Avant le Brésil, les Lions peaufinent leurs réglages dans un New Jersey acquis à leur cause

Avant le Brésil, les Lions peaufinent leurs réglages dans un New Jersey acquis à leur cause

Pendant une bonne partie de la première période, les Marocains ont contrôlé les débats grâce à leur qualité technique et à leur vitesse d’exécution (Photo MAP)

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À J-5 de leur entrée en lice en Coupe du monde 2026 face au Brésil, les Lions de l’Atlas ont conclu leur préparation par un match nul face à la Norvège (1-1) au Sports Illustrated Stadium du New Jersey. Entre enseignements sportifs, préoccupations liées à l’état physique de certains joueurs et soutien massif des supporters marocains, cette dernière répétition générale a permis de mesurer le degré de préparation de la sélection nationale avant son rendez-vous mondial.

Le New Jersey s’est déjà transformé en territoire rouge et vert. À Harrison, Newark et dans plusieurs villes voisines, des milliers de supporters marocains venus de tout le continent nord-américain accompagnent les Lions de l’Atlas (Photo MAP)

Un match de préparation riche en enseignements

Face à une Norvège alignant l’essentiel de ses joueurs, le Maroc a livré une prestation globalement convaincante malgré un résultat nul qui laisse quelques regrets. Pour cette ultime rencontre amicale avant le Mondial, Mohamed Ouahbi avait misé sur une défense articulée autour d’Issa Diop et Chadi Riad, avec Achraf Hakimi et Noussair Mazraoui sur les côtés. Au milieu, Bouaddi, El Aynaoui et Ounahi étaient chargés d’assurer l’équilibre du jeu, tandis que Saibari évoluait en faux numéro neuf, soutenu par Brahim Diaz et Abde Ezzalzouli.

Les Lions de l’Atlas ont rapidement imposé leur rythme. Dès les premières minutes, Brahim Diaz et Ezzalzouli ont multiplié les initiatives offensives, mettant en difficulté une défense norvégienne surprise par l’intensité marocaine. Cette domination s’est concrétisée dès la 7e minute lorsque Diaz a conclu une action collective par une frappe placée dans la surface pour ouvrir le score.

Pendant une bonne partie de la première période, les Marocains ont contrôlé les débats grâce à leur qualité technique et à leur vitesse d’exécution. Les Norvégiens, malgré la présence d’Erling Haaland et de plusieurs joueurs évoluant dans les grands championnats européens, ont eu du mal à trouver des espaces face à une équipe marocaine disciplinée et bien organisée.

Une égalisation norvégienne qui prive le Maroc de la victoire

Après une première période maîtrisée, le Maroc a poursuivi sur le même tempo au retour des vestiaires. Dès les premières minutes, Yassine Bounou a toutefois dû intervenir avec autorité pour préserver l’avantage de son équipe face à Schjelderup. Quelques instants plus tard, Brahim Diaz a encore fait parler sa technique avant de déclencher une frappe puissante repoussée difficilement par Nyland. El Aynaoui a suivi l’action sans parvenir à cadrer sa tentative.

Au fil de la seconde période, les deux sélectionneurs ont procédé à de nombreux changements. Mohamed Ouahbi a notamment lancé El Khannouss, El Kaabi, El Ouahdi, El Mourabet, Amaimouni, Halhal et Saadane afin d’élargir la revue d’effectif avant le début du tournoi. Ces remaniements ont progressivement réduit l’intensité du match et modifié les équilibres collectifs.

La Norvège a finalement trouvé l’ouverture à la 75e minute. À la suite d’une action construite sur le côté, Martin Ødegaard a été servi dans la surface et a conclu d’un plat du pied précis pour ramener les deux équipes à égalité. Malgré quelques tentatives de part et d’autre en fin de rencontre, le score n’a plus évolué. Le Maroc termine donc sa campagne de préparation sur un partage des points qui reflète l’équilibre global observé sur le terrain.

Mohamed Ouahbi satisfait mais conscient du travail restant

À l’issue de la rencontre, Mohamed Ouahbi a expliqué que le choix de la Norvège répondait à une logique précise. Selon lui, affronter une équipe dotée de qualités physiques et techniques reconnues constituait un test pertinent à quelques jours du début de la Coupe du monde.

Le sélectionneur national s’est déclaré globalement satisfait du comportement de ses joueurs tout en reconnaissant qu’une victoire aurait constitué une conclusion idéale à cette phase de préparation. Il a estimé que ce type de confrontation permet d’identifier les ajustements nécessaires avant le premier rendez-vous mondial.

Le technicien marocain a également insisté sur les enseignements tirés de cette opposition, notamment dans les phases de transition et dans la gestion des moments de pression face à une sélection habituée au haut niveau international. Selon lui, le staff dispose désormais d’une vision plus précise des points à renforcer avant l’affrontement contre le Brésil.

Une attention particulière reste portée à l’état physique de plusieurs joueurs. Ezzalzouli et Mazraoui ont quitté le terrain avant la fin de la rencontre et doivent passer des examens complémentaires afin de déterminer la nature exacte de leurs blessures. Quant à Nayef Aguerd, son processus de rétablissement se poursuit normalement. Le staff privilégie une récupération complète plutôt qu’un retour précipité à la compétition.

Le Brésil en ligne de mire, porté par une marée rouge

L’entrée en lice du Maroc dans le groupe C est désormais imminente. Le 13 juin, les Lions de l’Atlas défieront le Brésil avant d’affronter l’Écosse puis Haïti. Une première rencontre particulièrement attendue, tant par les observateurs que par les supporters.

À Brasilia, le président de la Confédération brésilienne de football, Samir Xaud, a salué la progression du football marocain et la qualité du projet développé ces dernières années. Il a décrit le Maroc comme une sélection respectée sur la scène internationale et s’est dit honoré d’ouvrir la compétition face à une équipe qui a marqué les esprits lors de ses dernières participations aux grandes compétitions.

Dans le même temps, le New Jersey s’est déjà transformé en territoire rouge et vert. À Harrison, Newark et dans plusieurs villes voisines, des milliers de supporters marocains venus de tout le continent nord-américain accompagnent les nationaux. Le match face à la Norvège a donné un aperçu de cette mobilisation exceptionnelle. Drapeaux, chants et rassemblements spontanés ont créé une ambiance rappelant les grandes soirées vécues par les Lions de l’Atlas.

Cette présence massive de la diaspora constitue un atout supplémentaire pour la sélection nationale. À plusieurs milliers de kilomètres du Royaume, les Lions évolueront dans une atmosphère proche d’un match à domicile. Un soutien qui pourrait peser au moment d’aborder l’un des défis les plus exigeants de leur histoire récente : affronter le Brésil pour lancer leur campagne mondiale.  (Quid avec MAP)

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