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Maroc–Mauritanie : un partenariat pour former les élites agricoles de demain
Le partenariat prévoit un appui technique et scientifique complet assuré par l’IAV Hassan II. Il concerne l’élaboration des programmes pédagogiques, la mise en place des curricula et l’adoption des normes internationales de formation, adaptées aux réalités mauritaniennes.
La coopération académique entre le Maroc et la Mauritanie franchit un nouveau palier. À Nouakchott, la signature de deux conventions majeures marque le lancement d’un projet structurant visant à renforcer l’enseignement supérieur agricole et à former une nouvelle génération de cadres mauritaniens spécialisés. Ce partenariat s’inscrit dans une logique de coopération Sud-Sud orientée vers le développement durable et la sécurité alimentaire.
Un projet structurant pour l’enseignement supérieur agricole
Les deux conventions ont été signées en présence des autorités des deux pays par les responsables du ministère mauritanien de l’Enseignement supérieur, de l’Institut supérieur d’enseignement technologique de Rosso et de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II. Le premier accord, financé par la Banque islamique de développement, porte sur la création de deux établissements spécialisés : une école de formation d’ingénieurs agronomes à Kaédi et une école vétérinaire à Néma. L’objectif est de renforcer l’offre locale de formation tout en réduisant la dépendance à l’enseignement à l’étranger.
Un accompagnement académique aux standards internationaux
Le partenariat prévoit un appui technique et scientifique complet assuré par l’IAV Hassan II. Il concerne l’élaboration des programmes pédagogiques, la mise en place des curricula et l’adoption des normes internationales de formation, adaptées aux réalités mauritaniennes. Quinze cadres seront formés au cycle doctoral afin de constituer le noyau du futur corps professoral, tandis que le personnel administratif et technique bénéficiera de programmes de formation continue pour assurer une gouvernance académique efficace.
Recherche, innovation et transfert de compétences
La seconde convention vise à renforcer la coopération scientifique entre l’IAV Hassan II et l’Institut de Rosso. Elle prévoit la réalisation de projets de recherche conjoints, le partage de ressources documentaires, le développement de l’enseignement à distance et l’échange de bonnes pratiques en matière de gestion pédagogique et financière. Cette dynamique doit favoriser l’innovation agricole et l’application concrète des résultats de la recherche au service du développement rural.
Une réponse aux défis communs des deux pays
Pour les responsables marocains, ces accords constituent un modèle de coopération Sud-Sud fondé sur la solidarité et le pragmatisme. Les défis liés à la sécurité alimentaire, à l’adaptation climatique et à la modernisation du secteur agricole exigent des compétences spécialisées et une formation de haut niveau. L’investissement dans le capital humain est ainsi présenté comme un levier central du développement durable dans la région sahélo-atlantique.
Valoriser le potentiel agricole mauritanien
L’ambassadeur du Maroc en Mauritanie a souligné les atouts considérables du pays partenaire, notamment en matière de terres agricoles, de ressources hydriques, de conditions climatiques favorables et de cheptel. La formation de cadres qualifiés devrait permettre de mieux exploiter ces ressources, d’améliorer la productivité et de renforcer la valeur ajoutée du secteur agricole.
Au-delà de la signature des conventions, les deux parties ont appelé à une mobilisation effective pour assurer la mise en œuvre opérationnelle des projets. L’ambition affichée est de bâtir un partenariat durable, fondé sur le transfert de savoir-faire, la montée en compétences locales et la consolidation des relations bilatérales entre Rabat et Nouakchott.