Un Marché immobilier en stagnation et des prix quasiment stabel au deuxième trimestre 2025

Un Marché immobilier en stagnation et des prix  quasiment stabel au deuxième trimestre 2025

En glissement annuel, l’IPAI affiche une stagnation. Les prix des biens résidentiels ont progressé de 0,1 %, alors que ceux des terrains et des biens professionnels ont reculé de 0,3 %

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Rabat – L’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) est resté quasiment stable au deuxième trimestre 2025, selon Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC). Cette situation traduit un léger contraste entre la hausse des prix des biens résidentiels et le recul de ceux des terrains et des biens à usage professionnel, tandis que les transactions enregistrent un net ralentissement.

Une stabilité fragile des prix

En glissement annuel, l’IPAI affiche une stagnation. Les prix des biens résidentiels ont progressé de 0,1 %, alors que ceux des terrains et des biens professionnels ont reculé de 0,3 %. Comparativement au trimestre précédent, l’indice global a légèrement baissé de 0,2 %, avec des diminutions de 0,3 % pour les biens résidentiels et de 0,2 % pour les terrains et les biens professionnels

Les transactions, quant à elles, se sont repliées de manière significative. Elles ont reculé de 21,2 % en rythme annuel, recouvrant des baisses de 25,9 % pour le résidentiel, 20,9 % pour les biens professionnels et 3 % pour les terrains. Sur un trimestre, la tendance est similaire avec un recul global de 10,8 %, reflétant des baisses de 15,1 % pour le résidentiel et 13,3 % pour le professionnel, alors que les ventes de terrains progressent de 6 %.

Les dynamiques varient d’une ville à l’autre. À Rabat, l’une de villes où les prix de l’immobilier sont les chers, les prix ont progressé de 1,4 %, portés par une hausse de 2,4 % pour le résidentiel, malgré un recul de 2,6 % pour les terrains et de 0,5 % pour les actifs professionnels. Les transactions ont augmenté de 4,3 %, grâce à une croissance de 8,2 % pour le résidentiel, compensant la chute des ventes de terrains (-32,6 %) et de biens professionnels (-6,8 %).

À Casablanca, les prix se sont contractés de 0,5 %. Le résidentiel a reculé de 0,3 %, les terrains de 2,9 % et le professionnel de 0,8 %. Les ventes ont chuté de 13,9 %, affectant tous les segments, particulièrement les biens professionnels (-18,7 %).

À Marrakech, les prix ont légèrement progressé (+0,2 %), grâce aux hausses dans le résidentiel (+0,1 %) et les terrains (+0,9 %). Le professionnel a toutefois fléchi (-0,4 %). Les ventes se sont inscrites en hausse de 2,7 %, tirées par la forte progression des terrains (+13,4 %) et des biens professionnels (+9,9 %), tandis que le résidentiel a reculé de 0,5 %.

À Tanger, l’IPAI a diminué de 0,5 %, sous l’effet d’une baisse du résidentiel (-0,1 %) et des terrains (-2,3 %), malgré une légère hausse des biens professionnels (+0,8 %). Les ventes ont reculé de 19 %, avec des baisses généralisées dans les trois segments.

Un marché en attente de relance

Ces chiffres traduisent un marché immobilier en perte de vitesse, marqué par des prix globalement stables mais un repli des transactions, signe d’une demande prudente. Alors que certaines villes comme Marrakech montrent des signes de résilience, tandis que Casablanca et Tanger notamment, connaissent un ralentissement plus marqué.

Le secteur reste donc tributaire de facteurs macroéconomiques, de l’évolution des conditions de financement et de la capacité des ménages à investir dans l’immobilier, dans un contexte où les disparités régionales demeurent fortes.

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