Le PAM affine son programme électoral à l’approche des législatives

Le PAM affine son programme électoral à l’approche des législatives

De G à D : La présidente du Conseil national, Najwa Koukous, la coordinatrice nationale de la direction collégiale, Fatima Ezzahra El Mansouri et le membre de la direction collégiale Mohamed Mehdi Bensaïd

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Entre deux explications sur la manière dont le PAM élabore son programme électoral, Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du parti, glisse que celui-ci ne sera conçu ni « dans un bureau à huis clos » ni confié à « des bureaux d’études ». À sa gauche, Mohamed Mehdi Bensaïd, autre membre de la direction collégiale, esquisse un sourire entendu. Il n’en faut pas davantage pour saisir le sous-entendu, si on ne l’avait pas déjà compris qu’entre le PAM et le RNI, la campagne électorale se fera sans cadeaux.

Fouzi Lekjaa (quatrième à partir de la droite) acte l’annonce de son adhésion au PAM

Réuni samedi à Salé pour la 32e session de son Conseil national, le Parti Authenticité et Modernité a consacré ses travaux à l’examen de son programme électoral et à la préparation des élections législatives prévues en septembre 2026. La rencontre a également été marquée par l’adhésion de nouveaux membres, dont, le plus remarquable, Fouzi Lekjaa promu, par la rumeur pour l’instant, à la chefferie du gouvernement, et le désormais ancien istiqlalien Ynja Khattat.

Une session tournée vers les élections

À quelques semaines du scrutin législatif, le PAM accélère ses préparatifs. La 32e session de son Conseil national a réuni plusieurs dirigeants, élus et responsables des structures partisanes autour des principales orientations du programme électoral.

La séance d’ouverture s’est déroulée sous le signe de la mobilisation générale des différentes composantes du PAM.

Dans son intervention, la coordinatrice nationale de la direction collégiale, Fatima Ezzahra El Mansouri, a souligné que cette étape organisationnelle s’inscrivait dans la continuité des préparatifs engagés en vue des prochaines échéances. Elle a salué le travail du bureau politique dans l’élaboration de propositions et la recherche de solutions destinées à renforcer l’action du parti.

Selon elle, le programme électoral soumis à la discussion repose sur les conclusions de rencontres organisées sur le terrain et sur l’écoute des attentes exprimées par les citoyens dans les différentes régions et provinces du Royaume. L’objectif affiché est de présenter des mesures pratiques, réalistes et adaptées aux défis économiques, sociaux et territoriaux.

Un processus de sélection fondé sur le consensus

Fatima Ezzahra El Mansouri a également évoqué les travaux de la Commission nationale des élections, chargée de superviser la présélection des candidats.

Elle a indiqué que le choix des profils s’était appuyé sur le débat, le dialogue et la recherche du consensus entre les différentes composantes du parti. La présentation des listes au Conseil national, considéré comme une instance décisionnelle, traduit, selon elle, la volonté de renforcer la gouvernance interne et la responsabilité politique.

La coordinatrice nationale a par ailleurs salué la mobilisation des organisations de jeunesse et de femmes. Ces structures ont accompagné les préparatifs électoraux et participé à l’animation de la dynamique organisationnelle du parti dans les différentes régions.

Pour le PAM, l’implication de ces organisations doit permettre d’élargir la participation interne, de renouveler les profils et de renforcer la présence du parti auprès des différentes catégories de la population.

Renforcer la confiance dans les institutions

La présidente du Conseil national, Najwa Koukous, a estimé que cette session se tenait dans un contexte politique particulier, marqué à la fois par l’évaluation du bilan de la onzième législature et par la préparation du prochain scrutin.

Elle a relevé que les transformations politiques, économiques et sociales imposaient aux partis de redoubler d’efforts pour répondre aux attentes des citoyens. Elle a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la confiance dans les institutions et de promouvoir une action politique davantage orientée vers les résultats.

Najwa Koukous a également mis en avant les réformes et les projets de développement engagés au Maroc depuis l’accession du roi Mohammed VI au Trône. Elle a estimé que ces chantiers avaient contribué à consolider la place du Royaume sur les scènes régionale et internationale.

Dix-sept réunions et 92 circonscriptions couvertes

Samir Goudar, membre du bureau politique et président de la Commission nationale des élections, a rappelé que cette structure avait été créée en septembre 2025 afin d’anticiper la préparation des législatives de 2026.

La commission est chargée de superviser la sélection des candidates et candidats sur la base du mérite, de la compétitivité et de leur implantation locale. Elle a adopté une démarche participative fondée sur la proximité, l’écoute et les déplacements dans les différentes régions.

Depuis le lancement de ses travaux en mars 2026, elle a tenu 17 réunions officielles, auxquelles se sont ajoutées plusieurs rencontres consacrées à l’examen et à la validation des candidatures.

Ces travaux ont permis de couvrir 92 circonscriptions électorales. Selon Samir Goudar, les échanges ont abouti à des consensus entre les différentes composantes du parti, renforçant ainsi la préparation du PAM pour les prochaines échéances législatives.

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