Politique
SMIG à 5.000 dirhams : Fouzi Lekjaa entre accord et critique
Fouzi Lekjaa, habitué de foules de stades, s’essayant à celle des meetings politiques, ici à Dakhla
Fouzi Lekjaa s’est prononcé lors du meeting du PAM à Dakhla qui a rassemblé selon les organisateurs 17.000 personnes, en faveur d’un relèvement du salaire minimum à 5.000 dirhams, une revendication désormais au cœur de la campagne électorale. Mais le responsable du PAM a assorti cette position d’une critique des promesses passées et du financement des politiques sociales.
Un accord sur le principe
« Nous sommes tous d’accord pour porter le salaire minimum à 5.000 dirhams », a déclaré Fouzi Lekjaa à Dakhla, prenant ainsi position sur l’un des thèmes qui animent actuellement le débat électoral.
Sa déclaration intervient au lendemain d’un rassemblement politique organisé à Jorf El Melha, au cours duquel le Rassemblement national des indépendants (RNI) s’était engagé à faire passer le SMIG de son niveau actuel de 3.400 dirhams à 5.000 dirhams.
Des promesses passées mises en cause
Tout en rejoignant cette proposition, Fouzi Lekjaa a replacé son intervention dans un registre critique. Il a notamment interrogé le sort des engagements électoraux précédents qui, selon lui, n’ont pas été concrétisés.
Il a également soulevé la question du financement des mesures sociales déjà engagées et s’est interrogé sur l’utilisation des 130 milliards de dirhams destinés à la lutte contre les disparités sociales et territoriales, une enveloppe approuvée par l’actuel gouvernement.
Face à ce bilan, le responsable du PAM a mis en avant les engagements de son parti, affirmant sa volonté de répondre à plusieurs problématiques à caractère social.