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Le Maroc multiplie les initiatives diplomatiques à New York pour porter sa vision
À la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Maroc a multiplié les rencontres de haut niveau et réaffirmant ses engagements en matière de dialogue interreligieux, de paix au Moyen-Orient et de gouvernance migratoire. Les représentants du Royaume ont mis en avant les valeurs de tolérance, de solidarité et de coopération internationale. Le rôle historique de la Commanderie des Croyants Lors d’un événement ministériel organisé par l’Organisation de la Coopération islamique (OCI)
À la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Maroc a multiplié les rencontres de haut niveau et réaffirmant ses engagements en matière de dialogue interreligieux, de paix au Moyen-Orient et de gouvernance migratoire. Les représentants du Royaume ont mis en avant les valeurs de tolérance, de solidarité et de coopération internationale.
Le rôle historique de la Commanderie des Croyants
Lors d’un événement ministériel organisé par l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a rappelé l’importance de la Commanderie des Croyants dans la préservation de l’héritage prophétique. Il a souligné que cette commémoration du 1500e anniversaire de la naissance du Prophète Sidna Mohammed revêt, pour le Maroc, une signification particulière. Elle symbolise la fidélité du peuple marocain au message du Prophète et l’engagement de la dynastie alaouite à préserver les valeurs universelles de justice, de miséricorde et de solidarité.
- Bourita a mis en avant le rôle du Souverain, en tant que descendant du Prophète, dans la continuité de cette mission spirituelle et politique. La Lettre Royale adressée au Conseil supérieur des Oulémas le 15 septembre dernier a été distribuée aux États membres de l’ONU, traduite en quatre langues, afin d’inspirer d’autres nations à célébrer cet événement solennel.
Le ministre a également insisté sur l’engagement du Maroc à promouvoir un Islam modéré, citant l’action de l’Institut Mohammed VI pour la formation des imams et la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains. Selon lui, cette tradition marocaine se conjugue avec un rejet ferme de toute profanation des symboles religieux, des attaques contre le Saint Coran ou des caricatures offensantes.
Une conférence pour la paix au Moyen-Orient
La question palestinienne a également occupé une place centrale dans l’agenda marocain. Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a conduit la délégation marocaine à une conférence internationale sur le règlement pacifique du conflit israélo-palestinien et sur la mise en œuvre de la solution à deux États.
Co-présidée par le président français Emmanuel Macron et le ministre saoudien des Affaires étrangères, cette rencontre a réuni plusieurs chefs d’État et hauts responsables internationaux, dont le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. M. Akhannouch, accompagné de Nasser Bourita et de l’ambassadeur Omar Hilale, a réaffirmé la position constante du Royaume en faveur d’une paix juste et durable et d’un État palestinien indépendant avec Al-Qods-Est pour capitale.
Migration : un plaidoyer marocain pour une gouvernance partagée
Toujours à New York, M. Bourita a pris part à un dialogue stratégique de haut niveau sur la migration. Dans son intervention, il a présenté les avancées du Maroc en la matière, mettant en avant une politique cohérente guidée par les Hautes Orientations Royales.
Il a rappelé la création de l’Observatoire africain de la migration, basé à Rabat, et la mise en œuvre de l’Agenda africain sur la migration, reconnu comme cadre de référence par l’Union africaine. Il a également évoqué le rôle pionnier du Maroc dans l’adoption du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, conclu à Marrakech en 2018.
Le ministre a identifié trois paradoxes qui freinent la gouvernance migratoire : la politisation excessive du sujet, la fragilité du système multilatéral et le risque que les futures réunions internationales se réduisent à de simples exercices de procédure. Il a plaidé pour des observatoires interconnectés, la valorisation des expériences réussies et la mobilisation de ressources accrues afin de transformer la migration en un véritable levier de développement et de coopération.
Rencontres bilatérales et coordination diplomatique
En marge de l’Assemblée générale, le ministre a multiplié les entretiens avec ses homologues. Il s’est entretenu avec le ministre argentin des Affaires étrangères, Gerardo Werthein, qui a salué l’excellence des relations entre Rabat et Buenos Aires et exprimé la volonté de les renforcer dans divers domaines.
Par ailleurs, M. Bourita a rencontré plusieurs responsables internationaux, dont le Commissaire de l’Union africaine aux Affaires politiques et de sécurité, Bankole Adeoye, ainsi que les ministres des Affaires étrangères de Djibouti, d’Islande, du Bahreïn et du Libéria. Ces échanges ont permis d’examiner les relations bilatérales, de coordonner les positions sur des dossiers régionaux et internationaux et de renforcer la coopération Sud-Sud.
Un Maroc engagé pour le multilatéralisme
L’action diplomatique du Maroc, telle que définie pat le Roi Mohammed VI, s’inscrit ainsi dans une logique de construction de ponts entre les nations, de défense des causes justes et de promotion d’un multilatéralisme efficace. La présence à New York illustre la volonté du Royaume d’accompagner les grandes transitions mondiales, qu’elles soient politiques, sociales ou environnementales, et de contribuer à une gouvernance internationale plus juste et inclusive.