Le Maroc en brèves : l’Afrique au PCNS, l’alerte des dentistes, Fintech à Rabat, Go Siyaha” à Fès, les appelés à Kasba Tadla…

Le Maroc en brèves :  l’Afrique au PCNS, l’alerte des dentistes, Fintech à Rabat, Go Siyaha” à Fès, les appelés à Kasba Tadla…

À Fès, le ministère du Tourisme et l’Agence Maroc PME ont présenté le programme “Go Siyaha” aux professionnels de la région, dans le cadre d’un roadshow national. Ce dispositif ambitionne de revitaliser l’offre d’animation touristique, à travers un soutien ciblé à l’investissement et à l’innovation

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Du symposium économique de Salé à la montée en puissance de la Fintech, en passant par le plaidoyer pour la profession de dentiste, la relance du tourisme à Fès et les initiatives de formation militaire et doctorale, retour sur une actualité en période estivale.

 Salé : L’Afrique en débat face aux mutations globales

Clôturé à Salé, le 3ᵉ Symposium économique africain (AES) a mis en lumière les défis et choix structurants qui attendent le continent africain à l’ère des crises mondiales. Organisé par le Policy Center for the New South, cet événement s’est articulé autour du thème « Des choix audacieux face aux mutations mondiales », en réunissant chercheurs, décideurs, économistes et praticiens venus d’Afrique et d’ailleurs.

Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la résilience des politiques monétaires et budgétaires face à l'inflation persistante, à la dette publique croissante et à l’instabilité des marchés internationaux. Le potentiel transformateur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et de l’innovation financière a également été au centre des échanges.

Karim El Aynaoui, président exécutif du PCNS, a insisté sur l’urgence d’adapter les politiques économiques à un environnement global en mutation rapide, appelant à une approche interdisciplinaire pour éviter les erreurs stratégiques et préserver la souveraineté des États. L’édition 2025 de l’AES s’est ainsi affirmée comme un catalyseur de pensée stratégique pour le futur de l’Afrique.

Défendre l’intégrité d’une profession médicale

À Casablanca, l’Ordre national des médecins dentistes a lancé un appel fort à la régularisation de la profession, dénonçant les dangers de l’exercice illégal. Lors d’une conférence de presse, les représentants de l’Ordre ont plaidé pour une stricte application des lois encadrant la profession, rappelant que la qualité des soins dentaires repose sur une formation clinique rigoureuse, indissociable de la santé publique.

Le président de l’Ordre, Mohamed Sedira, a averti que ces pratiques illégales mettent en péril la santé des citoyens et le système de soins lui-même. Il a souligné la nécessité d’adopter la loi n° 25.14, visant à réglementer les professions manipulant des produits de santé, tout en renforçant les contrôles et les sanctions contre les établissements non agréés.

La rencontre a rassemblé professionnels, universitaires, étudiants et représentants syndicaux, dans un consensus autour de la défense de la déontologie médicale et de la crédibilité des institutions de santé, en lien avec les exigences internationales croissantes que le Maroc ambitionne de satisfaire.

Rabat : Fintech et confiance numérique au cœur des préoccupations

À l’Université Mohammed V de Rabat, le premier Congrès international sur la Fintech et la confiance numérique s’est ouvert sous le haut patronage royal. Organisé pour répondre aux défis croissants de cybersécurité et de gouvernance numérique, cet événement de trois jours vise à poser les bases d’un écosystème financier innovant, sécurisé et inclusif.

Mohamed Rhachi, président de l’université, a souligné que la Fintech constitue un levier stratégique pour l’inclusion financière, la compétitivité des entreprises et la création d’emplois à forte valeur ajoutée. Toutefois, a-t-il prévenu, cette transition exige un encadrement rigoureux pour protéger les usagers.

Le doyen Mohamed Regragui a insisté sur la vocation de la faculté à devenir une plateforme de référence pour la recherche en cybersécurité et Fintech. La présidente du congrès, Fouzia Omary, a, quant à elle, attiré l’attention sur les inquiétudes croissantes concernant la protection des données et la vie privée.

