Monjia Chakroun explore la mémoire et la lumière dans « Demain était là »

Monjia Chakroun explore la mémoire et la lumière dans « Demain était là »

Monjia Chakroun, scientifique de formation, s’est consacrée à la peinture depuis plus de vingt ans. Ses séjours à l’étranger, notamment en Syrie où elle a intégré le groupe d’art du peintre Adnan Abd Alrahman, ont façonné son approche

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Du 3 au 31 octobre 2025, la Galerie d’art contemporain Mohamed Drissi de Tanger accueille l’exposition « Demain était là » de Monjia Chakroun. L’artiste peintre y déploie une œuvre où la lumière, les motifs géométriques du zellige et les techniques ancestrales de broderie s’entrelacent dans un voyage poétique entre mémoire, présent et avenir.

Une peinture immersive et sensorielle

Monjia Chakroun se définit comme une « brodeuse de lumières ». Dans ses toiles, les couleurs vives se mêlent à des lignes franches et à des textures fines, créant un langage visuel inspiré de l’artisanat marocain – zellige, tapis, broderie du XVᵉ siècle. Chaque toile devient un territoire sensible où se superposent souvenirs, rêves et espérances, transformant la peinture en une véritable archéologie de la mémoire.

« Demain était là » se présente comme une expérience sensorielle, invitant à ressentir autant qu’à regarder. Les jeux de lumière, les fils noirs qui structurent l’espace, les aplats de couleurs et les transparences créent des compositions épurées, oscillant entre rigueur géométrique et fluidité poétique.

Entre rigueur et liberté

L’œuvre de Monjia Chakroun traduit un équilibre subtil entre l’ordre et le mouvement. Ses toiles vibrent de vie, chaque nuance devenant un fragment de narration visuelle. L’artiste capte l’invisible, ces éclats de mémoire et de lumière qui traversent le temps et viennent se déposer sur la toile. Le spectateur est invité à se projeter, à faire résonner ses propres souvenirs dans cet espace pictural.

Monjia Chakroun, scientifique de formation, s’est consacrée à la peinture depuis plus de vingt ans. Ses séjours à l’étranger, notamment en Syrie où elle a intégré le groupe d’art du peintre Adnan Abd Alrahman, ont façonné son approche. Ses œuvres, exposées au Maroc et à l’international, puisent dans la richesse culturelle de Salé et dans ses influences multiculturelles pour offrir des compositions singulières et émotionnelles.

L’exposition, dont le vernissage aura lieu le 3 octobre à 18h, promet d’être une célébration de l’art comme mémoire vivante, un dialogue entre tradition et modernité.

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