Un Cas par Karim : Algérie 2022 comme en 2021, sous les signe de l’outrance (Vidéo)

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Le régime algérien, avec beaucoup d’acharnement et de zèle a transformé des institutions théoriquement vénérables comme l’armée, la présidence de la république et le Parlement en de piteuses pistes de cirque.

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Cas par Karim : Et c'est le ballon que l'on accuse de n'être gonflé que de  vent (Vidéo)

Nous ouvrons cette année 2022 comme nous avons fermé l’année 2021. Sur le Cas des dirigeants algériens qui n’ont permis ni basculement, ni inflexion. 

L’équipe dirigeante à Alger est une main militaire dans un gant civil de plus en plus ténu. Cette mixture improbable de dictature militaro-civile, ce mélange approximatif d’économie d’Etat et d’affairisme oligarchique, cette fusion pitoyable de propagande nord-coréenne et de nostalgie boumedienniene sont prises dans leur propre piège : un passé dramatiquement sublimé qui n’en finit pas de prendre le dessus sur un présent lamentablement compliqué.

Un présent où le régime algérien a construit son storytelling sur un rejet, mobilisateur espère-t-il, du Maroc, de l’étranger et des institutions internationales. Un Storytelling qui a pour objectif de masquer la corruption des généraux, camoufler l’incompétence des gouvernements, faire diversion sur les pénuries à répétition, détourner les regards de la répression des opposants, bref de tout ce qui met les nerfs de la population à rude épreuve.

Le régime algérien, avec beaucoup d’acharnement et de zèle a transformé des institutions théoriquement vénérables comme l’armée, la présidence de la république et le Parlement en de piteuses pistes de cirque. Un staccato effréné où se succèdent des tweets vengeurs, des insultes de bas étage, des règlements de comptes vils, des intrigues cousues de fil blanc , des conspirations farfelues et de complots qui n’existent que dans la tête de ceux qui les imaginent et bien-sûr dans le fil de l’Agence de presse officielle l’APS.  

L’APS précisément, qui, dans une hystérie inqualifiable, n’a rien trouvé de mieux que d’allumer la Banque mondiale. La Banque mondiale accusée de fomenter un complot visant à nuire à la stabilité de l’Algérie. Dans les papiers-dépêches anonymes de l’APS, l’institution financière internationale s’est transformée en « un outil de manipulation et de propagande ». D’après le régime algérien, le rapport de la Banque mondiale est, je cite, « sans aucune valeur, n’a rien de financier, et visiblement rédigé sur instigation de certaines parties connues pour leurs hostilités à l’Algérie « .

L’attaque contre la Banque mondiale, est non seulement une grossière et impardonnable erreur de communication, mais un brutal forfait morale conjuguée à une énorme faute de goût. Parler de cette prestigieuse institution d’une façon aussi vulgaire qu’imbécile est tout simplement une folie. Et Accuser le Maroc de manipuler un haut cadre de cette même institution pour qu’il rédige ce rapport est doublement pathétique et absurde…Même Franz Kafka n’aurait pu trouver plus kafkaïen. 

En Algérie, sans surprise, 2022 ressemble à s’y méprendre à 2021. Huile de table et pain introuvables, guéguerres intestines entre généraux grabataires, postures belliqueuses infondées contre le Maroc et le reste à l’avenant. Une Algérie en jachère et des dirigeants dans la surenchère. Des généraux et une presse à leur botte qui couvrent hystériquement d’injures tous ceux qui…Enfin tout ce qui s’appelle Maroc.

Que reste-t-il à dire à ces brodequins galonnés, sinon bonne et joyeuse année, tout de même ! Et rappelez-vous qu’il est parfois des moments où il faut savoir se retenir, et des sujets sur lesquels il faut savoir s’abstenir. L’outrance, antinomique de la mesure, ne débouche que sur les excès et les désordres en tous genres, qui, souvent conduisent à de catastrophiques dérapages et de mortelles sorties de route. 

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