Un Cas par Karim : Enseignement national, réformer ou dépérir (Vidéo)

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La décision du ministre l’Education nationale, Chakib Benmoussa va dans le bon sens. Il faut le marteler. N’en déplaise à la dictature de la bienpensance nonchalante et à la paresse intellectuelle de ceux qui défendent la cause et son contraire.

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Le cas d’aujourd’hui est celui des réformes au Maroc. On dirait que le pays est maudit. Dès qu’un ministre ou un responsable esquisse la moindre velléité de réforme, voilà qu’il est tout de suite cloué au pilori…voué aux gémonies…jeté à la vindicte démagogique par des cassandres, se proclamant porte-voix d’une opinion publique dont personne ne connait les exacts contours.

Dans leurs sillage, suivent un aéropage d’agitateurs en manque de causes, des pétitionnaires qui pétitionnent plus vite que leur stylos, de pseudo intellectuels, plus à la recherche de likes que de questionnements intelligents et des syndicalistes, plus préoccupés par la rente corporatiste que par l’intérêt général.

La décision prise par le ministre l’Education nationale, Chakib Benmoussa, de revoir les conditions de recrutement des enseignants va dans le bon sens. Il faut le dire. Il faut le répéter. Il faut le marteler. N’en déplaise à la dictature de la bienpensance nonchalante et n’en déplaise à la paresse intellectuelle de ceux qui défendent la cause et son contraire.

Pourquoi Chakib Benmoussa a raison de conditionner le recrutement des futurs quinze mille enseignants, en mettant une barrière de 30 ans pour celles ou ceux désireux de postuler à la carrière d’éducateur, de maître, de professeur. Et bien pour la simple raison qu’une carrière dans l’enseignement ne doit plus être un pneu de secours pour ceux qui n’ont pas réussi à 35 ou 40 ans à décrocher un emploi. L’enseignement ne doit plus être un fourre-tout pour ceux qui ont tout raté.

L’enseignement doit devenir une vocation, un premier choix. Celle ou celui qui est appelé à former les générations futures doit aimer son métier, doit le désirer et faire tout pour le décrocher, notamment avoir des mentions.

En quoi le fait de sélectionner nos enseignants est-il moins important que celui de choisir nos médecins, nos ingénieurs, nos militaires ? Qu’est-ce que le débat sur le droit à l’emploi vient faire dans une décision qui vise à sauver notre éducation ? A rehausser le niveau de nos cadres ? A donner à nos enfants la meilleure éducation qui soit ?

Je me rappelle, il y a quelques années déjà, que les détracteurs actuels de Chakib Benmoussa avaient des aïeux qui avaient auparavant refusé l’entrée de l’informatique dans l’enseignement, avaient crié avec les loups contre le programme Massar, une simple plateforme en ligne mettant en relation les enseignants, les élèves et les parents d’élèves.

Aujourd’hui, le Maroc semble touché par le syndrome français, celui d’un pays irréformable et dont les acquis sectoriels, même s’ils ne répondent ni aux besoins de la modernité ni à la logique économique et encore moins au simple bon sens, doivent être sauvegardés coûte que coûte.

Aujourd’hui, des voix montent ici et là pour demander au gouvernement de désavouer Chakib Benmoussa et de l’obliger à revenir sur sa décision. Si le gouvernement recule, s’il cède, nous aurions alors raté la dernière chance de réformer un enseignement enlisé depuis de longues années dans la médiocrité. 

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