Mondial 2026 : le Maroc dans l’arène face au Brésil, le souvenir de 1998, le regard rétrospectif de Bassir

Mondial 2026 : le Maroc dans l’arène face au Brésil, le souvenir de 1998, le regard rétrospectif de Bassir

Le défenseur marocain n° 2, Achraf Hakimi (2e à gauche), célèbre avec ses coéquipiers après un but du Maroc lors du match amical international de football opposant le Maroc à la Norvège au Sports Illustrated Stadium de Harrison, dans le New Jersey, le 7 juin 2026. (Photo : ANGELA WEISS / AFP)

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Quid avec envoyés spéciaux de MAP

Face au Maroc, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva se contenterait d’une victoire par un demi à zéro. À quelques jours de son entrée en lice à la Coupe du monde 2026, la sélection marocaine affine sa préparation dans le New Jersey avant un premier rendez-vous de prestige face au Brésil. Entre ajustements tactiques, confiance affichée par les anciens internationaux, valorisation croissante du football marocain et déclarations venues du Brésil, les Lions de l’Atlas abordent cette compétition avec l’ambition de confirmer leur nouveau statut parmi les grandes nations du football mondial.

Des Lions de l’Atlas concentrés sur leur premier rendez-vous

La sélection nationale poursuit méthodiquement sa préparation en vue de son premier match du groupe C contre le Brésil, prévu le 13 juin au New York New Jersey Stadium. Sous la direction de Mohamed Ouahbi, les Lions de l’Atlas ont multiplié les séances techniques axées sur la circulation rapide du ballon, les transitions offensives et les automatismes collectifs.

L’ambiance observée au sein du groupe reflète un mélange de sérénité et de détermination. Les joueurs semblent pleinement mobilisés à l’approche d’un rendez-vous considéré comme l’un des plus importants du premier tour. Le staff technique s’attache à peaufiner les derniers réglages afin de permettre à l’équipe d’aborder cette confrontation dans les meilleures conditions.

Cette préparation reste toutefois marquée par quelques incertitudes physiques. Noussair Mazraoui, contraint de quitter prématurément la rencontre amicale face à la Norvège, poursuit son protocole de récupération. Abde Ezzalzouli, également touché lors de cette rencontre, n’a pas pris part aux dernières séances collectives. À l’inverse, la présence de Nayef Aguerd a constitué un signal rassurant pour l’encadrement technique. Le latéral gauche du PSV Eindhoven Anass Salah Eddine, a aussi manqué les derniers entraînements en raison d'une blessure.

Après le Brésil, le Maroc affrontera l’Écosse le 19 juin à Boston avant de conclure la phase de groupes contre Haïti le 24 juin à Atlanta. Trois rendez-vous qui détermineront les ambitions réelles des Lions de l’Atlas dans cette édition élargie du Mondial.

Le souvenir de 1998 et le regard confiant de Salaheddine Bassir

L’affiche Maroc-Brésil réveille naturellement des souvenirs dans la mémoire du football national. Vingt-huit ans après la confrontation du Mondial 1998 en France, plusieurs acteurs de cette génération historique observent avec attention l’évolution de la sélection marocaine.

Parmi eux figure Salaheddine Bassir, héros de la victoire marocaine contre l’Écosse lors de ce tournoi. L’ancien attaquant estime que les conditions sont aujourd’hui réunies pour permettre au Maroc de rivaliser avec la Seleção.

Selon lui, l’écart qui séparait autrefois les grandes puissances du football mondial des nations émergentes s’est considérablement réduit. Le classement FIFA illustre cette progression : le Maroc figure désormais parmi les meilleures sélections de la planète, juste derrière le Brésil.

Bassir considère que l’équipe actuelle bénéficie d’un équilibre rare entre jeunesse et expérience. De nombreux joueurs évoluent dans les plus grands championnats européens et possèdent désormais une solide expérience des compétitions internationales. Plusieurs cadres participent à leur deuxième, voire troisième Coupe du monde, ce qui renforce la maturité collective du groupe.

L’ancien international insiste néanmoins sur la nécessité d’aborder la rencontre avec une concentration maximale. Le Brésil demeure une référence mondiale malgré une phase de renouvellement de son effectif. La qualité individuelle de ses joueurs et sa tradition de victoire imposent une vigilance constante.

Pour Bassir, la qualification au second tour reste un objectif réaliste. Il juge que les Lions de l’Atlas disposent des ressources nécessaires pour franchir l’obstacle du premier tour malgré la présence d’adversaires de haut niveau.

Une puissance économique du football arabe

Au-delà des performances sportives, le Mondial 2026 met également en lumière le poids économique croissant du football. Avec une valeur marchande cumulée estimée à près de 17,5 milliards d’euros pour l’ensemble des sélections participantes, cette édition s’annonce comme la plus valorisée de l’histoire.

Dans ce paysage mondial extrêmement concurrentiel, le Maroc occupe une place remarquable. Avec une valeur marchande estimée à 488 millions d’euros, les Lions de l’Atlas constituent la sélection arabe la plus valorisée de la compétition et se classent au douzième rang mondial.

Cette progression reflète la montée en puissance du football marocain depuis plusieurs années. Elle repose sur la qualité de la formation, la présence de nombreux internationaux dans les grands clubs européens et la visibilité acquise grâce aux performances récentes de la sélection nationale.

Achraf Hakimi demeure la locomotive de cette valorisation avec une estimation de 80 millions d’euros. Derrière lui, plusieurs internationaux marocains figurent parmi les joueurs arabes les plus cotés du tournoi. Ayyoub Bouaddi, Ismaël Saibari, Abde Ezzalzouli, Brahim Diaz et Bilal El Khannouss témoignent de la richesse et de la profondeur du vivier marocain.

Cette réalité économique confirme que le Maroc n’est plus seulement une nation capable de réaliser des exploits ponctuels. Il s’impose désormais comme un acteur durable du football international, capable de produire, valoriser et exporter des talents de premier plan.

Le respect du Brésil et l’ambition du Maroc

L’importance de cette rencontre se mesure également à l’attention qu’elle suscite au Brésil. À trois jours du match, le président Luiz Inácio Lula da Silva a livré un pronostic teinté d’humour en affirmant qu’une victoire de la Seleção, même « par un demi à zéro », lui conviendrait parfaitement.

Derrière cette formule se cache une forme de prudence. Les Brésiliens savent que le Maroc n’est plus l’adversaire abordable d’autrefois. Le parcours exceptionnel des Lions de l’Atlas lors du Mondial 2022 au Qatar a profondément modifié la perception internationale de la sélection marocaine.

Le duel entre les deux équipes apparaît ainsi comme le choc majeur du groupe C. D’un côté, le Brésil poursuit son rêve d’une sixième étoile mondiale sous la direction de Carlo Ancelotti. De l’autre, le Maroc entend confirmer son installation durable parmi les meilleures nations du football mondial.

Quelle que soit l’issue de cette confrontation, les Lions de l’Atlas abordent cette Coupe du monde avec un statut inédit dans leur histoire. Ils ne sont plus considérés comme de simples outsiders, mais comme une équipe capable de rivaliser avec les plus grands. Cette reconnaissance constitue déjà une victoire. Le défi consiste désormais à la traduire sur le terrain et à écrire une nouvelle page du football marocain.

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