Pour Gaza où l’on compte 22 tués de plus, Madrid accueille des pays européens et prône des sanctions contre Israël

Pour Gaza où l’on compte 22 tués de plus, Madrid accueille des pays européens et prône des sanctions contre Israël

Un incendie se déclare dans une oliveraie du village de Salem, à l'est de Naplouse, en Cisjordanie occupée, le 25 mai 2025, après que des colons israéliens aient allumé un feu près de la route menant à la colonie israélienne d'Alon Moreh. (Photo de Jaafar ASHTIYEH / AFP)

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Alors que la guerre à Gaza se poursuit toujours plus destructrice, l’Espagne appelle la communauté internationale à envisager des sanctions contre Israël pour mettre fin à ce conflit aux conséquences humanitaires dramatiques. À Madrid, une réunion d’une vingtaine de pays euroépens, à laquelle prendront part des organisations arabes et internationales plaide pour l’arrêt immédiat de l’offensive israélienne, l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire, et la relance d’une solution à deux États, dans un contexte marqué par l’indignation croissante face au lourd bilan humain.

Madrid - La communauté internationale doit envisager de sanctionner Israël pour qu'il mette fin à la guerre à Gaza, a estimé le ministre espagnol des Affaires étrangères avant une réunion des pays européens et arabes dimanche à Madrid pour demander l'arrêt de l'offensive israélienne.

Après la récente extension des opérations militaires israéliennes à Gaza, plusieurs pays considérés par Israël comme des alliés ont ajouté leur voix à la ‘’pression internationale’’ pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien.

Un blocus de deux mois y a aggravé les pénuries de nourriture, d'eau, de carburant et de médicaments, faisant craindre une famine. Les organisations humanitaires affirment que le peu de fournitures qu'Israël a laissé entrer ces derniers jours est loin de répondre aux besoins.

Madrid accueille dimanche 20 pays ainsi que des organisations internationales pour voir comment mettre fin à la guerre, a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Albares, à la radio France Info.

"A très court terme, pour arrêter cette guerre qui n'a plus de but et faire rentrer l'aide humanitaire de façon massive, sans entrave, de façon neutre, que ce ne soit pas Israël qui décide qui peut manger et qui ne peut pas, je le dirai à la table ici à Madrid, on doit envisager des sanctions", a-t-il souligné.

"Il faut tout faire, il faut tout faire, tout envisager pour arrêter cette guerre", a-t-il martelé, après que l'Union européenne a décidé cette semaine de revoir son accord de coopération avec Israël.

Une précédente réunion de ce type, organisée à Madrid l'année dernière, avait rassemblé des pays tels que l'Égypte, la Jordanie, le Qatar, l'Arabie saoudite et la Turquie, ainsi que des nations européennes telles que l'Irlande et la Norvège, qui ont reconnu l'existence d'un État palestinien.

La réunion de dimanche, à laquelle participeront également des représentants de la Ligue arabe et de l'Organisation de la coopération islamique, visera à promouvoir une solution à deux États au conflit israélo-palestinien.

22 morts de plus au compteur

La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé dimanche la mort de 22 personnes, dont une femme enceinte et des enfants, dans des frappes aériennes sur le territoire palestinien assiégé, où Israël intensifie son offensive.

"Sept martyrs et plusieurs blessés (...) ont été transportés à la suite de bombardements aériens israéliens ayant visé la maison de la famille Daqa dans la ville de Jabalia", dans le nord du territoire, a détaillé Mahmoud Bassal, porte-parole de cet organisme de premiers secours, dans un nouveau bilan partagé en milieu d'après-midi.

Il a souligné que certains corps étaient "carbonisés". Des personnes restent portées disparues sous les décombres, alors que "la Défense civile ne dispose ni d'équipements de recherche ni de matériel lourd pour soulever les gravats, sauver les blessés ou extraire les corps", a-t-il ajouté.

Il a ensuite fait état de deux autres personnes tuées, dont une femme enceinte de sept mois, dans un frappe sur le camp de déplacés de Nousseirat, dans le centre du petit territoire palestinien dévasté et en proie à une situation humanitaire catastrophique.

Les médecins ont essayé de sauver l'enfant à naître, "mais il est mort", a-t-il rapporté.

Le porte-parole a également fait état de la mort de cinq membres d'une même famille après une frappe aérienne à Deir al-Baleh (centre), de trois personnes à Beit Lahia (nord) et de trois autres dans deux localités du gouvernorat de Khan Younès (sud) dans les mêmes circonstances.

Un couple a encore été tué par une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Nousseirat (centre), a affirmé M. Bassal qui précise qu'il s'agissait d'un responsable de la Défense civile, Achraf Abou Nar, et de son épouse.

L'armée israélienne a aussi démoli un certain nombre de maisons dans des quartiers de Gaza, et en a détruit cinq près de Khan Younès, selon le responsable de l'organisation de secours.

Rompant une trêve de deux mois pour saborder une possible paix pour Gaza, Israël a repris son génocide à la mi-mars sur la bande de Gaza, et a intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché de vider la Palestine de ses Palestiniens et prendre le contrôle du territoire.

La guerre génocidaire lancée par Israël a tué jusqu'ici près de 54.000 personnes, principalement des civils, dont les deux tiers sont des enfants et des femmes, victimes d’une guerre dont on ne connait pas le nombre de blessés et de disparus sous les décombres. (Quid avec AFP)

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