et condamne les violences à Gaza

La majorité gouvernementale fait bloc, salue les succès diplomatiques et condamne les violences à Gaza

Les membres de la présidence de la majorité, Aziz Akhannouch, président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Mme Fatima-Zahra Mansouri et M. Mohamed Mehdi Bensaïd, membres de la direction collégiale du secrétariat général du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Nizar Baraka, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, ainsi que de Nadia Fettah (RNI) et de M. Abdeljabbar Rachidi (Istiqlal).

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Réunie à Rabat sous la présidence d’Aziz Akhannouch, la majorité gouvernementale a dressé le 2 juin un état des lieux politique, économique et social du pays. Saluant les avancées du Royaume sur la scène internationale et les réformes engagées en matière sociale, elle a également dénoncé les violations persistantes du cessez-le-feu par Israël. Dans un contexte marqué par les mutations globales, la majorité met en avant sa cohésion et sa volonté d’achever les grands chantiers de la législature.

Sahara marocain : un appui diplomatique renforcé

La majorité a tenu à saluer le tournant stratégique pris par le Royaume-Uni en faveur de l’autonomie sous souveraineté marocaine pour le Sahara. Après les États-Unis et la France, Londres devient le troisième membre permanent du Conseil de sécurité à se rallier officiellement à la position du Maroc. Une dynamique internationale qui, selon les dirigeants de la majorité, confirme la crédibilité et le sérieux de l’initiative marocaine et isole davantage les thèses adverses dans ce conflit régional.

Cette reconnaissance est, souligne la majorité, le fruit des efforts constants de la diplomatie marocaine, guidée par le Roi Mohammed VI. Elle renforce la légitimité d’une solution réaliste, durable et largement soutenue sur la scène internationale.

Social, économie, Palestine : une feuille de route cohérente

La majorité a également mis en avant les acquis sociaux réalisés par le gouvernement dans le cadre du chantier de l’État social. La généralisation de la couverture sanitaire, l’aide sociale directe, le soutien à l’habitat et les réformes dans la santé et l’éducation sont autant, indique le communiqué, de jalons salués comme des avancées concrètes, notamment pour les classes laborieuses. L’amélioration du dialogue social, marquée par des avancées « historiques », est citée comme preuve d’un engagement respecté.

Sur le front économique, les indicateurs confirment une dynamique de relance : une croissance de 4,2 % au premier trimestre 2025 et la création de 282 000 emplois en un an. Le redressement de secteurs clés comme l’agriculture, l’industrie, le commerce extérieur ou le tourisme illustre, selon la majorité, la solidité des choix opérés.

Par ailleurs, la majorité condamne fermement les violences israéliennes contre les civils palestiniens, ainsi que les violations répétées du cessez-le-feu. Elle réaffirme la position constante du Maroc, sous l’égide du Roi, Président du Comité Al-Qods, en faveur d’une solution fondée sur la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Un cap maintenu sur les réformes et une majorité soudée

La réunion de Rabat a aussi été l’occasion pour les partis de la majorité de saluer les efforts déployés pour faire face à la crise du cheptel national, à travers un programme structuré en cinq axes : allègement des dettes, soutien aux éleveurs, traçabilité du bétail, campagnes sanitaires et accompagnement technique.

La majorité a réaffirmé son soutien aux grands chantiers nationaux, notamment en matière d’eau, d’énergie et de transition numérique. Elle s’est dite déterminée à poursuivre le travail législatif en coopération avec les deux chambres du Parlement, afin d’assurer la traduction effective des réformes promises.

Enfin, la majorité s’est félicitée de sa cohésion interne et a salué l’attitude responsable de l’opposition, qu’elle considère comme un acteur essentiel du débat démocratique national. Une manière de rappeler que, malgré les tensions, les institutions marocaines continuent de fonctionner dans un climat de pluralisme et de dialogue.

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