Hassan Tariq : la médiation institutionnelle au cœur du projet national de gouvernance

Hassan Tariq : la médiation institutionnelle au cœur du projet national de gouvernance

La médiation institutionnelle ne se limite pas au règlement des différends administratifs. Elle constitue une véritable philosophie de gouvernance fondée sur le dialogue, l'équité et le respect de la légalité, avec pour objectif de rétablir l'équilibre lorsque les rapports entre l'administration et les usagers sont rompus (Hassan Tariq)

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Le rôle de l'Institution du Médiateur dépasse le traitement des réclamations administratives pour s'inscrire dans un projet national visant à rapprocher l'administration des citoyens et à renforcer la confiance dans les institutions. C'est le message porté lundi à Rabat par le Médiateur du Royaume, Hassan Tariq, à l'ouverture de la session annuelle de formation des cadres de l'institution.

Une médiation au service de l'État social et de la confiance

Intervenant lors de cette rencontre organisée sous le thème « La formation, levier de l'école marocaine de la médiation », Hassan Tariq a souligné que la mission de l'Institution du Médiateur participe à un projet national intégré destiné à rendre l'administration plus attentive, plus juste et plus proche des citoyens. Cette orientation s'inscrit dans la vision royale qui érige la dignité du citoyen et la protection de ses droits dans les services publics en fondements de l'État social, de l'État de droit et du renforcement de la confiance institutionnelle.

Le Médiateur du Royaume a rappelé que la médiation institutionnelle ne se limite pas au règlement des différends administratifs. Elle constitue une véritable philosophie de gouvernance fondée sur le dialogue, l'équité et le respect de la légalité, avec pour objectif de rétablir l'équilibre lorsque les rapports entre l'administration et les usagers sont rompus.

Il a également relevé que cette session intervient dans un contexte favorable à la consolidation de la culture de la médiation, tout en coïncidant avec la célébration de la Journée nationale de la médiation des services publics, instituée par le Roi Mohammed VI et célébrée chaque 9 décembre. Cette initiative, a-t-il indiqué, illustre la place désormais occupée par la médiation dans l'architecture constitutionnelle du Royaume en tant que levier de bonne gouvernance et de rapprochement entre le citoyen et l'administration.

La formation comme levier d'expertise et de professionnalisation

Hassan Tariq a insisté sur le caractère stratégique de la formation continue, qu'il considère comme une condition indispensable à l'amélioration de la qualité professionnelle et à la transmission des méthodes de travail, des règles déontologiques et des bonnes pratiques aux nouvelles générations de responsables et de cadres.

Dans cette perspective, il a annoncé l'ambition de créer un Centre national de la médiation des services publics, conçu comme un pôle d'expertise, de recherche et de production scientifique. Cette future structure aura vocation à accueillir les chercheurs universitaires, accompagner les praticiens, développer les méthodes de travail, soutenir les réformes de l'administration publique et contribuer à la formation de nouvelles générations de cadres, de chercheurs et d'experts spécialisés dans la médiation institutionnelle.

Le Médiateur du Royaume a enfin souligné que l'avenir de la médiation reposera avant tout sur la qualité des compétences, l'innovation et l'engagement des femmes et des hommes qui la portent, plus encore que sur le seul cadre juridique. Défendre les droits des usagers des services publics et garantir l'équité administrative demeure, selon lui, la raison d'être de cette institution, rappelant que le service du citoyen constitue à la fois une mission nationale et un devoir éthique.

La session annuelle de formation, qui se poursuivra jusqu'au 17 juillet, comprend plusieurs ateliers consacrés notamment aux attributions constitutionnelles de l'Institution du Médiateur, aux procédures de réception et de traitement des plaintes, au suivi de la mise en œuvre des recommandations, aux techniques de rédaction des correspondances ainsi qu'aux missions des délégations régionales.

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