Au bout de la nuit, la délivrance – Par Hassan Zakariaa

Au bout de la nuit, la délivrance – Par Hassan Zakariaa

Les Lions de l'Atlas célèbrent la victoire du Maroc contre le Nigeria en demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) et la qualification pour la finale au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, le 14 janvier 2026. (Photo : FRANCK FIFE / AFP)

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Par Hassan Zakariaa

 

Porté par son public et par une solidité mentale à toute épreuve, le Maroc a décroché mercredi soir à Rabat son billet pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 après la terrible épreuve des pénaltys (4-2), au cours de laquelle Bounou a répondu  présent, venant à bout du Nigeria. Un succès arraché au terme d’un parcours maîtrisé, exigeant et riche en enseignements, qui place les Lions de l’Atlas à une marche d’un deuxième sacre continental, cinquante ans après celui de 1976.

Un parcours construit sur la constance

Dès l’entame de la CAN-2025, le Maroc a affiché une ambition claire: aller loin sans jamais renier l’équilibre collectif. Placés dans un groupe relevé, les Lions de l’Atlas ont assuré l’essentiel avec autorité, combinant rigueur défensive, maîtrise du tempo et efficacité mesurée. Sans toujours briller, la sélection nationale a su engranger les points nécessaires pour se qualifier en tête, confirmant une maturité acquise au fil des grandes compétitions internationales.

En phase à élimination directe, le Maroc a progressivement haussé son niveau d’exigence. Chaque match est devenu un test de caractère, où la discipline tactique et la gestion des temps faibles ont pris le pas sur le jeu spectaculaire. Une approche pragmatique, assumée par le staff technique, qui a permis aux Lions de franchir les obstacles sans se découvrir.

Une demi-finale sous haute tension

Face au Nigeria en demi-finale, mercredi à Rabat, le Maroc s’attendait à un duel de haute intensité. Les Super Eagles, triples champions d’Afrique, ont imposé un combat physique et tactique qui a longtemps neutralisé les velléités offensives marocaines. Malgré une domination territoriale par séquences et plusieurs situations dangereuses, les Lions n’ont pas trouvé la faille durant le temps réglementaire.

Les prolongations n’ont pas davantage permis de départager les deux équipes. Dans un stade en fusion, la qualification s’est finalement jouée lors de la séance des tirs au but. Plus sereins, plus précis, les Marocains se sont imposés 4 tirs à 2, faisant exploser de joie les tribunes et scellant une qualification historique pour une deuxième finale de CAN.

La force mentale comme signature

Au-delà du score, cette demi-finale a mis en lumière l’une des grandes forces du Maroc dans ce tournoi : la solidité mentale. Capables de rester concentrés pendant 120 minutes, de gérer la pression d’un match couperet et de répondre présent dans l’épreuve des tirs au but, les Lions ont démontré une maturité collective rare à ce niveau.

Cette force intérieure s’est construite tout au long de la compétition, match après match, dans la difficulté comme dans la maîtrise. Elle constitue aujourd’hui l’un des atouts majeurs du Maroc à l’approche de la finale.

Un dernier défi face au Sénégal

Dimanche, le Maroc affrontera le Sénégal en finale. Les Lions de la Teranga se sont qualifiés en battant l’Égypte 1-0 à Tanger grâce à un but de Sadio Mané. Ce choc promet une affiche de très haut niveau entre deux sélections solides, expérimentées et animées par la même ambition.

Pour le Maroc, l’enjeu est immense: transformer un parcours abouti en consécration continentale, devant son public, et inscrire une nouvelle page dorée dans l’histoire du football national. Le rêve est à portée de main, mais il reste un dernier combat à livrer.

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