« Sombra Negra » : un réseau mondial de narcotrafic démantelé grâce à la coopération maroco-espagnole

« Sombra Negra » : un réseau mondial de narcotrafic démantelé grâce à la coopération maroco-espagnole

Le bilan de l’opération fait état de la saisie d’environ 57.000 kilogrammes de cocaïne, un volume qualifié de « majeur » par les autorités espagnoles

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Une opération internationale d’envergure a permis de porter un coup sévère aux réseaux de trafic de drogue opérant entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique latine. En Espagne, les autorités ont annoncé le démantèlement d’une organisation criminelle tentaculaire, à l’issue d’une action coordonnée avec le Maroc et plusieurs partenaires internationaux. Baptisée « Sombra Negra » (Ombre noire), cette opération a conduit à l’arrestation de dizaines de suspects et à la saisie de près de 57 tonnes de cocaïne, illustrant l’ampleur du dispositif criminel ciblé.

Une organisation criminelle à structure transnationale

Selon les autorités espagnoles, le réseau démantelé regroupait près d’une centaine de personnes et disposait d’une organisation hiérarchisée et particulièrement sophistiquée. Le délégué du gouvernement en Andalousie, Pedro Fernández, a souligné que les activités de ce groupe s’étendaient à plusieurs régions stratégiques d’Espagne, notamment la Galice, ainsi que les provinces de Huelva, Cadix, Malaga, Almería et Gérone.

Au-delà du territoire espagnol, l’organisation avait également établi des bases opérationnelles au Portugal et dans plusieurs îles de l’archipel des Canaries, notamment Lanzarote, Grande Canarie, Fuerteventura et Tenerife. Les enquêteurs ont par ailleurs mis en évidence des connexions actives avec le Maroc, confirmant le caractère international et structuré de ce réseau spécialisé dans l’acheminement de grandes quantités de cocaïne vers l’Europe.

Une coopération internationale déterminante

L’opération « Sombra Negra » a reposé sur une coordination étroite entre plusieurs services de sécurité et agences spécialisées. Outre l’appui direct du Centre national du renseignement espagnol, les forces de l’ordre ont travaillé en étroite collaboration avec la Direction générale de la Sûreté nationale du Maroc, un partenaire clé dans le partage d’informations et la traque des réseaux transfrontaliers.

La mobilisation a également concerné Europol, le Centre européen d’analyse et d’opérations maritimes de lutte contre le narcotrafic, ainsi que les autorités de plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, les États-Unis, le Portugal, la France, la Colombie et le Cap-Vert. Cette synergie opérationnelle a permis de suivre les flux de drogue, de repérer les itinéraires maritimes et terrestres, et d’identifier les principaux responsables logistiques du réseau.

Des saisies record et un coup dur pour le narcotrafic

Le bilan de l’opération fait état de la saisie d’environ 57.000 kilogrammes de cocaïne, un volume qualifié de « majeur » par les autorités espagnoles. Cette quantité reflète la capacité du réseau à opérer à grande échelle et à mobiliser d’importants moyens logistiques, notamment des embarcations rapides, des infrastructures portuaires clandestines et des relais terrestres.

Pour les services de sécurité, ce coup de filet représente une avancée significative dans la lutte contre le trafic de stupéfiants en Méditerranée occidentale et dans l’Atlantique. Il permet également de désorganiser durablement les circuits de distribution qui alimentaient plusieurs marchés européens.

Vers un renforcement des dispositifs de sécurité régionaux

Les autorités espagnoles ont salué le niveau de coopération atteint avec leurs partenaires, en particulier le Maroc, soulignant que ce type d’opérations conjointes constitue un levier essentiel pour faire face à des réseaux criminels de plus en plus mobiles et technologiques. Elles ont également insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance accrue et de renforcer les mécanismes de coordination régionale.

Dans un contexte marqué par la multiplication des routes du narcotrafic et l’adaptation constante des organisations criminelles, « Sombra Negra » s’impose comme un exemple de réponse sécuritaire coordonnée, fondée sur le renseignement partagé, l’action simultanée sur plusieurs territoires et la coopération judiciaire internationale.

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