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Omar Hilale à l’ONU : le Sahara, cinquante ans après la Marche Verte, symbole de paix, de stabilité et de développement
Cinquante ans après, le Sahara marocain s’impose comme un espace de prospérité et de cohésion.
À l’approche du 50e anniversaire de la Marche Verte, le Représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, a livré à New York un plaidoyer fort en faveur de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Devant la 4e Commission de l’Assemblée générale, il a présenté une vision d’un Sahara marocain devenu havre de paix, pôle d’intégration africaine et moteur d’un développement durable et partagé, tout en réaffirmant la pertinence de l’Initiative marocaine d’autonomie comme seule base sérieuse et crédible de règlement du différend.
Cinquante ans après la Marche Verte, un modèle de stabilité et de progrès
À New York, Omar Hilale a rappelé la portée historique de la Marche Verte, lancée le 6 novembre 1975, qui a scellé le retour du Sahara marocain à la Mère Patrie dans le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international. Cet événement, a-t-il souligné, n’a pas seulement clos un chapitre du colonialisme, mais a ouvert celui d’un avenir fondé sur la paix, la stabilité et le développement.
Cinquante ans après, le Sahara marocain s’impose comme un espace de prospérité et de cohésion. L’ambassadeur a insisté sur le fait que, depuis 1975, le Royaume s’est investi dans la réalisation du droit légitime au développement de ses provinces du Sud, indépendamment de l’évolution du processus politique. Le produit intérieur brut par habitant y figure aujourd’hui parmi les plus élevés du pays, illustrant le succès des politiques publiques menées dans cette région.
Il a énuméré plusieurs projets structurants qui incarnent cette transformation : le port Atlantique de Dakhla, futur carrefour de commerce et d’intégration africaine ; la voie express Tiznit-Dakhla, qui renforce la mobilité et l’unité nationale ; les centrales solaires et éoliennes, qui font du Sahara un pilier de la transition énergétique marocaine ; ainsi que les universités, hôpitaux, technopoles et écoles d’excellence qui attestent d’un investissement continu dans le capital humain.
Pour M. Hilale, le Sahara marocain est aujourd’hui une terre d’union, de paix et de progrès inclusif, symbole d’un Maroc tourné vers l’avenir, fort de sa stabilité politique et de sa vocation africaine.
L’autonomie marocaine, une solution crédible et conforme au droit international
Répondant aux États qui continuent de défendre des positions figées, l’ambassadeur marocain a rappelé que l’Initiative marocaine d’autonomie, présentée en 2007, s’inscrit pleinement dans la pratique onusienne et dans les mécanismes de règlement pacifique des différends. Cette proposition, a-t-il expliqué, garantit aux populations locales une large autonomie pour gérer démocratiquement leurs affaires dans le cadre de la souveraineté du Royaume.
L’Initiative prévoit un parlement régional élu, un exécutif représentatif et une justice indépendante. Il s’agit d’un modèle conforme aux standards internationaux des droits humains et aux principes du droit international. En ce sens, elle représente une modalité légitime d’exercice du droit à l’autodétermination, tel que reconnu par les Nations Unies, sans jamais remettre en cause l’intégrité territoriale des États souverains.
- Hilale a cité la résolution 1514 de l’Assemblée générale, rappelant que le droit à l’autodétermination ne saurait être interprété comme un droit à la sécession. L’ambassadeur a souligné que le Maroc demeure engagé dans le processus politique sous l’égide exclusive de l’ONU, et que sa proposition d’autonomie reste ouverte à la négociation et à l’enrichissement par toutes les parties concernées : le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le polisario.
Il a toutefois regretté que certaines parties continuent de s’enfermer dans un double discours, prétendant soutenir le processus politique tout en s’obstinant à bloquer toute avancée. « Encore faudrait-il qu’elles recherchent sincèrement la paix », a-t-il lancé.
Un consensus international croissant autour de la proposition marocaine
Le diplomate marocain a également insisté sur le soutien grandissant que suscite l’Initiative marocaine d’autonomie au sein de la communauté internationale. De plus en plus de pays, issus de toutes les régions du monde, reconnaissent la légitimité et la pertinence de cette proposition comme seule base sérieuse, crédible et réaliste pour un règlement durable du différend régional.
Omar Hilale a cité à cet égard un extrait du Discours du Trône du 29 juillet 2025, dans lequel le Roi Mohammed VI affirmait : « Nous sommes fiers du soutien international croissant à la Proposition d’autonomie, considérée comme la seule et unique solution au conflit autour du Sahara marocain. »
Ce soutien, a-t-il poursuivi, n’est ni accidentel ni conjoncturel. Il reflète une reconnaissance lucide de la communauté internationale envers une initiative fondée sur les principes de paix, de réalisme et de compromis. Loin d’être une démarche unilatérale, l’Initiative marocaine s’inscrit dans le cadre du processus politique onusien et s’aligne sur les appels du Conseil de sécurité à une solution pragmatique, durable et mutuellement acceptable.
Cette dynamique diplomatique confirme, selon lui, que le Maroc a su conjuguer engagement, transparence et respect du droit international pour défendre une cause nationale unanimement soutenue par son peuple et ses institutions.
Le Sahara marocain, hub africain et symbole d’un développement partagé
Au-delà du cadre politique, Omar Hilale a mis en avant la dimension géostratégique du Sahara marocain, désormais ancré dans une vision africaine de coopération et de solidarité. Les provinces du Sud, a-t-il indiqué, sont au cœur de trois initiatives royales majeures : l’Initiative Atlantique pour une croissance solidaire entre les pays africains riverains, le gazoduc Nigeria-Maroc, vecteur d’énergie et de prospérité partagée, et l’Initiative pour le Sahel, qui vise à désenclaver et stabiliser une région confrontée à des défis multidimensionnels.
Ces projets, a-t-il affirmé, positionnent le Maroc comme un acteur clé du développement continental et de la coopération Sud-Sud. Ils démontrent que le Sahara marocain n’est pas une zone de tension, mais un espace d’intégration, de paix et de rayonnement régional.
L’ambassadeur a également lancé un appel humanitaire à l’adresse de ceux qui instrumentalisent la souffrance des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, en Algérie. Il a exhorté à mettre fin à cette situation inhumaine et à permettre le retour de ces familles à la Mère Patrie, dans la dignité et la liberté. « Le drame de Tindouf ne peut plus servir de prétexte à la manipulation politique », a-t-il averti, appelant à un effort renouvelé pour une solution rapide et juste, conformément à l’appel du Secrétaire général de l’ONU.
En conclusion, Omar Hilale a réaffirmé la constance de la position marocaine : un engagement sincère pour une solution politique, réaliste et durable, sous l’égide exclusive des Nations Unies. Il a rappelé les paroles du Roi Mohammed VI : « Nous plaidons pour une solution consensuelle qui sauve la face à toutes les parties, où il n’y aura ni vainqueur ni vaincu. »
Cinquante ans après la Marche Verte, le Sahara marocain apparaît ainsi comme l’un des visages les plus éloquents du Maroc moderne : pacifique, stable, ambitieux et profondément africain.