Trésor : la sortie internationale du 19 mai consacre le statut d’émetteur de premier plan du Maroc, selon BKGR

Trésor : la sortie internationale du 19 mai consacre le statut d’émetteur de premier plan du Maroc, selon BKGR

La sortie internationale du 19 mai 2026 illustre la capacité du Trésor marocain à accéder aux marchés internationaux dans des conditions tarifaires hautement maîtrisées, même en phase de volatilité accrue, selon BKGR

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Selon BMCE Capital Global Research, l’émission obligataire internationale de 2,25 milliards d’euros réalisée par le Trésor marocain le 19 mai 2026 confirme la capacité du Royaume à mobiliser des financements importants sur les marchés internationaux. L’opération, largement souscrite par les investisseurs, intervient dans un contexte marqué par des besoins de financement liés aux investissements publics, aux infrastructures et aux grands projets prévus à l’horizon 2030.

Casablanca - La sortie obligataire internationale du 19 mai dernier de 2,25 milliards d’euros (Md€) consacre le statut d’émetteur de premier plan du Maroc, selon BMCE Capital Global Research (BKGR).

"La sortie internationale du 19 mai 2026 illustre la capacité du Trésor marocain à accéder aux marchés internationaux dans des conditions tarifaires hautement maîtrisées, même en phase de volatilité accrue. En optimisant simultanément le coût, la duration et la structure globale de la dette, cette opération consacre le statut d’émetteur de premier plan du Maroc et valide l’alignement durable de la perception des investisseurs mondiaux sur la trajectoire positive de l’économie marocaine", indique BKGR dans sa récente publication "Flash Express".

D’après la même source, cette émission d’envergure confirme une nouvelle fois l’aptitude du Royaume à lever des volumes importants sur des maturités longues illustrant ainsi l’upgrade de la qualité de sa signature souveraine à l’international. En tant que première sortie du Trésor sur les marchés mondiaux depuis le retour officiel du pays au statut d’Investment Grade par S&P, cette levée de fonds matérialise de manière concrète la confiance des investisseurs institutionnels envers les fondamentaux macro-budgétaires marocains. Elle transforme ainsi en engagements financiers réels les récentes évaluations positives émises par des agences de notation internationales.

L’opération, initialement calibrée sur une fourchette 1,5 à 2 Md€ a finalement été revue à la hausse grâce à un carnet d’ordres robuste de 5,2 Md€, soit un taux de couverture de près de 2,3x, précise la même source, notant que cette configuration favorable a grandement contribué au resserrement du pricing de 30 points de base (pbs) par rapport aux indications initiales avec des spreads finaux arrêtés à Mid-Swap +170 pbs sur la tranche 8 ans et Mid-Swap +200 pbs sur la tranche 12 ans.

"Loin de se limiter à un simple exercice de refinancement, cette sortie s’inscrit avant tout dans une logique de gestion proactive du profil de dette du Trésor visant simultanément à (i) allonger la duration moyenne du portefeuille, (ii) diversifier les sources de financement, (iii) préserver les équilibres du marché domestique des BDT et (iv) sécuriser des ressources extérieures avant la montée en puissance du cycle d’investissement public 2026-2030", fait remarquer BKGR.

L’opération intervient également dans un contexte budgétaire marqué par des besoins de financement encore soutenus avec une Loi de Finances 2026 qui autorise jusqu’à 60 milliards de dirhams (MMDH) d’emprunts extérieurs, auxquels s’ajoute la récente rallonge budgétaire de 20 MMDH orientée notamment vers les dépenses de compensation, les ajustements conjoncturels, les fonds propres des établissements et entreprises publics (EEP) ainsi que les investissements stratégiques liés aux grands chantiers nationaux. Dans cette configuration, le recours aux marchés internationaux permet de limiter la pression d’éviction sur la courbe domestique tout en accompagnant les besoins croissants liés aux infrastructures, à l’eau, à la logistique et aux préparatifs de la Coupe du monde 2030.

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