Deux facettes d’une même politique : Un policier promu, deux autres poursuivis

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Abdellatif Hammouchi, directeur général de la DGSN/DGST

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La Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a déféré, samedi, devant le parquet près de la Cour d'appel de Casablanca, deux fonctionnaires de police, de grades d'officier principal et d'officier, impliqué dans une présumée affaire de falsification et usage de documents officiels, de vol et d'atteinte à l'inviolabilité du domicile. A Agadir, un brigadier de police qui a été victime d'une agression physique grave à l'aide de l'arme blanche lors de l'exercice de ses fonctions, a bénéficié d’une promotion exceptionnelle. Deux facettes d’une même politique qui s’esquisse au sein de la DGSN : Sanctionner les agents contrevenants et promouvoir ceux qui, dans l’exercice de leurs fonctions, se sont distingués par un acte méritoire.

A Casablanca, la BNPJ avait placé les deux suspects, relevant de la préfecture de police de Casablanca,  en garde à vue sur décision du parquet compétent, après avoir été suspectés de falsification de documents officiels en incluant de fausses informations dans des procès juridiques réalisés dans le cadre d'une affaire de trafic de drogue et de psychotropes, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué, ajoutant que les deux fonctionnaires de police sont poursuivis également pour vol d'une somme d'argent d'un domicile perquisitionné par les deux policiers sans respect des formalités et garanties prévues par la loi.

Parallèlement à l'enquête judiciaire supervisée par le parquet compétent, la DGSN a décidé de suspendre de leurs fonctions les deux policiers en question, en attendant l'issue de la procédure judiciaire en cours, conclut le communiqué.

Le tribunal de première instance pénal de Casablanca a accordé samedi la liberté provisoire à des détenus suite à la contestation du procès-verbal établi dans leur affaire.

Après leur interrogatoire par la brigade nationale de la police judiciaire, en présence de leur défense et dans le respect des procédures juridiques exigées dans le cas de l’officier de la police judiciaire, les personnes concernées ont été déférées devant le juge d’instruction conformément à la loi pour détournement présumé de fonds privés mis à la disposition d’un fonctionnaire public dans le cadre de sa fonction, perpétration d’un acte abusif portant atteinte aux libertés individuelles et falsification d’un document officiel (procès-verbal), ajoute la même source.

Suite à ces développements « et partant de ses obligations constitutionnelles et juridiques en matière de protection des droits et des libertés, notamment de la présomption d'innocence, et pour garantir la justice, le parquet a présenté au tribunal de première instance pénal de Casablanca un réquisitoire écrit pour la libération des personnes détenues [sur la foi des PV des policiers inculpés] en invoquant l'éventualité qu’elles n’ont pas commis les faits qui leur sont reprochés, d’autant plus que le procès-verbal précité a été contesté pour falsification.

Les juges du tribunal de première instance pénal de Casablanca ont tenu samedi une audience extraordinaire au cours de laquelle ils ont décidé d’accorder la liberté provisoire aux personnes concernées, dans l’attente de la poursuite des procédures liées à leur procès, conclut la même source.

Pour les faits d’Agadir, le Directeur général de la sûreté nationale, Abdellatif Hammouchi, a décidé, dimanche, d'accorder une promotion exceptionnelle au brigadier de police exerçant à la préfecture de police d'Agadir, qui avait été victime d'une agression physique grave à l'aide de l'arme blanche lors de l'exercice de ses fonctions à l'un des ronds-points de la ville d'Agadir.

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) indique dans un communiqué que M. Hammouchi a chargé la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales des fonctionnaires de la sûreté nationale et les services de la Préfecture de police d'Agadir de prendre en charge tous les frais des soins médicaux et d'hospitalisation du policier victime de l'agression, ainsi que d'assurer tous les moyens matériels que nécessite son accompagnement médical et social.

Le fonctionnaire de police, avait été grièvement blessé, samedi soir, par un individu qui l'a surpris par derrière et lui a asséné de sévères coups à l'aide d'un objet contendant en fer au niveau du dos et de la cuisse, avant qu'il ne soit transféré à l'hôpital pour recevoir les soins nécessaires, rappelle le communiqué, précisant que les recherches intensives ont permis d'interpeller le suspect et de le soumettre à une enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compètent.