Le Sahara marocain, vitrine du développement inclusif et durable

Le Sahara marocain, vitrine du développement inclusif et durable

Le futur port de Dakhla Atlantique de nouvelle génération, dont la mise en service est prévue en 2028, permettra de créer plus de 2 500 emplois directs et indirects, d’assurer un trafic annuel de 35 millions de tonnes et de connecter le Maroc à l’Europe au nord et à l’Afrique de l’Ouest au sud. ( Ghalla Bahiya)

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Lors du séminaire régional du Comité des 24 (C24) de l’ONU tenu à Dili, la représentante élue de la région Dakhla-Oued Eddahab, Ghalla Bahiya, a mis en lumière la dynamique socio-économique et humaine remarquable que connaissent les provinces du Sud du Maroc. S’appuyant sur les réalisations concrètes du Nouveau modèle de développement, elle a réaffirmé l’autonomie comme cadre crédible et porteur pour une solution durable au différend autour du Sahara.

Des indicateurs économiques en forte croissance

Dili (Timor-Leste), - Ghalla Bahiya a rappelé que depuis le retour du Sahara à la souveraineté marocaine en 1975, le Royaume a placé la question du développement au cœur de ses priorités pour cette région stratégique. Dans un plaidoyer argumenté et illustré, elle a souligné que les cinquante dernières années ont été marquées par une transformation profonde, axée d’abord sur les infrastructures de base – routes, eau potable, électricité – pour offrir des conditions de vie dignes aux populations sahariennes.

Cette dynamique a connu un tournant décisif en 2015 avec le lancement, par le Roi Mohammed VI, du Nouveau modèle de développement pour les provinces du Sud, une stratégie dotée d’une vision ambitieuse, visant à faire du Sahara marocain un pôle économique intégré, une plateforme logistique et un levier de coopération régionale.

Les résultats de cette politique volontariste ne se sont pas fait attendre. Ghalla Bahiya a souligné que le taux de croissance des régions du Sud dépasse de 50 % la moyenne nationale : 10,9 % pour Laâyoune-Sakia El Hamra et 10,5 % pour Dakhla-Oued Eddahab. Le PIB régional y est supérieur à celui d’autres régions, preuve tangible de l’efficacité des investissements engagés.

Parmi les projets structurants emblématiques, elle a évoqué la voie express Tiznit-Dakhla et surtout le futur port de Dakhla Atlantique. Ce port de nouvelle génération, dont la mise en service est prévue en 2028, permettra de créer plus de 2 500 emplois directs et indirects, d’assurer un trafic annuel de 35 millions de tonnes et de connecter le Maroc à l’Europe au nord et à l’Afrique de l’Ouest au sud.

Une plateforme industrielle et humaine tournée vers l’Afrique

Adossée à ce port, une zone industrielle de 2 650 hectares verra le jour. Elle comprendra une zone de compétitivité pour les produits de la mer, un pôle de services partagés, ainsi qu’un espace dédié à l’accueil d’investissements internationaux. Ce complexe vise à faire de Dakhla un hub industriel régional, au service de l’intégration africaine et de la sécurité alimentaire du continent.

Mme Bahiya a insisté sur le fait que ce développement n’est pas que matériel : il place l’humain au centre. Le nouveau modèle de développement s’attache à améliorer l’accès à l’éducation, à la santé, à l’autonomisation des jeunes et à la promotion des femmes. Des projets comme le Centre hospitalier de Dakhla ou l’Académie africaine des sciences de la santé illustrent cette vision intégrée, tournée vers le rayonnement régional et le partenariat Sud-Sud.

Culture, inclusion et droits des femmes : une approche équilibrée

Le développement du Sahara marocain est aussi culturel. Le Maroc, fidèle à sa Constitution, a entrepris de préserver et valoriser la culture hassanie, composante du patrimoine national. Des bibliothèques ont été créées, des festivals organisés à Laâyoune, Dakhla ou Tan-Tan, et des initiatives locales ont vu le jour pour renforcer l’identité culturelle saharienne.

Les femmes jouent un rôle clé dans cette dynamique. Ghalla Bahiya a rappelé leur présence au Parlement, dans les conseils régionaux et municipaux, et leur participation active à la gestion locale dans le cadre de la régionalisation avancée. Plusieurs programmes visent à améliorer les conditions de vie des groupes vulnérables et à développer des activités génératrices de revenus.

Un contraste flagrant avec les camps de Tindouf

L’intervenante a opposé cette réalité à la situation dramatique dans les camps de Tindouf, en territoire algérien. Elle a dénoncé les abus commis contre les femmes dans ces camps, victimes de violences systémiques, de viols et de privation de leurs droits fondamentaux, dans une impunité totale.

Elle a rappelé que le HCR est empêché par l’Algérie d’exercer son mandat de protection, y compris pour les femmes et les enfants, et a dénoncé le détournement de l’aide humanitaire par le groupe séparatiste du Polisario, comme en attestent les rapports du PAM et de l’OLAF.

L’autonomie : une solution réaliste et porteuse d’avenir

Ghalla Bahiya a conclu son intervention en soulignant que l’Initiative marocaine d’autonomie, présentée en 2007, reste la seule solution réaliste et crédible à ce différend régional. Elle offre une gouvernance locale, dans le cadre de la souveraineté nationale, et garantit la participation effective des populations du Sahara à leur propre développement.

Pour elle, la mise en œuvre de ce plan permettra non seulement de consolider les acquis, mais aussi de garantir une paix durable, une stabilité régionale renforcée et une coopération constructive entre les peuples du Maghreb et d’Afrique.

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