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Le Parlement en Brèves : Hygiène communale, assainissement liquide, clôture parlementaire…
223 villes et centres urbains sur 385 disposent actuellement d’un réseau d’assainissement et d’une station d’épuration, touchant 21 millions de citoyens
Infrastructures sanitaires à l’assainissement liquide, en passant par la justice de proximité, plusieurs chantiers ont marqué la scène publique au Maroc en ce mois de juillet. Tour d’horizon d’une série de brèves qui illustrent la continuité des politiques publiques dans une logique de service, de cohérence et de modernisation territoriale.
Hygiène communale : une couverture nationale en ligne de mire
Le programme national de mise à niveau des bureaux communaux d’hygiène (BCH), lancé en 2019, connaît une accélération significative. En réponse à une question orale à la Chambre des conseillers, le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit a annoncé que plus de 1.240 communes réparties sur 53 préfectures et provinces sont désormais bénéficiaires du dispositif.
En 2018, seuls 271 bureaux étaient opérationnels, couvrant à peine 18% du territoire. Grâce à la création de 130 bureaux intercommunaux, le taux de couverture devrait atteindre 71% d’ici fin 2025 et avoisiner les 100% en 2026.
Le ministère de l’Intérieur consacre à ce chantier plus de 738 millions de dirhams sur un budget global de 1,4 milliard de dirhams, en apportant en parallèle un appui technique et logistique.
La dimension humaine du programme est également au cœur de la réforme, avec le recrutement de centaines de médecins, vétérinaires, infirmiers et techniciens. À ce jour, 96 professionnels ont rejoint les BCH, et un nouveau cycle de recrutement est prévu prochainement.
Ces structures jouent un rôle essentiel dans la gestion des décès, des funérailles, du transport sanitaire, de la lutte contre les épidémies, les intoxications alimentaires, la rage et la gestion des animaux errants.
Assainissement liquide : un effort budgétaire soutenu
Dans le même registre sanitaire, le ministre de l’Intérieur a dressé un état des lieux du secteur de l’assainissement liquide, lors d’une autre séance parlementaire. À fin 2024, les investissements cumulés ont atteint 48,58 milliards de dirhams, dont 25,33 milliards réalisés et 23,25 en cours.
Le Fonds national d’assainissement (FALEEU) a contribué à hauteur de 17,67 milliards, dont 11,67 déjà débloqués. La part du ministère de l’Intérieur, via les collectivités territoriales, atteint 3,1 milliards.
Aujourd’hui, 223 villes et centres urbains sur 385 disposent d’un réseau d’assainissement et d’une station d’épuration, touchant 21 millions de citoyens. Les travaux se poursuivent dans 72 autres villes pour couvrir 1,25 million de personnes supplémentaires, tandis que 90 nouveaux centres sont programmés à l’horizon 2034.
En milieu rural, 43 centres sont déjà équipés, et 170 autres sont en cours de raccordement, pour un total de 442.000 habitants.
Le Maroc développe également la réutilisation des eaux usées : 53 millions de m³ traités ont été utilisés en 2024 pour irriguer 30 terrains de golf, plusieurs espaces verts et six projets industriels.
Un nouveau programme 2025-2034, doté de 56 milliards de dirhams, prévoit la réalisation de 389 projets en cours et 694 projets nouveaux. L’objectif est de renforcer les infrastructures, étendre la couverture nationale et assurer la durabilité hydrique.
Clôture parlementaire
La Chambre des représentants a clôturé mardi sa deuxième session de l’année législative 2024-2025. À cette occasion, le président Rachid Talbi El Alami a souligné que ce semestre législatif coïncidait avec le 26e anniversaire de l’intronisation du Roi Mohammed VI, symbole d’une dynamique nationale orientée vers la stabilité et le développement.
Le président a mis en avant les efforts de l’institution en matière de défense de l’intégrité territoriale, rappelant l’engagement unanime des groupes politiques contre les thèses séparatistes, et la participation active du Parlement aux fora internationaux.
Quatorze projets de loi ont été adoptés, dont certains structurants sur le plan judiciaire, des droits humains, de la presse, des investissements, et des préparatifs du Royaume pour des événements sportifs internationaux.
Côté évaluation, les groupes thématiques ont poursuivi leurs analyses sur les programmes d’alphabétisation, le Plan Maroc Vert, ou encore la stratégie nationale du sport. Des missions d’enquête et des séances de contrôle ont rythmé cette session marquée par une coopération étroite entre les pouvoirs exécutif et législatif.