Lutte contre le discours de haine : le Maroc en première ligne à l’ONU

Lutte contre le discours de haine : le Maroc en première ligne à l’ONU

“Le tableau morose d’un monde en conflit ne doit pas occulter les initiatives audacieuses qui rapprochent les communautés religieuses et encouragent un climat de compréhension” (Le Roi Mohammed VI)

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À la 4ᵉ Journée internationale de lutte contre le discours de haine, célébrée à New York, le Maroc, par la voix de son ambassadeur Omar Hilale, a réaffirmé son engagement ferme et constant en faveur de la tolérance, du vivre-ensemble et de la régulation éthique de l’intelligence artificielle. Un événement de haut niveau qui a mis en lumière le rôle moteur du Royaume au sein des Nations Unies dans la défense des valeurs universelles.

Un engagement fondé sur la vision royale

Lors d’un événement de haut niveau organisé conjointement par la Mission permanente du Maroc auprès de l’ONU et le Bureau onusien de la prévention du génocide, l’ambassadeur Omar Hilale a défendu, lundi à New York, la position constante du Maroc dans la lutte contre le discours de haine. Il a souligné que cet engagement irréfragable s’inscrit dans la vision du Roi Mohammed VI, fondée sur la paix, la coexistence et la tolérance.

Citant un extrait du message royal adressé aux participants à la Conférence parlementaire sur le dialogue interconfessionnel, tenue en juin 2023, Omar Hilale a rappelé que “le tableau morose d’un monde en conflit ne doit pas occulter les initiatives audacieuses qui rapprochent les communautés religieuses et encouragent un climat de compréhension”. Une vision que le Maroc continue d'incarner sur la scène internationale.

Un modèle national de lutte contre la haine et la désinformation

Le diplomate marocain a mis en avant l’approche multidimensionnelle adoptée par le Royaume. Celle-ci combine une réglementation juridique rigoureuse, une surveillance institutionnelle efficace, des programmes éducatifs inclusifs et une intégration éthique des technologies émergentes. À l’ère de l’intelligence artificielle, a-t-il insisté, il est impératif de préserver la vie privée, les droits humains et la confiance numérique tout en luttant contre les discours haineux, notamment dans l’espace numérique.

Le Maroc, a-t-il ajouté, s’illustre également par sa contribution doctrinale au sein de l’ONU à travers des textes structurants comme le “Plan d’action de Rabat”, le “Plan d’action de Fès” ou encore la Stratégie onusienne de lutte contre le discours de haine – des documents conçus sous l’impulsion directe du Royaume.

Une initiative internationale née au Maroc

La Journée internationale de lutte contre le discours de haine a été instituée en 2021 par la résolution 75/309 de l’Assemblée générale de l’ONU, adoptée à l’unanimité à l’initiative du Maroc. Depuis, cette journée est devenue un rendez-vous incontournable pour évaluer les progrès réalisés et les défis persistants dans ce domaine.

Dans son message à l’occasion de cette journée, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lancé un appel fort à l’union des forces : “Nous devons nouer des partenariats entre gouvernements, société civile, entreprises privées, chefs religieux et communautaires afin de faire taire les voix de la haine”. Il a plaidé pour la diffusion de messages positifs et pour l’autonomisation des citoyens face à la désinformation et à la haine en ligne.

Un appel global contre un fléau universel

Le président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Philémon Yang, a souligné dans son message que le discours de haine a toujours accompagné les épisodes les plus sombres de l’histoire humaine, “alimentant la violence, l’exclusion, voire les atrocités”. Il a salué les efforts du Maroc et de la communauté internationale pour combattre ce fléau, qui viole les principes fondamentaux de tolérance et de diversité.

De son côté, Miguel Ángel Moratinos, Haut représentant de l’Alliance des Civilisations des Nations Unies, a mis en exergue le rôle central du Maroc, en particulier l’organisation par le Royaume du 9ᵉ Forum mondial de l’UNAOC à Fès, symbole de dialogue culturel et religieux. “Promouvoir l’harmonie n’est pas une utopie naïve, mais une exigence stratégique pour la paix et le développement durable”, a-t-il martelé.

L’événement a rassemblé un grand nombre d’ambassadeurs accrédités auprès des Nations Unies, ainsi que des hauts responsables onusiens, notamment la Secrétaire générale adjointe chargée de la communication globale, l’Envoyé spécial de l’ONU pour les technologies numériques et le Sous-secrétaire général aux affaires des jeunes. Également présents : des représentants d’entreprises technologiques, des universitaires et des figures de la société civile.

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