Les panels ont abordé des thèmes tels que la résilience des services financiers, la transformation numérique, l’intelligence artificielle et l’éducation à la confiance numérique, avec pour ambition de structurer une vision marocaine de la Fintech à l’horizon 2030.

Le tourisme en mode projet avec “Go Siyaha”

À Fès, le ministère du Tourisme et l’Agence Maroc PME ont présenté le programme “Go Siyaha” aux professionnels de la région, dans le cadre d’un roadshow national. Ce dispositif ambitionne de revitaliser l’offre d’animation touristique, à travers un soutien ciblé à l’investissement et à l’innovation, en vue des grands rendez-vous sportifs que le pays s’apprête à accueillir, comme la CAN 2025 et le Mondial 2030.

Le directeur général de Maroc PME, Anouar Alaoui Ismaili, a rappelé le potentiel historique, culturel et naturel de la région Fès-Meknès. Le président de la Chambre de commerce, Hamza Benabdellah, a, de son côté, mis en avant la nécessité de mobiliser le financement bancaire pour appuyer l’investissement privé dans le secteur.

“Go Siyaha”, doté d’une enveloppe de 720 millions de dirhams, vise à accompagner 1.700 entreprises d’ici 2026. Il s’articule autour de trois axes : appui à l’investissement, assistance technique et croissance verte, avec une orientation forte vers les TPE et PME opérant dans l’animation touristique.

Kasba Tadla : Une jeunesse formée et engagée au service de la Nation

La cérémonie de fin de formation du 39e contingent des appelés au service militaire a eu lieu au Centre de formation de Kasba Tadla. En présence de hauts responsables des FAR et de personnalités civiles, près de 1.320 jeunes, dont 396 filles, ont reçu une formation militaire et professionnelle dans des spécialités variées : informatique, cuisine, jardinage, sécurité, hôtellerie…

Le lieutenant-colonel Fayçal Bouharba a salué la discipline et l’assiduité des conscrits, qui ont acquis des compétences pratiques destinées à faciliter leur insertion socioprofessionnelle. Parmi eux, Mouad Kroum, formé comme entraîneur sportif, et Laila Mekkaoui, spécialisée en sécurité, ont exprimé leur fierté et leur volonté de contribuer activement au développement du pays.

Cette initiative illustre la volonté des Forces Armées Royales de former une jeunesse qualifiée, responsable et prête à répondre aux besoins du marché du travail et aux défis de la nation.

Marrakech : Les doctorants en quête de durabilité

À Marrakech, les “PhD Days 2025” ont réuni chercheurs, entrepreneurs et décideurs autour du thème “Entrepreneuriat responsable et durable face aux mutations socio-économiques, juridiques et technologiques”. Porté par l’Université Cadi Ayyad, cet événement vise à décloisonner la recherche et à favoriser les échanges interdisciplinaires autour de la durabilité, de l’innovation et de l’impact territorial.

Le président Belaid Bougadir a souligné que ces journées ne sont pas qu’un simple événement académique, mais un espace vivant de réflexion collective. Le président de l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire, Koné Tiemoman, a, quant à lui, salué cette dynamique de coopération scientifique Sud-Sud, facteur de renforcement de la mobilité académique et de projets structurants.

Les thématiques abordées – IA, gouvernance, entrepreneuriat durable – ont permis de croiser savoirs et pratiques, en jetant les bases d’une université plus engagée dans les réalités locales et les défis planétaires.

OMPIC : les entreprises en chiffres

L’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) a publié son rapport sur la création d’entreprises à fin mai 2025 : 48.862 unités ont vu le jour, dont 34.620 personnes morales. Casablanca-Settat domine avec 15.229 créations, suivie de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Rabat-Salé-Kénitra.

Les secteurs les plus dynamiques sont le commerce (36,63 %), le BTP (19,57 %), les services divers (17,06 %) et les transports. La majorité des entreprises adoptent la forme de SARL-AU (65,6 %), confirmant l’attrait de ce statut pour les entrepreneurs.

Ces chiffres confirment le dynamisme entrepreneurial marocain, soutenu par des politiques publiques favorables à l’investissement et à la structuration du tissu économique national.

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