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Université Mohammed Ier de Oujda : mise au point du doyen face aux rumeurs de « diplômes sans examens »
Le président de l’Université Mohammed Ier d’Oujda Yassine Zarhloule
Accusée par des médias d’avoir délivré des diplômes d’ingénieur à des étudiants n’ayant ni assisté aux cours ni passé d’examens, l’Université Mohammed Ier de Oujda dément ‘’fermement ces allégations’’. Dans un communiqué, le président de l’université dénonce une ‘’campagne de désinformation et rappelle le cadre légal et académique strict encadrant les mobilités internationales’’.
‘’Une affaire montée de toutes pièces’’, selon l’université
Dans un communiqué publié mardi, le président de l’Université Mohammed Ier de Oujda a vivement réagi aux « fausses informations » relayées par certaines publications nationales et plateformes numériques, affirmant que « l’ENSA de Oujda vit un scandale pédagogique d’une extrême gravité » et que « certains étudiants auraient obtenu leur diplôme sans suivre de cours ni passer d’examens ».
« Ces allégations sont totalement infondées », affirme le président de l’université, déplorant le manque de rigueur journalistique des médias ayant diffusé l’information « sans prendre la peine de vérifier auprès de l’administration concernée ni de la présidence de l’université ». Il y voit une tentative délibérée d’instrumentaliser l’établissement dans des règlements de comptes de nature étrangère au monde académique.
Le président rappelle que l’ENSAO, comme l’ensemble de l’université, respecte des normes rigoureuses dans le cadre de la mobilité internationale, spécialement à travers des conventions avec des institutions partenaires, notamment l’Université Sorbonne Paris Nord. Cette convention permet à certains étudiants ingénieurs marocains d’effectuer leur cinquième année de formation en France, après validation de leur parcours académique dans leur établissement d’origine.
‘’Une coopération académique encadrée par la loi’’
L’université insiste sur la légalité et la rigueur de ces échanges internationaux, qui sont validés par les instances académiques. Ces partenariats prévoient la reconnaissance réciproque des crédits et l’obtention d’un double diplôme, marocain et français, à condition de réussir les examens et de satisfaire aux exigences pédagogiques.
En réaction à une intervention du chef du groupe parlementaire du Parti de la Justice et du Développement (PJD), accusant le président de l’université de refuser de signer des diplômes d’étudiants ayant suivi ces programmes, la présidence répond que ces affirmations sont inexactes. Elle rappelle qu’elle est pleinement engagée dans le respect des six conventions signées depuis 2018 avec plusieurs établissements européens, dont l’Université de Franche-Comté, l’Université de Bretagne Occidentale et l’Université de Lorraine.
Le ministre de l’Enseignement supérieur a pour sa part, rappelle la mise au point, apporté son soutien à l’université lors de la séance parlementaire, affirmant clairement que la mobilité internationale est désormais un pilier fondamental de la formation et de la recherche, et qu’elle concerne toutes les ENSA du Royaume.
L’université défend ‘’sa crédibilité et se réserve un recours juridique’’
Le président de l’Université Mohammed Ier réaffirme son rejet catégorique des « insinuations malveillantes fondées sur de simples soupçons », et indique que ‘’ces attaques infondées portent atteinte à la crédibilité des programmes et des diplômes marocains’’ et ajoute que l’université et l’ENSAO ‘’se réservent le droit d’intenter une action en justice contre toute tentative de nuire à leur réputation’’.
Enfin, la présidence appelle les médias et le grand public à se référer uniquement à des sources officielles pour toute information concernant la vie universitaire. « La porte de la présidence reste ouverte à tous ceux qui souhaitent comprendre et s’informer avec sérieux », selon le communiqué.