CAN 2025 et politique sportive : le Maroc consolide un modèle structuré porté par la Vision Royale

CAN 2025 et politique sportive : le Maroc consolide un modèle structuré porté par la Vision Royale

le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a dressé un bilan détaillé des réalisations sportives du Royaume

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Devant la Chambre des conseillers, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a dressé un bilan détaillé des réalisations sportives du Royaume, mettant en avant le succès de la CAN Maroc-2025 comme aboutissement d’une Vision Royale Stratégique et d’un long cycle d’investissements publics. Au-delà de l’événement continental, l’Exécutif revendique une transformation en profondeur du système sportif national, fondée sur l’intégration institutionnelle, l’élargissement de la pratique et le renforcement du sport scolaire et de proximité.

La CAN 2025, vitrine d’un projet sportif structurant

Le Chef du gouvernement a affirmé que la réussite de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations organisée par le Maroc s’inscrit dans la Vision Stratégique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et dans un processus continu d’investissements publics. Intervenant lors d’une séance plénière consacrée à la politique générale, Aziz Akhannouch a souligné que le sport est désormais au cœur du projet de développement global du Royaume. Selon lui, l’unanimité des responsables sportifs, des médias, des experts et des supporters autour de la qualité de l’organisation témoigne de ce succès, que ce soit en matière d’infrastructures, de fluidité du transport, de sécurité, de services, d’affluence ou de couverture médiatique.

Il a rappelé que le Souverain a qualifié cette réussite non comme un exploit national isolé, mais comme un succès pour l’ensemble du continent africain, offrant une image positive d’une Afrique capable d’organiser de grands événements sportifs dans un esprit de fraternité et d’appartenance commune. Face aux tentatives de dénigrement, le Roi a également insisté sur le fait que les desseins hostiles ne sauraient altérer la profondeur des liens unissant les peuples africains.

Le sport, levier de développement et de cohésion sociale

Aziz Akhannouch a souligné que le message principal porté par la CAN 2025 est celui d’un Maroc engagé à faire du sport un outil de développement, de rayonnement continental et de renforcement de la confiance dans les capacités africaines. Cette orientation s’inscrit dans la Haute Sollicitude Royale accordée au secteur sportif depuis l’accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Trône.

Cette vision repose, selon le Chef du gouvernement, sur une compréhension globale du rôle du sport dans la société. Le sport est présenté comme un facteur d’amélioration de la qualité de vie, un moyen de promotion de l’individu et un instrument de cohésion sociale. Il ne s’agit plus de considérer le sport uniquement à travers le prisme des compétitions ou des résultats ponctuels, mais de l’inscrire dans une approche stratégique intégrée au modèle de développement du Royaume.

Vers un système sportif intégré et structuré

Le Chef du gouvernement a indiqué que l’Exécutif s’est engagé dans un processus de réforme visant à dépasser la gestion fragmentée du sport au profit d’un système intégré reposant sur l’organisation, l’encadrement, l’élargissement de la base de pratiquants et l’amélioration de l’offre sportive. Cette transformation s’illustre notamment par l’évolution de la structure organisationnelle du sport national.

Le Maroc compte aujourd’hui 57 fédérations sportives nationales encadrant les disciplines, les compétitions, la formation et la représentation internationale. À cette architecture s’ajoutent 261 ligues régionales, traduisant une organisation territoriale élargie qui dépasse la centralisation historique du secteur.

Parallèlement, le tissu associatif sportif a connu une croissance significative. Le nombre d’associations est passé d’environ 4.745 en 2021 à plus de 7.000 en 2025, soit une progression de plus de 53 %. Ces structures regroupent aujourd’hui près de 500.000 adhérents, ce qui, selon Aziz Akhannouch, reflète l’ampleur de la pratique sportive tout en posant des exigences accrues en matière de gouvernance, de qualité d’encadrement et de professionnalisation.

L’investissement massif dans les infrastructures de proximité

Sur le plan des équipements, le Chef du gouvernement a indiqué que près de 2.500 infrastructures sportives et sociales ont été réhabilitées ou soutenues ces dernières années. Le réseau national comprend désormais plus de 1.050 terrains de proximité, 157 salles multisports et 717 centres socio-sportifs, en complément des équipements financés par les collectivités territoriales.

Il a insisté sur le fait que ces chiffres traduisent une orientation stratégique claire en faveur du sport de proximité. Le programme de création de 800 terrains dans les zones rurales et périurbaines entre 2021 et 2025 illustre cette volonté de garantir un accès équitable à la pratique sportive. Pour le gouvernement, cette politique vise à faire du sport un droit effectif, indépendamment du lieu de résidence ou du niveau de revenu.

Aziz Akhannouch a également souligné l’importance de connecter ces infrastructures aux écoles et aux associations locales afin de transformer les terrains de proximité en espaces d’éducation, de prévention et de construction du capital humain au niveau local.

Le sport scolaire, pilier de l’élargissement de la pratique

Le développement du sport scolaire constitue un axe central de cette stratégie. Le Chef du gouvernement a annoncé que le nombre de bénéficiaires des activités sportives scolaires a atteint 1,2 million en 2024, contre 240.800 élèves en 2021. Cette progression s’explique par la diversification de l’offre, passée de 20 disciplines en 2021 à 50 disciplines en 2024.

Il a souligné que cette évolution répond à un objectif d’équité spatiale et sociale, en faisant de l’école un espace central de la pratique sportive. Selon lui, des millions d’enfants, dans les zones urbaines comme rurales, bénéficient désormais d’un accès régulier au sport, en rupture avec les logiques de sélectivité territoriale ou sociale.

Le sport scolaire est ainsi présenté comme un levier d’égalité des chances et un facteur structurant de l’éducation globale. Cette dynamique nécessite toutefois un investissement continu dans les ressources humaines, la formation des encadrants et la coordination entre les acteurs institutionnels.

Une économie du sport en construction

Aziz Akhannouch a également mis en avant les retombées économiques potentielles de cette dynamique sportive. L’élargissement de la base de pratiquants, la modernisation des infrastructures et l’organisation de grandes manifestations créent des opportunités dans les domaines de l’encadrement, de la gestion, de la maintenance et des services.

Selon lui, cette évolution ouvre la voie à la structuration progressive d’une véritable économie du sport, susceptible de générer de la valeur ajoutée au profit des régions et de renforcer l’attractivité territoriale. L’objectif affiché est de transformer l’effort public en un moteur de développement durable, au-delà de la simple logique budgétaire.

Une vision de long terme portée par la continuité

À travers ces orientations, le Chef du gouvernement a réaffirmé que la politique sportive du Royaume s’inscrit dans une vision de long terme, portée par la continuité institutionnelle et la Vision Royale. Le succès de la CAN 2025 apparaît ainsi comme un jalon dans un processus plus large visant à ancrer durablement le sport dans les politiques publiques et dans le modèle de développement national.

Pour l’Exécutif, cette trajectoire repose sur la consolidation des acquis, la poursuite des réformes structurelles et l’élargissement de l’accès au sport à l’ensemble des citoyens, dans une logique de performance, d’inclusion et de rayonnement continental.

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