CAF : Motsepe défend sa gouvernance et rejette les accusations de corruption

CAF : Motsepe défend sa gouvernance et rejette les accusations de corruption

Patrice Motsepe, président de la CAF, jeudi 9 avril au Complexe Mohammed VI de Maâmora, avec à sa droite de Fouzi Lekjaa, président de la FRMF, et à sa gauche, le secrétaire général par intérim de la CAF Samson Adamu

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En visite au Maroc, Patrice Motsepe a profité d’une conférence de presse à Salé pour réaffirmer les priorités de la Confédération africaine de football. Entre consolidation financière, montée en qualité des compétitions et défense de la crédibilité institutionnelle, le dirigeant sud-africain a également répondu aux controverses liées à la CAN 2025, tout en projetant l’avenir du football africain vers davantage de performance et de stabilité.

Une ambition continentale fondée sur la solidité financière

Au Complexe Mohammed VI de football, Patrice Motsepe a insisté sur la dynamique collective qui anime les fédérations africaines. Selon lui, les progrès enregistrés ces dernières années reposent sur une meilleure gestion financière et une mobilisation accrue des acteurs du football sur le continent. Cette évolution, qu’il qualifie de structurante, permet à la CAF de renforcer ses compétitions et d’accompagner l’émergence de nouveaux talents.

Le président de l’instance faîtière a souligné que cette stabilité financière constitue désormais un socle indispensable pour hisser le football africain à un niveau plus compétitif sur la scène internationale. Elle ouvre également la voie à des investissements plus importants dans les infrastructures et les programmes de formation.

Le Maroc, modèle d’organisation et de performance

Revenant sur la dernière Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc, Motsepe a salué une édition qu’il considère comme la plus réussie de l’histoire. Il a mis en avant la qualité des infrastructures, l’efficacité logistique, les conditions de sécurité et l’accueil réservé aux délégations, autant d’éléments qui, selon lui, ont établi un nouveau standard pour les compétitions africaines.

Le responsable sud-africain a invité les autres pays du continent à s’inspirer de cette expérience, tout en mettant en lumière le rôle moteur de la Fédération royale marocaine de football dans le développement du jeu à l’échelle africaine.

Une parole mesurée face aux tensions post-CAN

Interrogé sur les tensions ayant suivi la finale de la CAN 2025, Patrice Motsepe a adopté un ton prudent. Après avoir visité  le Sénégal avant d’atterrir au Maroc, il a tenu à maintenir une position équilibrée, rappelant les exigences de réserve liées à ses fonctions.

Face aux accusations de corruption formulées par les autorités sénégalaises, il a fermement rejeté toute irrégularité, qualifiant ces allégations de dénuées de fondement. Il a toutefois assuré que toute démarche judiciaire serait accueillie avec transparence, affirmant que la CAF n’a rien à dissimuler.

Le litige, né de la décision du jury d’appel de déclarer le Sénégal forfait en finale et d’attribuer la victoire au Maroc sur tapis vert, reste désormais entre les mains du Tribunal arbitral du sport. Motsepe a indiqué que l’instance respectera pleinement la décision à venir.

Respect des institutions et gestion des incidents

Le président de la CAF a également évoqué les incidents ayant émaillé la finale, marquée par des tensions sur le terrain et dans les tribunes. Il a exprimé son respect pour la souveraineté judiciaire du Maroc concernant les poursuites engagées contre certains supporters sénégalais impliqués dans des actes de hooliganisme.

Cette séquence, qui a vu la rencontre basculer dans la confusion après une décision arbitrale controversée, reste emblématique des défis auxquels le football africain doit encore faire face en matière de discipline et de gestion des compétitions.

Cap sur la CAN 2027 et la montée en compétence des arbitres

Au-delà de ces controverses, Patrice Motsepe a voulu se projeter vers l’avenir. Il a assuré que la CAF accompagnera étroitement le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie dans l’organisation de la CAN 2027, avec l’objectif de garantir un événement à la hauteur des attentes.

Il a également mis en avant les progrès réalisés dans le domaine de l’arbitrage, grâce à un partenariat renforcé avec la FIFA. Cette coopération vise à élever le niveau des arbitres africains et à améliorer la qualité des décisions sur le terrain.

Enfin, il a plaidé pour une évolution continue des règlements afin d’adapter le football africain aux exigences contemporaines, soulignant que la crédibilité des compétitions repose autant sur la performance sportive que sur la rigueur des institutions.

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