COP 22 et après ?

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La richesse immatérielle du Maroc, dans l’un de ses aspects, c’est que notre histoire nous permet de voyager en première classe avec un billet économique

Que le Maroc accueille un évènement planétaire de la plus haute importance n’est ni anodin, ni accidentel. Notre position sur l’échiquier mondial n’est pas en rapport avec notre poids dans le commerce mondial. La richesse immatérielle, dans l’un de ses aspects, c’est que notre histoire nous permet de voyager en première classe avec un billet économique.

De l’avis de ceux qui y sont, l’organisation est au point. Ce n’est pas une surprise, durant le dernier quart de siècle, nous avons démontré notre capacité à organiser ce genre d’événements. Cette fois ci en laissant respirer Marrakech, au point que le matche Maroc Cote d’Ivoire y est prévu ce samedi.

Le Maroc est loué, non pas pour son organisation, mais pour son implication dans la lutte contre le réchauffement climatique. Et c’est cela la vraie information. Parce que les médias publics, les médias tout court, ont perdu en crédibilité, les citoyens n’apprécient plus à leurs vraies valeurs les choix opérés, les efforts fournis.

Corinne Lepage, ancien ministre française, écologiste déclare sur LCP : «  le Maroc est un pays exemplaire, en particulier pour les énergies renouvelables ». Elle cite bien sûr Ouarzazate.  Le concepteur de l’avion solaire dit, je le cite : «  le Roi Mohammed VI que Dieu l’assiste a initié des projets permettant au Maroc d’avoir en 2030 plus de la moitié de son énergie fournie par le solaire ». Je confirme, il a dit « que Dieu l’assiste ».
L’OCP est considérée comme l’acteur des industries chimiques des plus responsables dans le monde. Ce sont les spécialistes qui le disent. Le groupe s’est imposé les normes européennes les plus sévères, a fortement investi pour limiter ses émissions, mais ce n’est qu’une partie de ses engagements. Le groupe OCP a développé une gestion de l’eau qui lui permet de ne prélever que rarement sur les nappes phréatiques et un modèle de création d’énergie très économe et éloigné de l’utilisation d’énergies fossiles. Les actions citoyennes en faveur de l’économie verte ne sont qu’un appoint et non pas le cœur de son action pour la planète.

Nous avons droit à une overdose sur l’environnement, sur nos écrans, nos ondes, nos journaux, mais dans quinze jours, l’information passera à la trappe, parce que c’est moins vendeur que les péripéties d’un chanteur aux pratiques sexuelles un peu violentes.

Les médias, publics, en particulier, ont un vrai devoir, accompagner les engagements du Maroc, mettre en exergue les avancées, critiquer les points noirs et sensibiliser la population aux enjeux. Cela ne sert à rien de répéter comme un perroquet que l’avenir de la planète est en jeu, pendant quinze jours, et revenir aux faits divers après.

 

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